avril 2010 Archive

VIRUS1334 - WEBTÉLÉ - Jeudi, avril 29th, 2010

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

WEBTÉLÉ

Ce nouveau genre de divertissement se distingue de la télédiffusion traditionnelle par la durée de ses épisodes (généralement entre 2 et 9 minutes) et du fait qu’il se trouve sur Internet. Comme tout contenu web, la webtélé peut être visionnée à tout moment. De nos jours, grâce à l’apparition de dispositifs sans fil de tous genres, on peut vraisemblablement dire que la webtélé peut même se visionner à partir de n’importe où. Mais quel impact cela pourrait avoir pour les annonceurs, habitués à annoncer à la télévision? Les gros annonceurs traditionnellement dits «de masse», sauront-ils rejoindre une nouvelle clientèle, plus jeune, plus critique, plus sélective si celle-ci migre vers un nouveau canal de diffusion?

Quand on pense aux médias interactifs, on peut s’interroger sur l’avenir de nos médias traditionnels comme la télévision, la radio et les magazines. Est-il possible qu’ils cèdent leur place au profit des médias interactifs? Et ceux-ci sauront-ils toujours rejoindre la masse?

Dans le monde virtuel, l’Internaute a la liberté de naviguer d’une page à l’autre selon ses intérêts personnels. Comment alors est-ce que l’annonceur dit «de masse» peut-il rejoindre cette masse justement qui est maintenant dispersée sur une multitude de sites web? Certes, il devra utiliser des astuces comme les réseaux sociaux et le référencement, mais cela suffit-il? Si la seule présence de contenu est un minimum essentiel à son visionnement, que peuvent faire les annonceurs pour propager leur message?

Traditionnellement, on pouvait dire à un ami d’écouter telle ou telle émission (radio ou télé) qui serait diffusée à un moment et un lieu (poste) fixe. Aujourd’hui, on peut intégralement transférer un contenu intéressant à un ami, et celui-ci pourra le visionner quand et où bon lui semble. Il pourra ensuite à son tour, le transférer à son cercle de connaissances qui en feront de même à leur tour. Il y a donc deux nouvelles notions à prendre en compte : le partage et la perpétuité.

Le partage de l’information est sans doute, la meilleure forme de promotion. Plus le contenu est partagé, plus il circule. Mais le partage sous-entend l’appropriation du message par le récepteur de ce dernier. En effet, la personne à qui s’adresse initialement le message devient à son tour porteur de celui-ci envers son propre réseau. Serait-il à ce moment précis possible pour ce dernier porteur, de personnaliser le message, originalement encodé par l’annonceur, pour le rendre plus attirant envers ses «amis»? L’annonceur ne devrait-il pas offrir cette possibilité aux ambassadeurs de sa marque?

La perpétuité relance à la durée de vie du message à travers le temps. Évidemment, si l’on s’entend pour dire qu’un contenu web peut être visualisé à n’importe quel moment, c’est bien parce qu’il est toujours disponible. C’est vrai qu’un annonceur peut décider de retirer son contenu du web, ou encore qu’un site peut être fermé, mais sinon, celui-ci sera probablement disponible.

En tenant compte de ces deux variables et en restant à l’affut de l’évolution de la webtélé dans les habitudes de consommation chez les jeunes, les annonceurs ont peut-être trouvé une nouvelle façon de diffuser leur message et ainsi faire connaître leur marque.

En partageant du contenu intéressant pour les jeunes sous forme de mini clips par exemple, les annonceurs pourraient y placer leur produit tel qu’il se fait couramment au cinéma, dans les grandes productions. Si de plus, il était possible à l’auditoire de s’approprier le contenu en y participant, par exemple en décidant lui-même à quel moment le produit serait utilisé dans le clip ou encore, en choisissant la trame sonore du clip, il est probable qu’il voudra le partager à son tour. Et ainsi de suite, si on tient compte de la notion de perpétuité, jusqu’à ce que le contenu arrive à sa fin naturelle.

Il y a donc lieu de croire que la webtélé, si elle est bien mixée à d’autres médias de communication et qu’elle s’insère au cœur d’une stratégie publicitaire, pourra effectivement rejoindre la masse. Cela se fera alors par le biais de nombreux réseaux. Toutefois, nous en sommes qu’aux préliminaires de ce processus.

VIRUS1334 - IPAD - Vendredi, avril 9th, 2010

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Le iPad : ce nouvel outil façonnera-t’il les habitudes de lectures des jeunes?

Le lancement du iPad le 03 avril a été sans conteste le fait média des dernières semaines. En effet, le iPad est une tablette tactile multimédia qui est acclamée depuis de nombreux mois par les éditeurs de presse. Mais pourquoi un tel engouement ? Car la majorité d’entre eux espère enfin pouvoir faire évoluer le système économique actuel du gratuit d’Internet (très concurrentiel pour les éditions traditionnelles) pour installer un modèle payant basé sur le même principe que le duo iPod–iTunes qui a permis l’émergence d’un modèle viable de téléchargement de musique payante. Du coup, la presse n’en finit plus d’acclamer ce (potentiel) sauveur… offrant une exposition publicitaire plus qu’appréciée par Apple.

Le 27 janvier dernier, Steve Jobs, le PDG de la compagnie d’Apple, introduisait sa tablette tactile par une citation du Wall Street Journal : “La dernière fois qu’il y a eu un tel engouement pour une tablette, quelques commandements étaient écrits dessus”.

Pour autant, le iPad va-t-il changer le monde et par-là même sauver la presse écrite? Pour ce faire, il sera nécessaire de combiner deux aspects indissociables : attirer les jeunes vers l’outil en lui-même et leur (re)donner le goût de lire la presse écrite payante. Le New York Times est enthousiaste : “Ça ressemble à un journal mais c’est tellement plus !”. “Avec ce nouveau gadget, on ne lira plus jamais la presse de manière statique”, s’est enflammé le directeur créatif de Wired.

Alors révolution ou gadget ? Comme d’habitude, on trouve d’un côté les pro-Apple qui pensent que la nouvelle tablette va révolutionner notre rapport à la technologie et de l’autre les anti-Apple, pour qui elle n’est qu’un gadget de plus… pratique, bien dessiné et cool, mais qui, comme beaucoup de produits Apple propose les mêmes fonctionnalités que la concurrence en un peu moins bien et en un peu plus cher. Les réactions sont extrêmes à la présentation de l’objet : on va de la vidéo d’une petite fille de 2 ans et demi testant l’appareil avec une facilité déconcertante au groupe de jeunes amis filmant la destruction de la fameuse tablette à coups de bâton de baseball.

Comme pour le iPod ou le iPhone, de nombreuses précommandes ont été enregistrées par Apple et de longues files d’attente se sont formées devant les Applestores. Apple annonce ainsi avoir écoulé plus de 300 000 iPad pour son premier jour en magasin, ce qui n’assure pas pour autant que l’appareil sera le prochain gros succès du groupe américain. La proportion de jeunes utilisateurs est importante mais nombreux sont ceux qui pointent les adaptations nécessaires à la première version pour rendre l’outil définitivement indispensable.

Alors pourquoi ne pas imaginer en l’iPad l’outil d’éducation du futur ? Oui mais pour le moment, il s’agit surtout d’un outil de consultation et très peu de production. En effet, actuellement, la première version de l’iPad ne contient pas de port USB, aucune caméra Web intégrée, juste la suite iWorks centrée pour produire du contenu et surtout, le gros point noir est l’incapacité de l’outil à proposer la possibilité de travailler sur plusieurs applications simultanément.

Finalement, dans sa première version, l’iPad s’adressera surtout à ceux qui n’ont pas encore d’ordinateur ou qui en ont actuellement un et qui ne l’utilisent que pour prendre leurs courriels, surfer sur le web ou visionner des photos… Cela devient aussi l’outil idéal pour les jeunes à la recherche de mobilité et qui utilisent majoritairement les réseaux sociaux et le web pour se divertir. De là à imaginer que les jeunes liront régulièrement la presse payante sur leur tablette ou des classiques de la littérature québécoise, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir…