avril 2013 Archive

L’impression en 3D…pour presque 3X rien! - Mardi, avril 30th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

L’impression en 3D…pour presque 3X rien!

L’impression 3D serait-elle la plus importante révolution depuis Internet?

Votre imprimante à jet d’encre fait défaut? Vous songez à la changer pour une imprimante plus performante? De nouvelles imprimantes se multiplieront sur les tablettes au cours des prochains mois et prochaines années…des imprimantes 3d de plus en plus accessibles!

Cette nouvelle technologie aujourd’hui grand public risque de bientôt révolutionner les pratiques de commercialisation traditionnelle.

Cette technologie est de plus en plus abordable et devrait même s’immiscer dans les foyers au cours des prochains mois et prochaines années.

Qu’est-ce que c’est?

L’impression tridimensionnelle est un procédé d’impression par superposition de couches appelé stéréolithographie (SLA). À partir de fichiers informatiques de conception assistée par ordinateur (CAO), il permet de créer des objets qui peuvent être fabriqués à partir de divers matériaux tels que résine, plastique, cire, plâtre et même certains métaux. Plus la technologie se précisera, plus l’éventail de matériaux utilisables ainsi que les possibilités qui en découlent émergeront.

La genèse de l’imprimante 3D

Bien que cette technologies fut développée dans les années ’90 par le Professeur Emanuel Sachs du MIT de Massachussetts, il y longtemps qu’elle a fait parler d’elle comme la technologie qui bouleversera le monde. Rappelez-vous du synthétiseur de la série Star Trek qui permettait d’emmagasiner l’énergie pour la transformer plus tard en matière grâce à la technologie futuriste de la téléportation. Ou encore, du professeur Tournesol qui en 1974, a créé deux chapeaux identiques à ceux des frères Dupont dans l’épisode de Tintin et le Lac aux Requins.

A l’origine, un appareil d’impression 3D pouvait facilement coûter plus d’un million de dollars américains. Depuis son invention, cette technologie s’est beaucoup améliorée au niveau de ses performances et de sa capacité d’impression. De plus son coût, comme toutes les technologies, n’a cessé de diminuer. A l’origine conçue pour le prototypage dans les entreprises industrielles, elle est désormais convoitée par de petites entreprises souhaitant diversifier l’offre de services à leurs clients. Quoique cette technologie reste encore dispendieuse (1300 à 3000$), elle en demeure du moins accessible. Aujourd’hui, ce genre d’appareil est accessible à partir d’un prix d’entrée d’environ 500 dollars. Avouons le, nous sommes près du prix de votre dernier écran de télévision!

Ça sert à quoi?

Les possibles applications d’une telle technologie dépassent l’imaginaire. Comme il s’agit encore d’une nouveauté pour le grand public, l’utilité d’un tel appareil n’est pas encore évidente pour le marché des consommateurs. Les entreprises industrielles quant à elles, s’en servent pour le prototypage. Cela leur permet de sauver des coûts au niveau de la conception du design et de la production et permet du même coup de gagner du temps. Il y a ultimement un réel gain de temps pour les consommateurs car la mise en marché de certains produits peut être accélérée grâce à l’utilisation d’un tel outil.

Il existe plusieurs domaines qui utilisent cette technologie. Ils seront d’ailleurs de plus en plus nombreux à l’utiliser dans le futur, un peu comme ça a été le cas avec Internet. L’avancement technologique permettra également de développer des logiciels de mieux en mieux intégrés à certains domaines.

En médecine par exemple, on pourra créer des organes artificiels de remplacement pour guérir certaines maladies. Ces organes pourront être créés sur mesure pour être précisément implantés dans le corps des patients malades.

En architecture et en ingénierie, l’impression en 3D permettra de créer des modèles tridimensionnels et des prototypes comme c’est déjà le cas. Au besoin, ces imprimantes serviront à créer des nouvelles pièces pour l’élaboration de nouveaux concepts de construction.

Qu’est-ce qu’on pourrait en faire?

Les amateurs de science-fiction peuvent déjà imaginer l’usine du futur qui sera équipée de robots pour produire les biens et d’imprimantes 3D pour produire les pièces de rechange nécessaires aux robots de production. Il ne manquera plus que les « robots-docteurs » qui pourront réparer les machines brisées et se réparer entre eux, le tout opéré à distance par une poignée d’employés. Pourtant, nous ne sommes pas très loin de là techniquement parlant.

De façon plus réaliste, on peut déjà avancer que ces imprimantes seraient d’une grande utilité au niveau de l’enseignement. Certains Professeurs, selon ce qu’ils enseignent, pourraient créer des pièces à utiliser pour fins de démonstration en classe. Dans le cas de l’enseignement de la médecine par exemple, on pourrait créer des modèles pour pratiquer certaines chirurgies. L’école polytechnique de Montréal utilise d’ailleurs ce type d’équipement depuis la fin des années ’90.

Le grand public pourrait aussi se servir d’imprimantes 3D à la maison pour personnaliser ses impressions. L’amateur pourra créer ses propres objets et s’autoproclamer artiste-sculpteur, un peu à la façon que le font les photographes amateurs depuis la numérisation de la vieille bande de film négative. On pourra même offrir notre création sous forme de fichier à un ami via l’Internet à condition que celui-ci dispose d’une telle imprimante et que celle-ci soit préalablement munie des bons matériaux.

Qu’en est-il des publicitaires?

Les agences de publicité et de communication pourraient également y voir de nombreuses possibilités. Imaginez un objet promotionnel que vous imprimez directement à partir d’un fichier CAO du site web de votre entreprise préférée et que vous l’imprimez en 3D et dans les couleurs et matériaux de votre choix. Imaginez encore si vous receviez dans votre boîte de réception, un message de style Publi-Sac contentant des objets promotionnels téléchargeables que vous pouvez sélectionner, personnaliser et imprimer en 3D directement là où vous êtes. Cela ne pourra se faire que lorsque la technologie sera utilisée de façon massive telle que l’est le message texte d’aujourd’hui et que l’a été le bon vieux télécopieur de nos parents.

Y a-t-il un danger?

Il existe un danger dans toutes choses. Pensons simplement aux imitations. Ce fléau existe déjà sous nombreuses formes et nous ne sommes qu’à la pointe de l’iceberg. Qu’adviendra-t-il des droits d’auteurs et quel Code de lois les régiront dans un contexte d’internationalisation de l’information? Suivant certains récents événements, est-il possible d’envisager que certaines personnes utilisent ce type d’appareil pour confectionner des objets illicites tels que des armes à feu ou d’autres types d’engins dangereux?

D’autre part, si notre société peut produire ses propres prototypes et les réaliser localement à moindres coûts, n’y a-t-il pas un avantage? Dans un contexte où les ressources et l’énergie sont limités et où la tendance est à l’économie, ne serait-il pas favorable de développer cette technologie? Visiblement, elle permettrait de faire des économies considérables au niveau mondial en terme de consommation de carburant, si ce n’est que pour le déplacement des marchandises qui nous proviennent principalement d’Asie.

Que réserve l’avenir?

Les chercheurs du MIT de Massachussetts parlent déjà de l’impression en 4D. Simplement dit, il s’agit du même principe d’impression qu’en 3D mais cette fois ci à partir de matériaux intelligents. Ces matériaux intelligents auraient la capacité de s’ajuster à leur environnement. Par exemple, un contenant qui pourrait s’élargir seul de manière à recevoir plus d’eau de pluie lorsque celle-ci tombe plus fine. On en voit diverses applications liées à l’industrie de la médecine, de l’automobile et de l’aviation entre-autres.

Surveillez bientôt votre nouvelle imprimante 3D ou 4D dans une prochaine circulaire de votre marchand d’électronique! Nous espérons que la population adoptera plus rapidement cette technologie que certaines innovations du passé…

Une collaboration de :
Pierre Saad, Virus1334

Dépasser les attentes… - Jeudi, avril 11th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Dépasser les attentes…

Au Canada et au Québec, les programmes de sensibilisation et de prévention se multiplient. Les «jecapote.net», les «cigarrête.com», etc. visent parfois de manière disons discutable de convaincre les jeunes d’adopter des comportements de vie plus sains. Heureusement, de plus en plus de programmes s’inspirent aujourd’hui des pratiques des entreprises propulsées par le marketing en sacrifiant peut-être certains contenus académiques moins accrocheurs et trop théoriques pour les jeunes en compensant par une expérience de navigation beaucoup plus intéressante et engageante pour le jeune.

Ainsi, on veut conscientiser les jeunes à leur santé et différentes études tendent à démontrer parfois des chiffres encourageants, parfois des chiffres alarmants sur la santé de nos adolescents et jeunes adultes. En même temps, plusieurs spécialistes de la santé déplorent une absence assez généralisée des visites d’étudiants dans leurs bureaux ou cliniques.

Pourquoi les jeunes ne se déplacent pas pour des examens de routine et de la prévention en santé qui pourraient leurs permettent plus tard de gagner plusieurs années de vie active ?

Au Québec, il faudrait en moyenne 17 heures pour voir un médecin dans un hôpital, selon les chiffres officiels. Bien sûr, au Québec, il est possible de se rendre dans une clinique sans rendez-vous plutôt qu’un hôpital, mais de plus en plus, ces cliniques ne prennent plus de patients dès 9h le matin, parce qu’elles ont déjà fait le plein pour la journée.

Quelques chiffres (…malheureusement pas très récents)

• 94,5 % des jeunes âgés entre 15 et 24 ans auraient consulté un professionnel de la santé.*
• Plus de sept jeunes Québécois sur dix ont consulté un médecin au cours de l’année *
• À l’heure actuelle, on estime que de 30 % à 50 % de la population québécoise ne consulte pas un dentiste sur une base régulière pour des raisons économiques, sociales, géographiques et culturelles.
*données 2005 ISP

Les chiffres sont loin d’être alarmants…

Comment alors expliquer cette affirmation à l’effet que les jeunes désertent leurs cliniques par certains professionnels de la santé ? En fait, les jeunes sont surreprésentés pour certains soins et peu représentés pour des soins de prévention et examens annuels. Le phénomène ne s’explique pas uniquement par le débalancement démographique, les jeunes consultent les professionnels de la santé quand ils se blessent sérieusement, sont gravement malade ou sont inquiets face aux symptômes reliés à certains comportements à risque.

Leur peur de l’aiguille s’estompera rapidement dans une clinique de vaccination si un voyage dans un endroit exotique justifie ce traitement, mais elle reviendra rapidement pour un vaccin préventif pour la grippe par exemple.

L’inhibition des jeunes dans la pratique de sports dits extrêmes et le désir de performance et de surpasser a contribué à augmenter les visites chez le médecins pour soulager des malaises ou blessures. Les nouveaux standards d’image corporelle ont aussi contribué à augmenter la fréquentation de certains centres de santé et outre le sujet de la chirurgie plastique, des services d’ordre esthétiques ont contribué à garnir les murs de certains professionnels d’affiches de blanchiment de dents, de Botox et de d’autres services aujourd’hui banalisés qui n’existaient pas ou peu à l’époque des générations précédentes.

La littératie en santé fait état aussi des conséquences de certains nouveaux produits sur la santé des nouvelles générations. Par exemple, une forte consommation de boisson énergisante contribuerait à affaiblir l’émail des dents. Les produits à forte concentration de sucres auraient contribué à l’augmentation de formes de diabète chez les jeunes de façon dramatique. Finalement, l’industrie de la malbouffe et des gras saturés dont nous commençons à peine à constater les effets aura certainement des incidences sur la santé des prochaines générations.

Bref, la vie moderne amène son lot d’avancés et d’avantages, mais au delà d’une conscientisation plus importante dans la jeune population face à des problèmes d’ordres environnementaux, ils oublient parfois les minutes et les conséquences sur leur corps de se faire dorer sur un lit de bronzage en se disant qu’ils auront amplement le temps de faire attention à leur santé plus vieux.

La prévention sert à sensibiliser et établir les dangers pour le jeune, mais elle devrait aussi revoir le ton moralisateur de certains programmes pour avoir vraiment l’attention des jeunes et les accompagner de par le message, mais aussi dans la pratique à un changement comportemental. Les voitures démolies et les poumons calcinés peuvent certainement en impressionner quelques uns, mais ce n’est plus suffisant aujourd’hui pour changer un comportement.

Pour d’autres étudiants, ce sont les frais associés à des visites médicales et dentaires qui ne sont pas couverts par le programme de base de La Régie de l’assurance maladie du Québec qui les rebutent. Comment rendre accessible ces services essentiels avec un budget d’étudiants ou de jeune professionnel endetté ?

Si comme société, nous voulons vraiment devenir des acteurs du changement, nous devons rendre les services accessibles, abordables, adaptés aux plus jeunes générations et adapter nos outils et nos messages de communication.

Il y a quelques semaines, nous traitions dans notre billet de la génération YOLO (you only live once) et bien ces jeunes n’ont tout simplement pas le temps de perdre une journée dans une salle d’attente agrémentée de ipad présentant la version électronique des magazines tendances de l’heure et certainement décorée à l’image des boutiques les plus fréquentées des jeunes… (Vous avez compris mon sarcasme…)

Des cliniques destinées aux jeunes !

Récemment, différentes cliniques destinées à une population jeunesse ont vu le jour. Elles semblent connaître un succès intéressant ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en visiter une, mais il semble qu’elles soient localisées pour la plupart dans des endroits connus des jeunes, notamment aux abords d’écoles secondaires. Des cliniques orientées strictement vers des problématiques jeunesse, comme les dépistages, les examens gynécologiques, les premières contraceptions et le soutien du travailleur social.

Il semble toutefois impossible de prendre des rendez-vous pour des problèmes généraux de santé, comme le renouvellement de pompes d’asthme ou un mal de gorge. Les jeunes ne veulent pas toujours partager leurs insécurités ou problèmes de santé à leurs parents. Dans une clinique jeunesse, il y a une philosophie adaptée aux jeunes derrière l’approche des intervenants.

Il sera intéressant de voir si les horaires, l’accueil et les installations sont adaptés à ces générations. Le problème qui persiste avec ces beaux projets demeure le manque de ressources professionnelles pour répondre à la demande.

Des avancées technologiques peinent à pénétrer nos cliniques et hôpitaux…

Saviez-vous que quelques rares cliniques sont équipées de bornes électronique qui, moyennant un montant de 3$ à 10$ selon le fournisseur qui achemine aux patients qui préfèrent attendre ailleurs qu’au cabinet du médecin un texto ou un message vocal pour leur dire que c’est bientôt leur tour.

Une solution technologique qui a tout pour charmer les jeunes générations en éliminant le temps d’attente dans les cliniques en permettant aux patients d’attendre à l’endroit de leur choix. L’entreprise TechnowaiT prétend sur son site que cette technologie permet aux patients de diminuer les heures de travail perdues, de diminuer la contamination entre patients et surtout de diminuer significativement le stress causé par la pression de la salle d’attente sur le personnel de la clinique.

Sur le même site, on mentionne : «La technologie est non-intrusive, clé-en-main et sans frais pour les établissements de santé»…ah oui ? On souhaite que le Dr Réjean Hébert soit un fidèle lecteur de notre blogue…

Certaines cliniques offriraient gratuitement une réservation sans frais sur internet ou par téléphone, mais le mouvement est loin d’être généralisé et vous seriez davantage gagnant de vous inscrire sur Internet la veille…

Diagnostic sur le web

Entretemps, les jeunes se tournent vers l’Internet pour se faire leur propre diagnostic. Les sources sont multiples et pas toujours fiables…

Une donnée inquiétante de ce phénomène repose sur une étude de statistique Canada quant à l’habileté de ces jeunes d’assimiler l’information en santé. On parle ici de la littératie en santé qui est la capacité pour des individus de repérer, comprendre, évaluer et communiquer de l’information pour être capables de composer avec les divers contextes de santé afin de promouvoir la santé tout au long de leur vie. Les 16 à 25 ans auraient des compétences inférieures au niveau acceptable de 3 sur l’échelle de littératie en santé dans une proportion de 51,3%. Est-ce que l’on peut extrapoler qu’un jeune sur deux expliquerait de façon erronée ses symptômes ou ferait des choix douteux pour sa santé ?

En résumé

Les jeunes de 15 à 17 selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) se considèreraient en majorité comme en excellente ou en très bonne santé physique. La perception de leur santé buccodentaire aussi. Derrière leurs lunettes teintées de rose, les chiffres font mentir leur évaluation et les professionnels s’accordent pour dire que la prévention et les soins notamment pour les professionnels de première ligne devraient être plus soutenus. Les comportements sexuels précoces et à risques, la consommation de drogue, de malbouffe et l’éclosion de troubles de santé mentale ont connu une courbe d’augmentation beaucoup plus prononcée que celle des effectifs dans les cliniques pour prévenir et tenter de stopper ces hémorragies.

Comme société, même en période de déficit zéro, nous devrions d’abord être en mesure de prévenir plus efficacement et d’y investir les moyens nécessaires. Mais pour atteindre des résultats plus appréciables, il sera nécessaire de répondre aux besoins, attentes et préférences des jeunes Québécois dans les installations, le type de services, mais aussi dans les moyens à utiliser pour les conscientiser.

Les statistiques sur le sujet des jeunes dans le réseau de la santé sont presque aussi vieilles que certains magazines que l’on retrouve dans certains cabinets ou cliniques…mais en recoupant plusieurs études, il est évident que le système de la santé doit être repensé pour protéger nos générations futures!