«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUSMARKETING.CA - Vendredi, septembre 19th, 2008
Partie 1 de 2
Virus marketing/ Flash Mob
Créer l’événement
Certains les croyaient passés mode, pourtant les flashs mob semblent continuer d’attirer les foules et de faire parler d’eux.
«Vous recevrez un SMS demain avec les détails du lieu», voici le genre de email que l’on peut recevoir lorsque l’on joint un groupe, sur Internet ou sur Facebook, qui organise des flash Mobs, ou mobilisation éclair. On les décrit comme le rassemblement de plusieurs personnes qui ne se connaissent pas et qui font quelque chose d’inusité pendant quelques minutes. Les détails sont envoyés par SMS ou par email et généralement les gens ne savent aucun détail avant la journée même.
D’où ça vient?
Le terme découle d’abord de l’expression «smart Mobs», inventée et décrite en 2002 par Howard Rheingold , un des éditeurs du magazine Wired, dans son livre Smart Mobs - The Next Social Revolution.
C’est un New-Yorkais qui aurait le premier officiellement passé de «foules intelligentes» (smart mob) à mobilisation éclair (flash mob) en 2003. Son groupe Mob Project avait réussi à mobiliser environ 200 personnes, qui ne se connaissaient pas, pour se rendre au 9e étage du Macy’s de New York, autour du même tapis. Aux vendeurs perplexes, ils disaient habiter le même endroit et toujours prendre les décisions d’achats ensembles. Dix minutes plus tard, ils repartaient tous vers chez eux, sans explication.
Le phénomène, similaire au mouvement des happenings artistiques, popularisé dans les années 50-60, s’est rapidement répandu un peu partout. Ainsi, une foule s’est rassemblée pour manger des bananes à Berlin, des gens se sont tous habillés de rouge à Rio pour arrêter la circulation, des batailles d’oreillers ont commencés à apparaître un peu partout et à Montréal, on s’est réuni, entre autres, sur l’esplanade de la Place-des-Arts pour crier «Coin ! Coin !».
Certains disent que le phénomène est essentiel pour créer des relations entre le réel et le virtuel, et tous s’entendent pour dire qu’il démontre bien les possibilités de l’ère technologique avec ses SMS, emails, réseaux sociaux, twitter et autres nouveaux moyens de rester en contact et d’informer une banque de gens d’un événement précis en un seul clique, sans aucun coût.
Réservé aux gens branchés –littéralement-, quiconque ne s’intéresse pas aux différentes plateformes de communications est exclu de la possibilité de faire parti d’un Flash Mob. D’où son apparence «cool». Son côté éphémère et insolite, et l’utilisation des dernières technologies attirent les jeunes urbains branchés.
On n’est pas surpris de constater que les Flash Mobs ne sont pas restés des actes gratuits et sans but.

