octobre 2014 Archive

Et si le fransais n’étais pas si importent… - Mercredi, octobre 29th, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Et si le fransais n’étais pas si importent…

scholarprep

Ainsi, Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, met fin aux rumeurs et précise que l’épreuve uniforme de français au cégep sera maintenue et conservée telle qu’elle est…

Par cette déclaration faite mardi le 28 octobre 2014 à Québec, le ministre met fin aux spéculations de ses détracteurs qui l’accusaient de vouloir abolir cet examen ou d’en abaisser les critères pour permettre à un plus grand nombre d’étudiants de le réussir.
Le français se fragilise au Québec et nos jeunes se doivent de maîtriser cette langue riche et rigoureuse.

Nous pouvons lancer la pierre aux messages textes, à la mondialisation, à nos auteurs et à certains de nos professeurs du primaire et du secondaire….reste que le français est l’affaire de toutes nos institutions, nos parents, nos gouvernements, nos employeurs…et nos publicitaires !

Certains d’entre-vous s’amuseront certainement à chercher certaines erreurs grammaticales dans les prochaines lignes…mon antidote, n’est pas un logiciel à toute épreuve ;) !

Je n’ai pas la prétention d’avoir un français impeccable, mais à titre de propriétaire d’agence, j’accorde une importance aussi importante à la rédaction qu’à la qualité des stratégies et des productions graphiques de l’agence. Nous devons dénoncer la publicité qui comporte des fautes de français car c’est un manque de rigueur et de respect pour les clients et les consommateurs.

Un peu d’histoire…

Mon père aujourd’hui retraité d’une brillante carrière de plus de 25 ans comme professeur d’histoire au secondaire se plaignait au cours des dernières années de la qualité du français et du manque d’intérêt de ses étudiants en provenance des quatre coins de la planète pour l’histoire du Québec. Souvent ces jeunes peinaient déjà à se souvenir des moments marquants de l’histoire des guerres et des révolutions qui leur ont fait quitter leur pays d’origine…pendant que le programme de l’éducation voulait leur faire retenir les moments importants de notre révolution tranquille…

L’histoire comme la littérature française sont des disciplines pour plusieurs en voie d’extinction. Permettez moi de vous faire un petit historique de notre français québécois…

Nos ancêtres, les premiers colons, qui venaient de Lorraine, Bretagne, Normandie, et autres coins de France, ne partageaient pas tous le même français et ils adaptèrent leurs langues et dialectes pour se comprendre entre eux dans chacune des régions colonisées. En effet, à cette époque, la langue française n’était pas encore normalisée à la grandeur de la France et encore moins dans notre belle province.

À titre comparatif, certains s’amusent aujourd’hui des expressions du Lac Saint-Jean ou des communautés acadiennes…il serait d’ailleurs intéressant de recenser l’étymologie de certaines de ces expressions si charmantes. Gageons qu’elles sont le fruit des conséquences du temps, de communautés isolées pendant tant de générations, d’adaptation du français européen pour répondre aux besoins des gens de ce pays enneigé, de domination anglaise et de pauvreté paysanne.

Il suffit de commander un café en France pour que les français démasquent nos origines québécoises même en calquant leur accent. Les Français de France nous reconnaissent, à notre parler, comme les témoins vivants d’une langue qui ne se parle plus en Europe, c’est bien parce que l’histoire et la géographie nous ont permis de conserver certaines tournures, mots et musicalité qu’ils ne peuvent que reconnaître.

Certains se rappelleront peut-être que lorsque la jeune Acadienne Caroline Savoie fut concurrente à The Voice en France, chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, la chaîne française TF1 sous-titrait ses paroles. Comme si elle parlait une langue étrangère.

Pourtant, il suffit de lire les œuvres de Honoré Beaugrand (non, non, pas la station de métro !), de Gaston Miron, de Gabrielle Roy et Larry Tremblay ou d’écouter certaines œuvres de Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Daniel Bélanger et tant d’autres pour se rassurer que notre langue d’ici est très riche et très belle.

Mieux enseigner le français

J’ai eu le privilège d’avoir un professeur en quatrième année du primaire qui a eu un rôle important dans la maîtrise de mon français et a favorisé ma curiosité et mon intérêt pour la lecture. À titre de propriétaire d’une agence dans le marché jeunesse, j’ai l’opportunité de visiter des dizaines et dizaines d’écoles par année et je dois admettre, en dépit du grand respect que j’ai pour la profession, que les professeurs encourageant les lectures soutenues, qui parlent et écrivent un français impeccable ne sont pas légion aujourd’hui dans toutes les écoles du Québec. Nous ne l’enseignons malheureusement plus toujours aussi bien, longtemps et intensément qu’aux temps des religieuses avec «le Grevisse» !

Le rapport Demers démontre que 15% des étudiants au collégial ne réussiraient pas les examens de français au collégial. Ce sont ces étudiants qui gèreront vos institutions, vos campagnes de publicité, enseigneront à vos enfants. Plusieurs boomers se feront un plaisir de dénoncer immanquablement que la qualité de la langue française écrite et parlée par les nouveaux étudiants se serait détériorée atrocement !

Au risque de me faire plusieurs détracteurs parmi mes plus jeunes lecteurs, je juges qu’il est impératif qu’un étudiant collégial se prépare à ces examens et maîtrise adéquatement la langue française. Je dois convenir qu’il peut y avoir certaines formes d’accommodements pour les jeunes qui présentent des troubles sévères d’apprentissage comme une dyslexie importante pour ne pas hypothéquer leurs chances de contribuer à la société, mais nous parlons ici d’un groupe très restreint.

Pour le commun des étudiants, nous devons consacrer des ressources supplémentaires afin de mieux enseigner le français, avant de consacrer plus de ressources pour enseigner une deuxième ou une troisième langue, même si j’en reconnais le bénéfice dans une époque d’ouverture sur le monde. Nous devons encourager la lecture comme un loisir stimulant et non pas comme une corvée.

Aux écoles de design, de web et d’administration, svp, enseignez aux futurs créatifs que les mots transportent les concepts, que les phrases transportent les idées, que la syntaxe et la grammaire permettent de clarifier, préciser et nuancer. La langue n’est pas seulement un outil de communication. Elle est aussi un outil essentiel à la pensée, au raisonnement, au développement des idées.

Aux employeurs, aux CEO, svp, assurez-vous que votre direction marketing ne confiera pas vos communications en français à Google translate ou à un traducteur dont vous doutez de la qualité du français. Assurez-vous de ne pas chercher à faire des économies sur la rédaction, sur la révision et sur la rigueur du contenu de vos documents.

Aux parents, svp, demandez au père Noël de déposer un livre sous l’arbre de vos enfants. Visitez un libraire avec votre enfant. Visitez une bibliothèque avec vos jeunes. Donnez leur le goût de lire !

Au Ministre Bolduc, svp, je vous implore de ne pas niveler par le bas. Bien sûr, nous devrons patienter plus longtemps pour profiter de l’immense talent de certains étudiants, mais leur rôle et leur apport sera encore plus significatif lorsqu’ils intègreront nos agences, nos commerces et nos entreprises.

Un bon français habille très bien un panneau d’affichage et une page de magazine, nous transporte à travers un 30 secondes intelligent à la radio et peut très bien vivre à travers 140 caractères. D’ailleurs, vous connaissez la twittérature ?

Notre maîtrise au Québec de la langue de Molière légitimera encore davantage notre créativité, notre unicité et notre importance dans cet univers publicitaire mondialisé.

Redbull se brûle les ailes… - Jeudi, octobre 9th, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Redbull se brûle les ailes…

Aucun publicitaire ne peut demeurer insensible aux coups fumants de marketing du leader mondial de la boisson énergétique Redbull. Quelle agence peut se targuer d’avoir un client qui possède deux écuries de Formule 1, six clubs de football, une équipe de hockey sur glace, une équipe de moto-cross, des partenariats avec 500 athlètes et qui réalise quelques 600 manifestations sportives ? En dépit des critiques nutritionnelles et pour la santé des consommateurs, la majorité des agences fantasment secrètement de compter ce prestigieux partenaire dans son portefeuille de clients.

Malheureusement, une initiative d’une équipe de promotion inexpérimentée ou une directive malhabile de la direction de Redbull vient porter ombrage aux stratégies soigneusement ficelées de cette multinationale.

Virus1334, une agence spécialisée dans le marché jeunesse décide d’en faire l’objet d’un billet, se doutant bien qu’il devra faire une croix sur l’idée de collaborer un jour avec l’une des multinationales les plus adulées des jeunes…

Le numéro un des boissons énergisantes à la une…

Dimanche soir, en sirotant un verre de bon vin rouge, je feuillette l’édition de ma version papier du Journal de Montréal…et oui, un journal papier existe encore ! Je reste abasourdi en consultant la une du journal, une entreprise d’exception en marketing à l’échelle mondiale s’aventure en amateur dans une stratégie de séduction des jeunes au Québec dans une cour d’école !!!

journal de Montréal 5oct14

Quelle déception de lire qu’un véhicule de RedBull s’était garé dans le stationnement de la polyvalente Chanoine-Armand-Racicot de St-Jean-sur-Richelieu, pour distribuer gratuitement et sans autorisation ses boissons caféinées aux élèves ! Heureusement, Il a été expulsé des lieux par les employés de l’école en quelques minutes.

Ma gorgée de vin passée de travers, je me suis demandé comment en 2014 des entreprises peuvent consciemment ou inconsciemment s’aventurer dans ce terrain de jeu où de nombreuses entreprises ont été pointées du doigt.

Je n’ai pas besoin de rappeler les cas très médiatisés des dernières années où des clients ou des agences de publicités qui n’avaient pas fait tous leurs devoirs se sont fait sermonnées sur la place publique affectant sérieusement leur image publique.

Nous pouvons toujours excuser les agences et les clients dont le siège social est établi dans une autre province car la réglementation sur la publicité chez les moins de 13 ans est une politique propre à notre belle province et pratiquement unique à travers le monde. Le public québécois devenant de moins en moins exigeant ou sensible aux campagnes produites ici semble-t’il… (sic)… a motivé les entreprises à centraliser leurs activités à travers des agences nationales, américaines et parfois même étrangères !

Certain diront que certaines polyvalentes sont constituées de 13 ans et plus essentiellement, vous avez raison, mais n’en demeure pas moins que les écoles primaires et secondaires ne sont pas un endroit pour faire de la publicité ou de l’événementiel pour un produit de consommation. C’est un lieu d’enseignement, d’apprentissage et un lieu pour développer l’esprit critique des jeunes.

Le seul bémol que j’apporterais est la promotion de campagnes de sensibilisation et de promotion de saines habitudes de vie qui sont essentielles dans nos écoles car peu de moyen pour en faire la promotion à l’extérieur des murs de l’école à travers les canaux publicitaires payants, elles ne sont pas assez nombreuses et elles devraient d’ailleurs prendre exemple parfois sur les réflexes marketing de ces spécialistes du marketing.

J’ai eu l’occasion d’en faire la démonstration lors de conférences, de consultations, de rencontres avec des responsables de la promotion de programmes de sensibilisation, vous n’avez pas besoin de millions pour faire une campagne qui se démarquera auprès de votre cible. Travaillez vos campagnes de concert avec une agence qui gère des marques au quotidien ! Et n’oubliez jamais que vous parlez à des jeunes…pas à des chercheurs, des scientifiques, des académiciens ou spécialistes…vous parlez à ces brillants étudiants bombardés de messages publicitaires tous les jours.

Dans le cas de Redbull, il serait bien étonnant que le fabricant ne soit pas au parfum des législations québécoises recrutant ses « Student Brand Manager » et son «wings team» directement au Québec (sans malheureusement franciser ces noms…). Je présume que l’initiative des derniers jours est le fruit d’une initiative d’une équipe peu expérimentée dont les qualités d’animation l’emportent certainement sur le jugement. Note : En parcourant les différentes annonces d’emplois sur le web au Québec, Redbull recrute des agents promotionnels pour les campus universitaires, rien sur les écoles secondaires.

Les commentaires des nutritionnistes, des professionnels de la santé et du personnel école de l’établissement sont unanimes, l’activité promotionnelle de Redbull est malhabile.

Les langues sales diront que je suis jaloux de ne pouvoir immortaliser en photo mes animateurs promotionnels derrière le volant de sublime «mini cooper» surmontée d’une bouteille de Redbull géante. La vérité est que je ne suis pas totalement contre le Redbull. Virus1334 a dénoncé à travers une campagne percutante les méfaits d’une consommation abusive de boisson énergisante. Au même titre que le verre de vin que je sirote en composant ces lignes, je demeure convaincu que la modération est ce qui devrait primer. Je déplore davantage le manque de rigueur qui a mené à la distribution gratuite de ces boissons sucrées et caféinées aux jeunes élèves contournant les règles claires qui sévissent au Québec.

Pour conclure, ce qui m’attriste le plus dans cette situation, à moins que mon système de veille ne fasse défaut au moment d’écrire ces lignes, après plusieurs heures suivant la sortie du Journal de Montréal, aucune excuse des responsables de Redbull ou ses représentants…ils donneront certainement raison aux organismes de santé et aux dénigreurs de l’entreprise qu’ils accusent de faire consciemment de la publicité aux jeunes.

Le message aux clients et aux agences qui s’aventurent dans les cours d’écoles…donnez moi un coup de fil svp, je vous identifierai gratuitement de meilleurs endroits pour rejoindre les adolescents de 13 ans et plus et d’autres environnements très stimulants autres que les écoles…svp, ne venez pas miner par l’improvisation malhabile les efforts d’agences comme la mienne qui s’acharnent à démontrer l’efficacité des campagnes terrain et d’expériences engageantes sur les ventes de nos clients.

Posologie…

RED BULL, CAFÉINE ET JEUNES…
Canette de 250 ml de Red Bull
52,5 mg de caféine

Dose maximale recommandée chez les jeunes
10-12 ans: 85 mg/jour
13-18 ans: 2,5 mg par kilo de poids / jour

Effets possibles au-delà
Tremblements
Palpitations
Difficultés à se concentrer

Source: Université de Montréal, département nutrition

Devenir wings girl aux Etats-Unis

http://www.redbullusa.com/cs/Satellite/en_US/Red-Bull-Wings-Team/001242965768603#wtr-content”

Devenir «Student Brand Manager» Redbull au Québec

STUDENT BRAND MANAGER
«Le programme de Student Brand Manager est une opportunité de faire connaître le monde de Red Bull sur le campus. C’est un emploi à temps partiel: une partie est consacrée au travail et l’autre est une partie de plaisir!
Nous sommes présentement à la recherche d’un Student Brand Manager pour les campus suivants:
École de Technologie Superieure (ETS)
Université du Québec à Montréal (UQUAM)
Université de Montréal

Pour plus d’information sur le programme ou pour soumettre votre candidature, veuillez envoyer votre CV à apply@ca.redbullsbm.com»

Devenir «Wings Girl» Redbull au Québec

WINGS TEAM
«Nous sommes toujours à la recherche de bonnes personnes qui ont une énergie incroyable, qui sont passionnées et charmantes. Vous avez sans doute déjà croisé notre équipe de Wings qui se promène à travers la ville dans une Mini Cooper Red Bull. Elle donne des aiiiles aux gens qu’elle croise. Les journées ne se ressemblent jamais! Vos missions sont menées par VOUS et la créativité de votre équipe!
Pour plus d’information ou pour soumettre votre candidature, veuillez envoyer votre CV à apply@redbullwingsteam.ca. N’oubliez pas d’indiquer votre nom et ville de résidence dans le titre de votre courriel.»

Redbull ne fait pas que de mauvaises choses….allez voir ceci prochainement!

DU 23 AU 26 OCTOBRE 2014
RED BULL FLYING BACH

TYPE D’ÉVÉNEMENT - Danse, Concert classique, Danse contemporaine
DIFFUSEUR / PRODUCTEUR - Red Bull Canada
SALLE - Théâtre Maisonneuve, Montréal

Véritable choc des cultures, Red Bull Flying Bach combine le style explosif d’une troupe de breakdance innovatrice, les Flying Steps, à la musique classique de Johann Sébastien Bach. Il en résulte un spectacle hors du commun qui fait tomber les barrières et fusionne les courants artistiques. Après une tournée de spectacles acclamés par le public en Europe, en Australie, en Asie et ailleurs dans le monde, le Red Bull Flying Bach arrive enfin au Canada avec quatre spectacles présentés à Montréal!