novembre 2010 Archive

Les applications un marché en expansion - Mardi, novembre 23rd, 2010

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Les applications : un marché en pleine expansion

Le marché
Avec la démocratisation de l’internet mobile et du format Smartphone, le milieu des applications pour téléphones mobiles est en pleine ébullition. En effet, le marché du développement d’applications mobiles (7 milliards de téléchargements à ce jour) est très prometteur (prévisions de 17,5 milliards de dollars dans trois ans, contre six milliards de dollars cette année) et regorge de perspectives d’affaires alléchantes pour les développeurs. Ce marché en plein essor est né lors de l’introduction par Apple de l’iPhone et est maintenant soutenu par l’arrivée de l’iPad et de ses concurrents (particulièrement Androïd). En fait, les applications pour appareils portables existaient déjà depuis la fin des années 1990, mais leur usage a explosé avec l’ouverture de l’App Store d’Apple en 2008, destiné à permettre l’installation d’un grand nombre de fonctionnalités additionnelles sur les iPhones et les iPod Touch. Ce marché est donc encore jeune, mais en forte croissance : deux ans seulement après son lancement, le nombre de développeurs d’applications pour les produits mobiles d’Apple est estimé à 200 000, et 60 000 d’entre eux ont déjà une application disponible sur le App Store.

Les applications et les développeurs
Pour les développeurs, l’activité la plus lucrative actuellement concerne les jeux, très prisés par les jeunes. Ainsi, même si à l’unité, les applications sont peu rémunératrices pour leurs développeurs, le bassin d’utilisateurs potentiels est immense. Par exemple, Angry Bird, un jeu mis au point en Finlande, a réalisé 6,5 millions de ventes en 11 mois et a obtenu un succès critique chez les bloggeurs grâce à ses oiseaux en colère ! Un autre jeu, iShoot, a lui aussi récolté les palmes des testeurs d’applications et 600 000 $ en un mois. D’autres versions sont maintenant disponibles. Pourtant, les développeurs risquent de faire face à une nouvelle concurrence. En effet, devant la demande croissante, notamment des jeunes, de grands joueurs tels que Electronic Arts se joignent à la partie et créent ainsi une concurrence très féroce avec des prix très compétitifs pour des applications de plus en plus évoluées. Les développeurs ne s’avouent toutefois pas vaincus pour autant : afin de prouver leur talent, les jeunes développeurs d’applications web mobiles montréalais vont s’affronter lors d’une compétition amicale le 27 novembre prochain. L’événement (HackMTL), commandité par le Groupe Pages Jaunes et la société TinEye offrira aux développeurs 9h pour créer une application basée sur une ou l’autre des APIs disponibles. Ce sera ainsi l’occasion pour de nombreux jeunes développeurs de se faire remarquer et peut-être de décrocher un emploi. En effet, 57 % des entreprises américaines prévoient embaucher des développeurs d’applications mobiles au cours des 12 prochains mois et les perspectives sont florissantes puisque les entreprises peinent à recruter en raison de l’explosion de la demande.

Le comportement des consommateurs
Selon Nielsen (sur une base de 5000 américains), 32% des propriétaires d’iPad n’ont jamais téléchargé d’applications et un autre 5% n’a téléchargé que des applications gratuites. Parmi ceux qui ont payé une ou plusieurs applications, 62% ont acheté un jeu et 54% ont acquis un livre électronique. Suivent la musique, les applications de magasinage et d’information. On apprend aussi que les propriétaires d’iPad sont à 65% des hommes de moins de 35 ans (les détenteurs de Kindle sont aussi majoritairement des hommes (52%), mais un peu plus riches et éduqués). Enfin, on apprend que les possesseurs d’un iPad ne sont pas réfractaires aux publicités (60%), tant qu’elles permettent un accès à un contenu gratuit. On conclut ainsi que les utilisateurs n’ont pas encore tous adopté « l’App Attitude » : une demande pour les applications est certes en train d’émerger parmi les utilisateurs de téléphones intelligents, mais elle concerne surtout les hommes et les jeunes, ce qui laisse apparaître une énorme marge de progression. Ainsi, à l’heure actuelle, l’offre dépasse largement la demande puisque de nombreux possesseurs d’appareils intelligents n’appréhendent pas encore la puissance et les capacités de leurs appareils.

Se lancer ou pas ?
Dans la réalité, les utilisateurs d’applications ne sont pas encore assez nombreux pour conseiller à toutes les entreprises de se lancer dans l’aventure. Toutefois, les annonceurs ne doivent pas laisser passer cette opportunité de se positionner et de se différencier. En effet, même si les propriétaires d’iPad ne se ruent pas en masse sur l’App Store et semblent majoritairement heureux avec les applications de base fournies à l’achat de la tablette, leur nombre ne cesse d’augmenter et la portée cumulée avec les utilisateurs de smartphones commence à devenir intéressante. De plus, même si actuellement les jeux ont le vent en poupe (notamment sur les téléphones intelligents), l’iPad permet la conquête d’autres marchés avec des applications de productivité ou de suivi médical, qui s’adressent, cette fois-ci aux professionnels. Les possibilités semblent infinies, mais l’important est de fournir une plus-value à l’utilisateur :
• une très bonne application exauce un souhait (réponse à un besoin du consommateur),
• une très bonne application ne fait qu’une seule chose (nécessité de facilité et de clarté),
• une très bonne application le fait bien (nécessité de résultat et d’efficacité).

Au final, l’utilisateur intermédiaire ne porte pas son attention sur l’originalité de l’application mais cherche principalement du contenu et une facilité d’accès à une information sélective. Ceux qui se lanceront toucheront ainsi dans un premier temps un public jeune et plutôt aisé qui deviendra plus tard professionnel et averti. La portée augmentera donc avec le temps, parallèlement au taux de pénétration des appareils intelligents et à la diversification des applications, de plus en plus importante.

VIRUS1334 - Un peu de contenu GRATUIT… - Jeudi, novembre 4th, 2010

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Un peu de contenu GRATUIT…

Pourquoi payer ? Tout est gratuit…
Chris Anderson, spécialiste marketing et auteur d’un article intitulé «The Long Tail» affirme même que c’est le futur du commerce. Que ce soit leur journal quotidien, leur soirée cinéma à la maison, leur musique sur leurs Ipod ou leurs appels outremers via SKYPE, les jeunes, une clientèle beaucoup plus sensible au prix ont intégré le gratuit dans toutes leurs sphères d’activités.

Que faire en tant qu’entreprise lorsque les ventes de produits et services sont nécessaires pour payer le loyer, les matières premières et la main d’œuvre ? La notion de gratuit dépasse aujourd’hui largement le téléchargement de musique : location de voiture gratuite (en échange de publicité), cellulaire gratuit ou vols d’avions gratuits sur Ryanair sans compter la multitude de sites et de publicités Facebook en tous genres pour se procurer des échantillons et des produits gratuits.

Mais, est-ce une stratégie gagnante de donner des produits ?

Le principe de l’échantillonnage gratuit a débuté en 1903 lorsque King Gillette inventa le rasoir jetable et en distribua à très bas prix à un large public comme les soldats de l’armée ou les banques, afin qu’elles en offrent à leurs clients lors de l’ouverture d’un compte. Petit à petit, il créa une demande pour ses rasoirs.

Le succès de la stratégie de King Gilette est indéniable. Toutefois, avant de s’aventurer dans une telle aventure, il est important de se poser les questions suivantes :

• Lesquels parmi vos produits ou services pourraient éventuellement faire l’objet d’une stratégie marketing axée sur la «gratuité»?
• Y a-t-il un secteur où vous pourriez changer les règles du jeu et devenir le premier à expérimenter le «gratuit»?
• Quels produits ou services commandités pourriez-vous introduire dans votre offre?

Le réflexe de plusieurs petites entreprises afin de minimiser les coûts est d’offrir un produit en fin de ligne ou peu coûteux à produire. «C’est gratuit, ils ne payent pas, ça devrait leur convenir», répondait récemment un client.

Pourtant, est-ce que ce produit représente le dynamisme et la qualité des produits de cette marque vis-à-vis de sa compétition ? Il est important de se poser cette question fondamentale. En effet, vous avez fait le choix de délaisser ce produit pour un autre produit avec des marges plus intéressantes et qui répond mieux aux besoins de votre clientèle. En offrant un produit qui ne représente pas votre gamme de produit qui fait votre succès, les nouveaux utilisateurs évalueront vos produits sur cet échantillon ou ce produit offert gratuitement.

Ainsi, il est important qu’une telle stratégie soit soigneusement étudiée en ciblant les environnements et le public cible :

• Essayez de rejoindre un auditoire ou un internaute qui a le profil de votre clientèle actuelle ou d’un créneau que vous aimeriez développer,
• Ciblez principalement les «influenceurs», des individus influents dans leur milieu qui deviendront des ambassadeurs de votre marque,
• Offrez des produits qui représentent bien votre produit ou votre marque.

À défaut de prendre ces précautions, l’information que votre entreprise offre des produits gratuitement se retrouvera sur des sites visant à informer des chasseurs d’aubaines et de produits gratuits qui ne deviendront pas nécessairement de futurs clients. De plus, si le prix de votre produit est plus élevé que la moyenne du marché, il y a de faibles chances que ces chasseurs d’aubaines deviennent des clients réguliers de votre produit ou service.

Ainsi, même si votre produit est offert gratuitement, les canaux ou la stratégie pour rejoindre de nouveaux utilisateurs ne devraient pas être gratuits. Cette industrie du «gratuit» en pleine explosion sur le web a en effet attiré l’attention d’entrepreneurs ambitieux de générer du trafic sur leur site web mais aussi de personnes mal intentionnées. Les sites de produits et d’échantillons gratuits ont ainsi explosé sur la toile, au Québec et partout dans le monde. Il est finalement conseillé aux internautes de bien s’informer avant de remplir un formulaire d’inscription ou d’inscrire leur numéro de carte de crédit sur l’un de ces sites :

• Le gestionnaire du site est-il identifié et sérieux ?
• L’entreprise est-elle sérieuse ? Si c’est le cas, elle devrait expliquer son offre gratuite et prévoir de payer les frais de livraison.
• Le site a-t-il une bonne réputation ? Une simple recherche sur un fureteur permettra de visionner les avis d’autres internautes disponibles sur les blogues ou forums de discussions.
• Que dois-je offrir en échange ? Informations personnelles, inscription à une infolettre, frais de port, empreinte de carte de crédit…

Certains dirigeants voient aussi au delà que la création d’un engouement pour leur nouveau produit dans l’échantillonnage gratuit. En effet, c’est aussi une façon très efficace de bâtir une base de données exhaustive. Dans une ère où les CEO sont de plus en plus impliqués dans les décisions marketing et qu’ils sont à la recherche d’un ROI (Retour sur l’investissement) le plus grand et le plus rapide, il est important de s’interroger sur le coût par acquisition d’un individu supplémentaire à la base de données. Dans une stratégie d’échantillonnage gratuit, il faut ainsi considérer le coût de production du produit, les frais de livraison et les coûts publicitaires pour atteindre le public cible.

Pour plusieurs lecteurs de ce billet, avec un calcul rapide, la conclusion sera peut-être qu’une telle stratégie est trop onéreuse. Aussi, il est peut-être plus raisonnable d’imaginer des stratégies d’offres promotionnelles plutôt que des gratuités. Encore une fois, il est nécessaire de diffuser ces offres en connaissant les habitudes de consommation du client. Des services comme Foursquare et Facebook Places proposent aux utilisateurs d’indiquer l’emplacement où ils se trouvent (géolocalisation). Ainsi, il est possible de leur proposer des offres promotionnelles ou des nouveautés de manière beaucoup plus ciblée qu’avec des gratuités s’adressant à tous. Cette stratégie est particulièrement efficace dans le cas de produits périssables (perdus si non consommés) où une offre de gratuité (ou de réduction) permet de faire découvrir la qualité des produits et n’augmente pas l’investissement pour l’acquisition de nouveaux clients. Ce genre de promotions ou d’offres de découverte incite aussi les consommateurs à se rendre au magasin, permet d’acquérir de nouveaux clients et peut également générer une fidélisation. De plus, les smartphones, de plus en plus populaires chez les jeunes permettent aussi les envois automatiques, qui peuvent avertir les consommateurs et diffuser des promotions spéciales.

Au final, l’importance est de bien cibler son public. Les coûts d’une bonne stratégie de prospection seront toujours négligeables si la cible devient une captive et fidèle.