septembre 2009 Archive

Virus1334- approche bloggers partie 2 de 2 - Jeudi, septembre 24th, 2009

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Virus- approche bloggers partie 2 de 2

De plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises. Voyons ce que des journalistes qui tiennent un blogue personnel ont à dire.

Collaboration: Gina Desjardins, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et recherchiste. Son blogue : Une Geekette en Goguette. Twitter : @ginades

Avec la participation de :
Lise Giguère, journaliste (Presse écrite) et nouvelle blogueuse. Son blogue: Mille et un voyages, Twitter: @lisegiguere
Marie-Julie Gagnon, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et auteure. Son blogue : Taxi-Brousse Twitter : @mariejugag
Cecile Gladel, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste. Son blogue : La planète écolo de Cecile Gladel Twitter : @cecilegladel

Partout dans le monde, les compagnies de marketing commencent à voir le potentiel des blogueurs. Pour certaines, c’est même un marché plus intéressant pour eux que les médias traditionnels.

«Je suis journaliste depuis 30 ans pour des quotidiens et des magazines, confie Lise Giguère. Je ne voyais pas vraiment l’importance d’avoir mon propre blogue jusqu’à ce qu’un conférencier, à un congrès de TMAC (Travel Media Association), nous dise “Si vous n’êtes pas sur Facebook, ni sur Twitter et si vous n’avez pas votre blogue, grouillez-vous parce que vous allez manquer le bateau”. J’étais déjà sur Facebook et je flirtais un peu avec Twitter, mais j’ai donc également décidé de franchir le pas vers la création de mon blogue Mille et un voyages. J’ai dû m’adapter à la façon différente d’écrire des blogueurs. Je le faisais sans grande conviction quand, un jour, étant invitée à un voyage de presse à l’international, j’ai eu la surprise d’entendre l’organisatrice du voyage me dire: “Je viens de voir votre blogue. Accepteriez-vous d’y écrire votre voyage? Pour moi, ce serait encore mieux qu’un texte dans un magazine, que seulement quelques milliers de personnes pourront lire et qui sera éphémère!”. Je suis tombée par terre, surtout que mon blogue était tout nouveau et ne comptait même pas une centaine de lecteurs !»

Nintendo, par exemple, est une compagnie qui approche beaucoup les blogueuses pour faire découvrir leurs nouveaux titres et élargir leur public, comme par exemple freeandflawed.com, qui avait été invitée avec d’autres filles à une soirée organisée par Nintendo pour leur faire essayer les jeux.

À Montréal

C’est dans cet esprit que Pop!, un bar à vin sur la rue Roy à Montréal, envoyait il y a quelques mois une invitation à plusieurs blogueurs, dont Cecile, Cindy, Marie-Julie, Jean, Patrick et Gina.

«Nous avions fait un lancement “officiel” en 2008, dû au fait que la carte était prête et au point, et il n’y avait jamais eu de lancement au Pop!, explique Julie Gagnon, qui s’occupe des relations de presse. Cet été, il y a eu un changement des chefs, et nous avions une petite promotion (Microclimat Pop!). Comme la grande majorité des médias traditionnels avaient déjà couvert le restaurant, nous avons pensé aux communautés virtuelles. De Plus, Hélène-Andrée Bizier, avec qui je travaille, désirait rejoindre cette communauté depuis longtemps. Pour leur façon de travailler, leur curiosité, leur franchise et leur transparence».

Voilà justement l’un des points pertinents à travailler avec un blogueur! Il est primordial de ne pas essayer d’influencer le contenu éditorial ou pire, tenter de payer le blogueur. Virus1334 en avait déjà parlé d’ailleurs, ce genre de pratique finit par sortir au grand jour et risque davantage de créer du tort à la compagnie. Il faut traiter le blogueur comme on le ferait avec un journaliste et ne pas s’offusquer si on a une mauvaise critique par la suite.



Quelques questions posées à Julie Gagnon.

Comment choisir les blogueurs? Comment savoir qui est influent?

La qualité des textes, les sujets, le type de curiosité. Nous avons constaté que les blogues les plus populaires reviennent dans les références ou liens d’autres blogues ou articles.

Quelles étaient les ententes prises avec eux?

Parlez-en. Pour le reste on ne contrôle rien, ils étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient sur Pop!. C’était notre beau risque.
«Lorsque je me fais approcher, comme blogueuse ou journaliste, ajoute Cecile Gladel, je réagis toujours de la même manière : ce sujet est-il pertinent? Si on me demande d’essayer quelque chose, ma réponse est la même: je ne promets rien et je serai critique. Lorsque la compagnie n’assume pas, je décline. Aussi, je le dis toujours publiquement que j’ai été invité.»



Combien ont-ils été invités?

Une douzaine, dont pratiquement tous ont accepté l’invitation.

Avez-vous eu des répercussions suite à la publication de leurs billets?

C’est difficile à mesurer… la clientèle ne mentionne pas une référence particulière en réservant! Mais nous sommes convaincus que ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau.

Quelle est la principale différence entre la couverture journalistique reçue il y a un an et celle-ci?

Pour les blogueurs, le concept est relativement nouveau, et nous sentons chez eux beaucoup d’enthousiasme, d’intérêt, de curiosité. Le tout se fait en toute transparence, donc ils ne sont pas frileux à faire de la “promotion” parce qu’ils peuvent clairement exprimer d’abord que c’en est (ils ont été gracieusement invités), ensuite ils livrent leur vraie façon de penser dans le blogue.

«Comme blogueuse, je privilégie un ton beaucoup plus personnel, précise Marie-Julie Gagnon. Je n’ai pas le carcan imposé par le format ou le ton d’un magazine, par exemple. J’écris librement. Par contre, dans un cas comme dans l’autre, je mentionne que je n’ai pas eu à payer quand on m’invite quelque part. C’est important que les gens le sachent. Même si on veut être intègre qu’on paie ou non, c’est essentiel d’être transparent. Et puis, quand on nous invite, on veut nous séduire pour que l’expérience qu’on rapportera soit positive. Dans la vraie vie, on ne déroule pas le tapis rouge pour tout le monde. Il faut toujours garder ça en tête quand on écrit, tant comme journaliste que comme blogueur.»



Le recommandez-vous? Pour qui?

Oui, nous le recommandons, comme ce n’est pas précis ou quantifiable, ce n’est peut-être pas un médium qui sera beaucoup utilisé, mais nous sentons une ouverture de la part des médias traditionnels de certains milieux et pour avoir l’heure juste ou un bon indicateur de tendance, je n’hésiterais pas à recontacter plusieurs blogueurs pour d’autres sujets.



Virus1334- approche bloggers partie 1 de 2 - Vendredi, septembre 11th, 2009

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Virus- approche bloggers partie 1 de 2

De plus en plus, les blogueurs se font approcher par des entreprises. Voyons ce que des journalistes qui tiennent un blogue personnel ont à dire.

Collaboration: Gina Desjardins, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et recherchiste. Son blogue : Une Geekette en Goguette. Twitter : @ginades

Avec la participation de :
Marie-Julie Gagnon, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), chroniqueuse et auteure. Son blogue : Taxi-Brousse Twitter : @mariejugag

Cecile Gladel, journaliste (Presse écrite, web, radio et télévision), recherchiste, auteure et chroniqueuse pigiste. Son blogue : La planète écolo de Cecile Gladel Twitter : @cecilegladel

Le statut de blogueur, vu par Gina Desjardins

«Ça m’arrive de croiser des gens et de me faire dire qu’ils me suivent sur Twitter ou bien, qu’ils suivent mon blogue. Ça me fait toujours rire lorsque je me fais demander «est-ce que tu réussis à en vivre, as-tu besoin d’un autre emploi?»

Je trouve ça étrange car j’ai parfois l’impression d’être davantage connue pour mon blogue ou pour Twitter que pour le reste. Je sais que j’ai une bonne présence sur la toile, mais je suis d’abord et avant tout journaliste.

Mon blogue ne me rapporte absolument rien financièrement, alors je le fais quand j’ai quelques minutes de libre. Ça me fait presque peur de réaliser son importance. C’est une grosse carte de visite. Certains de mes billets ont été mentionnés sur Radio-Canada, mais surtout sur des sites français. De là, la grosse portée des blogues selon moi. Je me souviens d’avoir écrit un billet sur la campagne marketing européenne du film Watchmen. Le lendemain, en me levant, j’avais un email de l’agence marketing me demandant si j’avais besoin d’informations et me disant qu’un nouvel événement aurait lieu le soir à Londres!

En tant que journaliste, je reçois des dizaines de communiqués de presse par jour et certains se perdent dans le lot. En tant que bloggeuse, je reçois des messages personnalisés. Mon nom est généralement au début du email ce qui capte mon attention. Je peux souvent constater à la lecture du message, qu’on sait qui je suis et qu’on a vraiment lu mon blogue. Si l’événement ou le produit dont on me parle est pertinent avec ce que je fais, je vais probablement en parler. Tout comme je risque parler d’un produit dont j’entend parler via un communiqué.

Selon moi, c’est pertinent pour une compagnie de faire appel aux blogueurs parce que l’information va demeurer sur la toile. Je suis encore abonnée à La Presse et j’aime, entre autres, lire l’actualité ou les reportages cinéma de Sonia Sarfati. Toutefois, si je cherche une activité quelconque, à moins de me souvenir d’un truc lu dans un journal ou magazine, je vais aller sur google et taper «randonnées pédestres près de Montréal», « restaurant apportez votre vin Montréal», etc. De là, selon moi, l’intérêt de faire parler de son entreprise sur un blogue ou sur un média traditionnel qui a une présence en ligne. J’aime souvent lire les commentaires sur les blogues car ça va plus loin qu’une simple description. Ça me permet d’avoir des avis plus personnels. Je ne suis pas surprise de l’influence de Tripadvisor pour les entreprises touristiques, même les agents de voyage le consultent!»

«Je crois que c’est efficace, ajoute Marie-Julie Gagnon, dans la mesure où ils n’auraient probablement pas le même genre de couverture dans un média traditionnel. Certains choisissent d’inviter des blogueurs parce qu’ils veulent aller chercher un type de lecteurs en particulier. Renouveler leur clientèle. D’autres, simplement parce qu’ils savent que le bouche à oreille est très efficace sur le web. C’est le principe même du «sellsuming», on a tendance à écouter davantage les commentaires de quelqu’un avec qui on a une relation (les lecteurs des blogues sont souvent fidèles et interagissent avec l’auteur).»

«Sur mon blogue, j’écris, quand je trouve le temps, sur les jeux vidéos, la techno et mes découvertes du web. Pourtant, je me fais inviter à des événements mondains. Le genre d’invitations que je recevais lorsque j’écrivais en mode et style de vie. Ça me surprend toujours de recevoir un email à mon adresse donnée uniquement sur mon blogue m’invitant dans ce genre d’événements.»

«Je me souviens qu’à l’époque où je travaillais pour le portail InfiniT, au milieu des années 1990, ajoute Marie-Julie Gagnon, il était difficile d’être reconnu comme un «vrai» journaliste. Alors de voir qu’aujourd’hui, on invite des gens qui ne sont pas journaliste, simplement parce qu’ils ont une tribune grâce à leur blogue, ça démontre à quel point les perceptions ont changé».

Pop!, un bar à vins sur la rue des Pins à Montréal a dernièrement invité plusieurs blogueurs à les visiter. Pourquoi se tourner vers les blogueurs? Comment les choisir? Entrevue avec les relations de presse dans le prochain texte.