«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUSMARKETING.CA - Mercredi, novembre 19th, 2008
Partie 1 de 2
Virus marketing/ Élections
Les partis du Québec devraient suivre la vague de changement
La campagne du nouveau Président américain est un exemple à suivre. Ne se limitant pas aux moyens traditionnels, il a fait une utilisation efficace de l’Internet et a fait une place de choix aux jeunes électeurs allant même jusqu’à choisir des internes qui n’avaient pas encore l’âge de voter.
Barack Obama a été élu 44e Président des Etats-Unis le 4 novembre dernier. Déjà, le lendemain des élections, son exceptionnelle campagne électorale était analysée dans plusieurs journaux, magazines et sites Internet consacrés au marketing. Il y a matière à étudier ses stratégies. Cette campagne a également multiplié les efforts pour connecter avec les jeunes.
Au lieu d’utiliser les vieilles recettes marketing, Obama semble avoir recréé un nouveau modèle, qui sera assurément imité dans le futur.
D’abord, sa mission était claire. On ne se souvient pas du slogan des autres candidats, mais on associe immédiatement le mot Change, Hope et l’expression «Yes We Can» à Obama. Un message clé qui est apparu tellement souvent qu’on n’a pu faire autrement que de le retenir. Et au lieu d’un message de peur, il y est allé d’un message positif. Se faire promettre qu’il y a de l’espoir et qu’on peut avoir un monde meilleur est attrayant.
Puis en utilisant son logo sur tout le visuel de la campagne, il a réussi a acquérir une telle reconnaissance du logo que celui-ci pouvait être utilisé seul. Ainsi, sur plusieurs produits dérivés et sur son avion, on ne pouvait qu’y lire le slogan et y voir le logo. Même sur les podiums, le slogan a souvent remplacé la bannière habituellement réservée au nom du candidat.
Il a réussi à faire sentir les gens comme faisant parti de la campagne et non pas comme simple électeurs.
Mais ce qui caractérise vraiment cette campagne de Barack Obama, c’est sa présence en ligne. Sa présence sur une multitude de sites sociaux, les publicités sur Facebook et environ 1600 vidéos publiés sur Youtube ont réussi à atteindre plusieurs personnes, même ceux qui n’ont pas l’habitude de voter.
Son site est simple et extrêmement efficace. On s’y retrouve facilement, les pages s’affichent rapidement. Tout ce qu’on veut savoir y est, de la description de son plan d’action par secteur à une présentation de sa famille. Tous les documents écrits et vidéo de la campagne se retrouvent sur le site Internet. Le logo y est utilisé de façon créative comme le rond qui devient un arbre vert devant des éoliennes dans la section sur l’énergie. Des liens vers toutes ses présences Internet y sont bien visibles: Facebook, Myspace, Youtube, Flickr, Digg, Twitter, eventful, Linkedin, blackplanet, faithbase, eons, glee, MiGente, MyBatanga, AsianAve et DNC Partybuilder.
On y trouve également une calculatrice qui nous informe des nouvelles taxes proposées, des fonds d’écran à télécharger, un réseau social pour que les électeurs puissent s’exprimer et créer des liens ensembles, ainsi que la possibilité d’y faire des dons directement, au montant que l’on veut.
Donner un petit montant sur le net est facile et moins intimidant. Et lorsque l’on investit dans quelque chose, on veut que ce soit pour quelque chose. On se sent inévitablement plus impliqué, peu importe notre classe sociale. Un concours permettait même de gagner, en faisant un don d’un minimum de 5$, un souper pour cinq personnes avec Obama.
La moitié de l’incroyable montant de 650 millions de dollars qu’il a accumulé pour sa campagne, viendrait de petits donneurs de moins de 300$, alors 90% viendraient des dons de moins de 100$. 200 millions de dollars viendraient des dons en ligne, dont la moyenne des dons serait de 84$.
Plus d’un million de personnes se sont inscrits sur son site Internet pour accéder à la plateforme social «my barackobama» (http://my.barackobama.com) et participer au blogue.
En utilisant les nouveaux moyens de communication, Obama a réussi à aller chercher les jeunes, pourtant difficile à intéresser à la politique. Les statuts de Twitter et de Facebook ainsi que les SMS obligent à faire des messages précis qui font passer un message en peu de caractères. L’idéal pour les nouvelles générations qui n’ont pas envie de lire de longs textes fastidieux.
http://obamamobile.mobi or http://m.barackobama.com
Il a aussi profité de la popularité du contenu généré par les utilisateurs avec un concours qui permettait aux citoyens de présenter une vidéo de 26 secondes qui pourrait être utilisée comme publicité pour la campagne. En plus des nombreux prix offerts, la personne courrait la chance de voir sa pub sur un réseau de télévision national. En regardant la créativité et le travail des finalistes dont on peut voir les créations sur le site Internet du concours, http://www.obamain30seconds.org, on ne peut que saluer l’idée.
Pour la première fois, un candidat a aussi tenté de rejoindre les jeunes mâles de 18 à 34 ans en plaçant de la publicité dans des jeux vidéos de sports de la compagnie EA. Ainsi les joueurs en ligne sur Xbox 360 Live de 10 états (Colorado, Florida, Iowa, Indiana, Montana, North Carolina, New Mexico, Nevada, Ohio et Wisconsin) ont vu des affiches de la campagne Obama sur les pancartes de rue ou des stades en jouant à Madden NFL 09, Burnout Paradise, NASCAR 09, NHL 09, NBA Live 08, Need For Speed: Carbon, Need For Speed: ProStreet, NFL Tour et Skate.

