mars 2009 Archive

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUSMARKETING.CA - Mercredi, mars 18th, 2009

Partie 2 de 2

Savoir profiter de la relâche

La relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?

Bon pour tout le monde ?

Un sondage CROP-ORHRI, réalisé en 2006, mais toujours d’actualité, révélait que 24 % des travailleurs souhaitaient prendre congé lors de la relâche. Ce chiffre ne cible que le quart des travailleurs, mais ce serait 35% de ceux ayant un enfant ou plus et 31% qui gagnent plus de 60 000$.

Ces chiffrent permettent de comprendre pourquoi les entreprises se creusent les méninges pour trouver l’idée géniale qui saura attirer ces familles qui débarquent chez eux en groupe avec la ferme intention de s’amuser, donc de dépenser.

Pour plusieurs entreprises misant sur les activités d’hiver familiales, la semaine de relâche peut représenter jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires annuel. Selon un rapport sur les impacts touristiques et économiques de l’étalement des vacances scolaires, publié en avril 1999, auprès d’un échantillon représentatif d’attractions touristiques de l’ensemble des régions du Québec, ces dernières subiraient une baisse de 42 % lors de la rentrée du mois d’août. Les chiffres augmentent à 89 % pendant la semaine de relâche.

Voilà sans doute ce qui explique qu’un regroupement, formé de centres de ski et d’hôteliers, souhaiterait faire modifier le calendrier scolaire afin que la Relâche s’étale sur deux, trois ou même quatre semaines. Dans les centres de ski, on offre des leçons gratuites et une multitude de forfaits, conscient que cet investissement rapportera à long terme et gardera les parents sur le site. Ainsi, les établissements hôteliers proposent des rabais et différents forfaits familles. Pendant ce temps, les musées organisent des rencontres, des ateliers, invitent les auteurs favoris des jeunes, proposent des chasse aux trésors, etc. À plusieurs endroits, les enfants de 12 ans et moins sont admis gratuitement et dans plusieurs régions on invite les jeunes à des jeux extérieurs, des Festivals qui leur sont consacrés, etc.

Et sur les pentes ou dans les villages vacances, il n’est pas rare de voir des mascottes offrir une nouvelle boisson, des bonbons ou autres babioles qu’on invite les enfants à découvrir. Et, comme la rencontre de ces gros toutous pelucheux les amuse, la publicité se fait en douce.

Le même principe a lieu aussi pour les plus vieux aussi en relâche. Des équipes de street marketing se rendent aux événements populaires pour distribuer échantillons, autocollants ou autres produits dérivés d’une marque.

C’est une semaine où les adolescents et jeunes adultes en congés dépensent sans compter. Ils veulent avoir du plaisir coûte que coûte. Et entre amis, ils s’influencent mutuellement. Pendant cette période, les jeunes en visite dans une ville dépenseraient plus que tous les autres touristes.

C’est aussi une période où les jeunes sont davantage rivés devant leur écran de télévision et d’ordinateurs et c’est donc un moment privilégié pour débuter une campagne télévisée ou dans Internet. Surtout que les différentes stations tentent d’offrir du contenu spécial pour l’occasion.

Bref, la relâche semble maintenant bien ancrée dans nos mœurs et elle est une occasion idéale pour trouver l’idée ingénieuse qui fera découvrir son produit, puisqu’en cette période on rejoint aussi bien les jeunes que la mère, le père ou les grands-parents.

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUSMARKETING.CA - Jeudi, mars 5th, 2009

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUSMARKETING.CA
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Partie 1 de 2

Savoir profiter de la relâche

La relâche scolaire est-elle une bonne occasion de marketing?

C’est après que des psychologues aient fait des études et identifié la nécessité d’une pause dans le calendrier scolaire des enfants, qu’est née la relâche scolaire.

Ce congé qui semble marquer l’arrêt de l’hiver et l’arrivée du printemps, imaginé par la Fédération des commissions scolaires du Québec était déjà bien connu en France, mais encore plus aux Etats-Unis, grâce au fameux «Spring Break».

En généralisant la relâche au Québec, au début des années 80, la Fédération souhaitait réduire le taux d’absentéisme et améliorer l’attention des enfants afin qu’ils aient de meilleurs résultats scolaires pour finir leur année scolaire.

Bien que généralement programmée pour la première semaine de mars, la relâche scolaire est soumise au choix de chaque commission scolaire. Certaines d’entre elles, mais elles sont de plus en plus rares, préfèrent la dernière semaine de février.

Il est vrai que choisir une date commune permet l’élaboration de projets familiaux, avec les amis et facilite le gardiennage entre les parents, surtout ceux de familles recomposées.

Un arrêt pour certains, un surplus pour d’autres

Immédiatement après les fêtes, les centres de ski, les établissements hôteliers, les centres de vacances, les agences de voyage, les restaurants et tous ceux dont le travail est de nous faire oublier nos soucis en nous offrant des prestations différentes de ce que l’on peut trouver chez soi, inscrivent leurs offres alléchantes dans les différents médias.

Il est vrai qu’au fil des années, les familles se sont mises à planifier des vacances d’hiver, modifiant ainsi l’industrie touristique de plusieurs régions du Québec. Il n’est pas rare, en cette période, d’apercevoir les petites familles dévalant les pentes de ski du Québec ou pataugeant dans l’eau turquoise d’une plage du Sud. Même les plus démunis sont sensibles aux nombreuses offres attirantes élaborées par des génies du marketing voulant profiter de toutes ces familles désireuses de se donner du bon temps.

Par exemple, le mont Sutton organise cette année une séance de photo dans la «forêt des merveilles» que les familles pourraient télécharger gratuitement de retour à la maison et une journée «Jour de paye» d’Adrénaline, où les prouesses sur un des modules du parc à neige se voyaient récompensées par de l’argent Adrénaline, qu’il est possible d’échanger contre des prix.

Privilégier le début du mois n’est d’ailleurs pas un fait du hasard. N’est-ce pas à ce moment que les familles, même les plus pauvres, peuvent compter sur une petite rentrée d’argent (allocations, assistance sociale, chômage, etc) ?

Malgré cet élément, beaucoup décide d’offrir des activités gratuites pour attirer les familles comme La TOHU qui propose gratuitement une panoplie d’activités telles que glissades, spectacles, expositions, visite guidée dédiée à l’environnement, atelier de cirque, ski de fond, raquette et concours de création de bonhommes de neige.