septembre 2013 Archive

VIRUS1334 - Pas tous les «MÈMES»… - Jeudi, septembre 26th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Pas tous les «MÈMES»…

Vous connaissez le chien d’Alcibiade?

Jadis à Athènes, Alcibiade, une personnalité haute en couleurs qui a fasciné ses contemporains, réunissant une intelligence reconnue et une beauté enviée a mené une jeunesse dorée en multipliant les frasques. Connu dès l’enfance pour son insolence, il aime les dépenses somptueuses et n’hésite pas à provoquer des scandales publics : l’anecdote la plus célèbre rapporte qu’il a coupé la queue de son chien, simplement pour que les Athéniens parlent de la queue de son chien plutôt que de lui.

Quel est le lien entre Alcibiade et les «Internet Meme» ?

En fait les «mème» sont un détournement humoristique…sur Internet.

Le mot «meme» est inspiré du grec ancien, a été inventé avant le phénomène Internet par le biologiste et spécialiste du comportement animal Richard Dawkins en 1976. Dans son livre, The Selfish Gene (Le Gène égoïste) et provient d’une association entre gène et mimesis (du grec « imitation »). Dawkins souligne d’ailleurs la parenté de son terme avec le mot français « même ». Les «mème» transmettent des caractéristiques biologiques, culturels et soumis à des mutations comme l’évolution de certains comportements animaux et des cultures.

Avec le développement du Web, le mot renaît et devient un objet culturel, le plus souvent humoristique, qui se diffuse très vite au sein d’une communauté en ligne, chacun des membres de cette communauté pouvant se réapproprier l’objet et en créer sa propre version.

Qu’est-ce qu’un «Mème Internet» ?

Selon Wikipedia, Le terme «mème internet» est un anglicisme utilisé pour décrire un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur internet. C’est une acception récente du terme mème, qui définit ce phénomène dans sa globalité. D’après l’Oxford English Dictionary, un «mème» est un élément d’une culture ou d’un ensemble de comportement qui se transmet d’un individu à l’autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non-génétique («an element of a culture or system of behaviour passed from one individual to another by imitation or other non-genetic means»).

En résumé, un «mème internet» est une idée simple propagée à travers le web. Cette idée peut prendre la forme d’un hyperlien, d’une vidéo, d’un site internet, d’un hashtag, d’un personnage récurrent, d’un lien hypertexte, un mot ou une expression, y compris une faute d’orthographe intentionnelle. Ce «mème» peut être propagé par plusieurs personnes par le biais de réseaux sociaux, blogues, courriels, fils RSS, YouTube, Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest, Flickr, Tumblr, canaux IRC, ebaumsworld, etc.

Un «mème Internet» est mutant, il peut parfois changer avec le temps, par hasard ou du fait d’un commentaire, d’imitations ou d’une parodie. Les «mèmes internet» peuvent évoluer très vite, connaître une deuxième vie et les meilleurs se répandront à l’échelle de la planète, disparaissant parfois après quelques jours suivant leur publication…au grand désarroi de leur créateur !

Si des mèmes connaissent un succès relatif sur le Web, quelques espaces communautaires sont reconnus pour comme des encyclopédies : 4chan, et plus particulièrement son sous-forum /b/, mais aussi MemeCrusher et des agrégateurs sociaux comme Reddit. Les «mèmes» les plus populaires obtiennent une place dans des éditeurs semi-automatiques, comme QuickMeme et la communauté meme YTNMD. Les mèmes ont leurs propres encyclopédies compètes en ligne, comme le site knowyourmeme.com, qui retrace l’histoire des mèmes les plus populaires.

Bien que ce dernier fait un travail très honnête pour tenter d’expliquer les raisons du succès de plusieurs «mèmes», il semble difficile d’établir une “recette” et prédire le succès ou l’échec d’un «mème». Le succès d’un «mème» est souvent le fruit du hasard ou d’un accident.

Le succès d’un «mème» repose principalement sur l’humour, un ton décapant et l’absurde. Une communication décalée par rapport à un contexte, en combinaison avec des images, est la base des «mèmes» sur internet. Le défi est d’impressionner la toile en modifiant des «mèmes» et en repoussant les limites.

Quelques exemples notables de «mèmes»:

• Vous répondez à une blague en écrivant « LOL! » ;
• Le planking : vous publiez une photo de gens en public à l’horizontal comme une planche ;
• Vous téléchargez une courte vidéo de gens qui dansent au son du Harlem Shake;
• Le owling (faire la chouette et se prendre en photo);
• Vous recevez une photo d’ours en chute ;
• L’un de vos amis publie une photo parodiant un policier utilisant du gaz lacrymogène ;
• Le batmanning (faire batman et l’immortaliser par une photo)
• Le milking (se verser du lait sur la tête dans un lieu public)
• L’unicorning : le principe est tout simplement de se faire prendre en photo arborant un masque de licorne dans un lieu ou un contexte inapproprié (c’est à dire plus ou moins n’importe où et n’importe quand), puis de partager l’image sur Internet.
• Toutes les autres parodies issues des phénomènes suivants :
Slender Man / Les Chuck Norris Facts/ Le Nyan Cat / Le Rick Roll/ Pedobear/ Gangnam Style/ Fus Ro Dah de Skyrim/ This is sparta/ Epic Sax Guy, saxophoniste des SunStroke Project, etc.

Et au Québec ?

Très majoritairement en anglais, les mèmes sont-ils un phénomène typiquement américain ? Peu d’exemples de mèmes québécois convaincants et issus de la culture québécoise transigent sur la toile. Bien sûr, quelques frasques de Téquila Heineken, pas l’temps de niaiser, de joueurs du canadien et tout au plus.

Quelques sites québécois à visiter : quebecme.me, montrealmemes.com et petitpetitgamin.com sont des sources intéressantes.

Les publicitaires et les entreprises s’intéressent aux «mèmes»

Les spécialistes des relations publiques, de la publicité et plusieurs commerçants fantasment à l’idée de créer un «mèmes internet afin de créer un « buzz » pour leur produit ou service. Les «mèmes Internet» sont en effet considérés comme rentables et, parce qu’ils sont d’une certaine façon un phénomène de mode et pourrait contribuer au succès d’un produit.

Toutefois, la littérature démontre peu d’exemples rentables d’initiatives commerciales réellement voulues de «mèmes Internet» commerciaux. Les entreprises ont plutôt engagé les vedettes de ces «mèmes» vidéos pour les transposer en caméo ou comme personnage principal de leur publicité.

Une entreprise qui voudrait calquer les pratiques typiques des créateurs de «mèmes» risque de s’exposer à une autre réalité, celle des droits d’auteurs. Les chances qu’un internaute dans son salon se fasse poursuivre pour des droits d’auteurs sont très faibles. Toutefois, une entreprise avec des moyens plus importants qui s’accaparerait une œuvre ou photo sans en informer le créateur sera rapidement sous le radar.

«Mème» pas nouveau…

Le personnage dessiné “Kilroy was Here” peinturé sur les murs à la bombe d’aérosol avant la deuxième guerre mondale, un stencil de lutteur célèbre des années 80 “Andre the Giant Has a Posse” , Alfred E. Neuman, que le magazine Mad a utilisé comme mascotte sont autant d’ancètres célèbres «mèmes» aux Psy et son Gagman Style et à la célèbre affiche The Obama “Hope” Poster crée par le designer graphique et artiste de rue Shepard Fairey durant l’élection présidentielle de 2008 qui a connu plusieurs vies dans le merveilleux monde du «meme». La pratique existe depuis toujours…ce sont les moyens qui ont évolués !

Les historiens s’expliqueront peut-être difficilement ce phénomène dans le futur…Entretemps, les «Internet meme» ne semblent pas un phénomène passager qui semble s’estomper. Je dois avouer avoir un certain plaisir à regarder ces créations et j’avoue être profondément surpris qu’avec toute la créativité, la culture propre au Québec et nos scandales quotidiens dans les médias… si peu de «mèmes» à saveur québécoise se retrouvent sur le Web…

Quelques exemples de «mèmes» :
meme

Source : Know your meme

Cédric, 14 ans aimerait vous inviter sur LinkedIn - Jeudi, septembre 5th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Cédric, 14 ans aimerait vous inviter le 12 septembre prochain à rejoindre son réseau professionnel sur LinkedIn

Le réseau social professionnel Linkedin ouvrira ses portes le 12 septembre prochain aux universités et aux jeunes de plus de 14 ans. Une initiative visant à mieux outiller les jeunes dans leur choix d’études et d’institution, mais surtout un outil redoutable pour les recruteurs qui représenteraient près des 2/3 du chiffre d’affaires de Linkedin.

LinkedIn a déjà une longueur d’avance en matière de parcours professionnels. Ces initiatives devraient donc lui permettre d’offrir davantage d’information à propos du parcours scolaire de ses utilisateurs. Facebook, qui permet aux jeunes de créer un profil à partir de 13 ans et qui a été lancé sous la forme d’un réseau social pour les étudiants universitaires, fait quelque peu ombrage au réseau professionnel sur ce plan. Cette situation pourrait toutefois changer…

Pour Linkedin, qui compte déjà plus de 225 millions de membres, il devenait difficile de se développer encore sans perdre son côté quelque peu élitiste. Le réseau reposant surtout sur des membres au profil de cadres supérieurs principalement, est en pleine mutation.

Au risque de décevoir plusieurs lecteurs qui basent presque qu’exclusivement leur stratégie de réseaux sociaux sur Facebook, ce dernier a perdu beaucoup de lustre auprès des jeunes qui vont ailleurs pour échanger avec des amis ou parler dans le dos de votre marque…Ceux qui fondent espoir dans leur consultant en marketing qui propose exclusivement Facebook, twitter et Youtube devrait jeter un coup d’œil à cette étude qui a fait beaucoup de bruit en 2012. http://royal.pingdom.com/2012/08/21/report-social-network-demographics-in-2012/


Pourquoi Linkedin réussirait aujourd’hui où les géants de ce monde peinent à consolider leur place ?

LinkedIn a fait un geste audacieux pour tendre la main lui-même à cette très lucrative et si volage audience : les élèves du secondaire. L’entreprise compte déjà 30 millions d’étudiants et jeunes diplômés dans le cadre de son réseau. Les étudiants ont le segment d’audience présentant la plus forte croissance sur LinkedIn l’an dernier, et la tendance devrait se poursuivre…

LinkedIn propose un créneau en matière de parcours professionnels pratiquement unique dans lequel facebook et google+ peuvent difficilement se comparer, distançant ainsi ses compétiteurs sur ce volet. Cette nouvelle initiative devrait donc lui permettre d’offrir davantage d’informations à propos du parcours scolaire de ses utilisateurs et amorcer une relation à long terme avec ces derniers.

LinkedIn ne cesse de muter depuis environ deux ans. Cette fois, il a décidé d’abaisser la limite d’âge d’inscription à son service de 18 à 14 ans et ainsi fidéliser de futurs professionnels à l’usage de ses services. À noter que les utilisateurs mineurs disposeront de paramètres de confidentialité différents afin de limiter la divulgation involontaire d’informations. D’ailleurs, leurs comptes ne seront pas accessibles depuis Google. Finalement, leur identité ne sera pas complètement visible sur le site et seuls leurs contacts de premier degré pourront échanger avec eux.
La décision d’abaisser l’âge d’inscription au réseau conjointement au lancement de pages universitaires «University pages» permettra de multiplier les relations entre les professionnels, les recruteurs, les anciens élèves et les étudiants actuels.

Linkedin…un «conseiller en orientation» redoutable !

Fort de la richesse de son graphe relationnel uniquement basé sur des informations professionnelles, Linkedin pourrait proposer à ces nouveaux jeunes membres, des pistes d’études, puis de carrière, en s’appuyant sur leurs passions et basées sur une étude approfondie et automatisée des parcours de l’ensemble de ses abonnés. Il pourrait ainsi conseiller une étudiante de 14 ans qui rêve d’être directrice marketing, non pas en lui indiquant le bon baccalauréat à passer et les grandes écoles de gestion dans lesquelles s’inscrire, mais en s’inspirant des trajectoires de ceux qui occupent aujourd’hui ce type de poste.

Les jeunes pourront même évaluer de quelle institution proviennent les plus grands leaders de notre société ! Il sera intéressant de recenser les universités qui s’imposent comme les pépinières principales des meilleurs gestionnaires.

D’autre part, à la manière des pages entreprises, les universités pourront ainsi créer leur page «University pages» et y renseigner les étudiants en quête d’informations (programme, débouchés, évènements, portes ouvertes, périodes d’inscriptions…etc.). Ces derniers pourront de plus rechercher l’université qui leur convient et entrer en contact et se connecter avec les établissements ou les élèves, anciens comme actuels pour obtenir leurs points de vue sur l’école.

LinkedIn pourrait éventuellement tirer parti de ces liens afin de lancer un programme de vérification de diplôme, par exemple. L’ancien pdg de Yahoo! a eu énormément de difficultés à s’excuser de son faux diplôme en informatique. Vos collègues ont-ils réellement complété leurs études? Linkedin pourrait bientôt permettre à certains employeurs de découvrir le «pot aux roses» et seraient sans doute prêts à payer…

Conclusion

Alors que les «University pages» sont actuellement disponibles que pour un nombre limité d’universités , LinkedIn indique que des milliers d’autres écoles auront accès à leurs pages de l’Université au cours des prochaines semaines.

Découvrez quelques-unes des 200 universités dont McGill http://www.linkedin.com/company/mcgill-university qui ont adopté leurs pages. Ces pages universitaires ne sont pas seulement une percée pour les élèves du secondaire, elles sont également importantes pour la stratégie de marketing Internet des bureaux d’admissions des universités pour plusieurs raisons. Plus particulièrement, le département marketing de nos institutions a maintenant la possibilité de se connecter avec les futurs étudiants et leurs parents durant les premiers stades de la recherche universitaire.

Entre deux conflits de carrés rouges, j’espère que les administrateurs de nos institutions universitaires québécoises sortiront le drapeau rouge à leur département de communication pour profiter rapidement des opportunités des nouvelles pages universitaires de Linkedin…si ces derniers n’y croit pas…peut-être votre fondation universitaire y verra un eldorado pour leur collecte de fonds…