Dans quel camp êtes-vous ? - juillet 31st, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Dans quel camp êtes-vous ?

La période des vacances est une occasion en or de partager des moments précieux avec ses enfants, mais aussi un casse-tête pour les parents au portefeuille moins garni et qui disposent de peu de semaines de vacances. Peut-être que certains d’entre-vous ont convaincu leur enfant de délaisser la console de jeux vidéos ou le flânage avec les amis dans les centres commerciaux et de les inscrire dans un camp de vacances?

Les propriétaires de camps traditionnels peinent à se renouveler et pour s’assurer les inscriptions, ils doivent regorger de créativité avec la multiplication des camps thématiques et plus originaux les uns que les autres et pour tous les budgets. Certains affichent même des tarifs de 25 000$ pour 8 semaines!

Votre enfant veut combattre les zombies? Il veut devenir Ninja? Un espion? Maîtriser les explosifs? Pour quelques dollar$$$ de plus, votre enfant pourrait passer six nuits sur la «Kapama Private Game Reserve» en Afrique du Sud, avec des visites quotidiennes en safari et piloter dans les airs avec un «MiG-21 fighter jet» russe en faisant des mises en portefeuille dans une tempête de verglas…vous trouverez ces camps de vacances!

Autre tuile pour les camps de vacances, les familles délaissent de plus en plus les camps de vacances au profit des camps de jour. Les camps de vacances doivent donc user de créativité pour attirer de nouveaux campeurs alors qu’ils ressentent une baisse importante des inscriptions depuis plusieurs années.

L’histoire des camps au Québec

Selon le site des Camps de vacances certifiés du Québec, c’est sous l’initiative du YMCA de Montréal que le premier camp de vacances au Québec voit le jour en 1894.

Connu aujourd’hui sous le nom de Kamp Kanawana, celui-ci était à l’époque destiné aux jeunes garçons anglophones. La préoccupation d’alors était de « sortir les jeunes de la ville » en cette période d’industrialisation. En 1912, la Colonie de vacances Les Grèves de Contrecœur ouvre ses portes aux garçons francophones. En 1917, un camp se consacre à l’accueil de jeunes filles anglophones, le camp Oolahwan du YWCA et en 1926 chez les francophones, la Colonie Sainte-Jeanne d’Arc. Comme partout en Amérique du Nord, le mouvement des camps de vacances prend son réel envol après la Seconde Guerre mondiale.

Après plus d’un siècle, on compte 85 000 jeunes par année qui fréquentent les camps certifiés du Québec. Les camps d’aujourd’hui accueillent les jeunes de trois à 17 ans un peu partout sur le territoire québécois où ils y vivent une kyrielle d’activités et une gamme d’émotions.

Quand Google s’invite GRATUITEMENT dans le milieu des camps…

Le camp d’été est depuis longtemps une tradition qui appelle les étudiants à explorer la nature, participer à des activités amusantes et se faire de nouveaux amis. Et maintenant, il y a un tout nouveau genre de camp: Maker Camp, un camp d’été en ligne qui est entièrement gratuit et ouvert à tous.

Maker Camp

Votre enfant a 13 ans et plus? Laissez le s’ouvrir un compte Google+, mettez à sa disposition un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette et il aura accès à un camp d’été incroyable…et gratuit!

Près de 2,2 millions d’adeptes se sont inscrits sur Google+ au Maker Camp du 7 juillet au 15 août 2014. Le camp est un «joint-venture» entre Maker et Google, qui ont fait équipe au cours des trois dernières années pour aider les jeunes à apprendre grâce à l’innovation.

Vous aviez cru avoir flairé la bonne aubaine pour le camp d’été de votre enfant, mais votre camp peut-il se vanter d’avoir la visite d’un astronaute de la NASA ou tester la nouvelle voiture google autonome? Au cours des six semaines, les campeurs virtuels de Maker Camp auront une variété d’excursions et des convocations Google+, où des experts les guideront à travers 30 projets de bricolages et d’excursions virtuelles, allant de la confection d’un piano avec une banane, fabriquer de la crème glacée et de l’impression 3d. Vous trouverez la programmation complète au lien suivant : http://makercamp.com/summer-2014/schedule/

Google et Media Maker affiche une liste de tout le matériel dont l’enfant aura besoin pour chaque projet, de sorte que ce dernier pourra donner à leurs parents une liste de courses. La plupart des projets n’exigeront que des éléments peu dispendieux: des rouleaux de papier de toilette, bouteilles de soda vides…

Les organisateurs du camp ont même créé des affiliations avec tout près de 350 camps d’étés traditionnels, des installations municipales, bibliothèques, musés et des cafés à travers le monde pour que les jeunes puissent échanger et travailler ensemble à l’extérieur de la communauté virtuelle.

Les enfants pourront également utiliser Hangouts pour parler aux artistes, aux experts, aux décideurs et aux inventeurs chaque après-midi après avoir terminé leur projet de bricolage de la matinée ce qui leur permet de remettre en question leurs compétences créatives.

À quand un Camp Google francophone?

Malheureusement, bien que Google ait ouvert un bureau au centre-ville de Montréal, la version française de Maker Camp n’existe pas. Une compréhension de l’anglais est donc nécessaire ou une volonté d’apprendre cette langue seconde.

Les contacts humains ne remplaceront jamais les relations virtuelles, l’objectif de mon billet n’est pas de nuire aux camps de vacances du Québec qui offrent des installations de qualité et des souvenirs impérissables dans la tête de nos jeunes enfants et adolescents. Toutefois, il est important pour certains d’entre eux de renouveler leur modèle et pourquoi pas de se proposer pour devenir un lieu de rencontre physique du géant de l’Internet Google. Pour compléter leur offre. Nos camps de jour et de vacances au Québec proposent des expériences très variées pour toutes les bourses et différents programmes de crédits d’impôt sont disponibles aux parents qui convainqueront leurs jeunes de délaisser les écrans et de participer à des activités inoubliables.

Bonne fin d’été!

La sexualisation des jouets …des parents désarmés! - juin 3rd, 2014

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La sexualisation des jouets …des parents désarmés!

C’était l’anniversaire de ma fille le weekend dernier, une petite fille très féminine, elle a reçu une arbalète! Son sourire s’est illuminé et sa princesse favorite devenait du coup…Rebelle! La reine des neiges et ses interminables chansons n’est peut-être pas si agressante du coup!

Autrefois, les armes étaient réservées aux garçons, mais aujourd’hui Nerf a compris que les fléchettes de mousse roses et blanches ne sont plus seulement réservées aux garçons. Ma fille a aujourd’hui les allures d’une guerrière de Hunger Game.

Les fabricants de jouets ont commencé à commercialiser des lignes plus agressives de jouets pour les filles inspirées par une succession de guerrières féminines comme Katniss, la Veuve Noire de «The Avengers», Merida de «Brave» et maintenant, Tris du livre et du récent film «divergent» alors que l’industrie continue de s’accrocher aux 50 nuances de roses.

La ligne «Rebelle», introduit l’année dernière, marie dans un tourbillon le plastique rose, violet, blanc et or, et les armes ont des noms comme le «bourreau des cœurs» et le «Crush rose»! Une douzaine de nouveaux jouets devraient voir le jour cette année. «Zing’s Air Huntress bows» et «sling shots» compteraient pour plus d’un quart des ventes de l’entreprise depuis la dernière année. La gamme de produits «tireur de guépard», les fameux lanceurs de guimauves de Fun Co. arborent aujourd’hui le rose pâle tacheté.

Même Barbie s’attaque à la virilité de Ken avec Katniss qui manie de façon exceptionnelle l’arc et les flèches. Capitaine America doit aussi partager les étagères avec Black Widow, une héroïne inspirée de la non séduisante Scarlett Johansson! Skylanders n’est pas en reste, le «swap» fait place à «Stealth Elf, Roller Brawl et Smolderdash» sur un pied d’égalité avec leurs homologues masculins. Finalement, Angry Birds a lancé un modèle féminin qui aura bientôt sa propre application mobile et produits dérivés, de sorte qu’elle peut être habillée et lancée en l’air pour détruire les forteresses de porcs.

La sortie du film «Divergent» en mars dernier ne fait qu’ajouter à la frénésie du marketing autour des armes pour filles. Une poupée Barbie «Tris», avec ses tatouages de corbeau vient contraster avec la voiture rose bonbon traditionnelle de Barbie. Sommes nous prêts comme parents à accepter que nos petites princesses adoptent les mêmes jeux de guerre que nos garçons?

Et nos garçons?

Oubliez camions et voitures! Les jeunes garçons préfèrent jouer avec des poupées!
Ne vous inquiétez pas, le père noël ne s’est pas trompé! La poupée sous l’arbre de noël était bel et bien pour le petit Félix!

Une recherche de l’Université de Western à Sydney suggère que les garçons préfèrent les objets avec des visages…aux camions.

Au grand désarroi des papas, l’étude présentait des bébés de 4 et 5 mois affectionnant des poupées aux hotwells!

Les chercheurs ont mesuré combien de temps leur regard s’attardait sur les objets, et calculé leurs préférences. Les bébés garçons étaient plus disposés à s’amuser avec des poupées que les voitures.

Est-ce que le choix du jouet peut influencer un enfant plus tard dans la vie?

Après une étude de marché, l’entreprise de jouets Arklu a démontré que plus de la moitié des parents croyaient que les jouets influencent les enfants dans leurs vies futures à l’égard de leur éducation, les carrières et les choix de vie.

En conséquence, 92% estimaient que les jouets pouvaient contribuer à combler le fossé entre les sexes et 93% évaluaient qu’il était important que les jouets servent à autonomiser les filles d’une manière amusante et éducative.

Les résultats suggèrent que les filles jouent avec des poupées de façon plus importante que les garçons non pas en fonction de la socialisation sexuelle stéréotypée mais en raison de «préférences biologiques».

Toutefois, en utilisant la technologie de suivi du regard, les chercheurs ont constaté que les préférences sexospécifiques ne sont pas présents à cinq mois, ce qui indique qu’ils sont le résultat de changements physiologiques, d’un développement cognitif ou d’une pression sociale.

En conclusion

Les parents ont une responsabilité de mettre des cadres et des limites à l’enfant, tant au niveau éducatif que de l’utilisation de certains jeux. Mais il est normal qu’un enfant réclame un pistolet ou un jouet de guerre populaire auprès de ses amis. Selon certains psychologues, en interdisant formellement à un enfant ce type de jeu, nous risquons davantage de le perturber qu’en le laissant jouer. L’interdiction abrupte peut laisser des images à l’enfant beaucoup plus nuisibles que de le laisser jouer comme tout le monde.

Il semble que par l’intermédiaire du jeu guerrier, l’enfant peut exprimer une certaine violence en lui, qui se transformera en points positifs. C’est ce qu’on appelle l’abréaction, c’est-à-dire faire transparaître la violence et l’agressivité sous une autre forme, plutôt qu’elle se manifeste dans la cour de récré ou contre ses parents.

Comme plusieurs parents, je suis ambivalent sur les jouets violents. J’ai moi même joué au cowboy petit, malheureusement, je devais recharger mon fusil à chaque coup. Aujourd’hui, les nouveaux fusils lancent des roquettes par centaines !

À la lecture de tous les articles de spécialistes, je devrai peut-être changer mon fusil d’épaule et revoir mes positions conservatrices sur le sujet.

Ça suffit le «selfie» ! - mai 15th, 2014

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Ça suffit le «selfie» !

Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes à la veille d’un 7e match entre nos glorieux et les Oursons de Boston. Demain à la garderie, c’est une journée Canadiens…et oui, la marque «canadiens» s’invitent dans nos CPE ! Ma fille arbore fièrement un chandail rose de la Ste-Flanelle. Au moment de prendre une photo, ma fille prend une pose à l’image des «selfie» d’adolescentes.

À l’image de plusieurs de nos lecteurs parents, j’essaie de ne pas exposer le regard pur de mes deux filles aux images hypersexuées des artistes du web et de Musique Plus. La question se pose…d’où viennent ces influences et ces modèles qui pleuvent sur la toile.

Il ne lui manque qu’un téléphone intelligent pour faire partie du mouvement «selfie»…

Qu’est-ce qu’un «Selfie» ?

Selon, L’Oxford Dictionnary qui a fait de « selfie » le mot de l’année 2013, montrant l’importance du phénomène, un Selfie est une photographie que l’on a pris soi-même, en général une prise avec un téléphone intelligent ou une webcam et téléchargée sur les médias sociaux.

Les québécois ont dernièrement cherché la meilleure manière de traduire en français le mot « selfie ». Ils sont tombés d’accord pour le mot « autophoto » ou « egoportrait » afin d’appuyer sur le caractère narcissique de la pratique.

Les «Selfie» ne datent pas d’hier !

Le premier «Selfie» de l’histoire daterait de 1839 !

Distractify et le Huffington Post ont qualifié le premier autoportrait de l’histoire de la photographie, datant de 1839 de « selfie ». Ce n’est pas une découverte, juste un changement de paradigme par l’apposition de ce petit mot du XXIe siècle.

L’homme sur la photographie c’est Robert Cornelius, l’un des premiers américains à avoir fait l’acquisition du daguerréotype, l’année de sa sortie. Il en perfectionne la technique et devient célèbre avec ce portrait, qui est la première photographie connue d’un être humain : lui. Au dos de la photographie, est inscrit « The first light picture ever taken » il semble désormais que la surprise ne soit plus que ce soit la première image faite par la lumière mais « the first selfie ever taken ».
Voici donc l’une des premières pratiques de l’appareil photographique dans l’histoire : avoir une image de soi, figée, à jamais.

Une mode qui ne semble pas s’essouffler !

Le Selfie est aujourd’hui une inspiration pour le monde de la pub et du marketing. Les grandes marques à l’image des célébrités qui polluent la toile de milliers de clichés de leur petite personne veulent emboîter le pas et profiter de la vague. Vous aurez compris que je ne suis pas le fan #1 de ce mouvement. Probablement que je n’ai pas compris l’intérêt ou toutes les possibilités…

Quand un phénomène s’impose, les fabricants de téléphone intelligent ne sont jamais bien loin…

Votre téléphone n’a pas de caméra frontale? Votre cellulaire est une antiquité! En 2014, la caméra frontale n’est plus une option ou une originalité, elle est une fonction de base. Le responsable ? Le «Selfie» bien sûr !

Le téléphone Nokia «Superman» attendu en juillet sera axé sur les capacités d’une caméra de face de 5 mégapixels à l’avant pour faciliter davantage le mouvement des «Selfie». Quant à lui, le fabricant chinois Huawei prépare une grande offensive pour s’imposer sur le marché du Smartphone avec le Selfiephone en permettant de prendre des selfies en mode panorama, pour les groupes. Et pour ne rien laisser au hasard, Huawei a donc déposé le nom ” groufie ” pour désigner cette fonction.

Les applications

De nouvelles applications spécialisées dans les selfies font leur apparition, comme par exemple, Shots of Me destinée aux ados et propulsée par un investissement de plus d’un million de dollars de M. Selfie lui-même, Mr Justin Bieber.

Un autre joueur peut compter sur d’importants investisseurs américains : Frontback, Cette application développée par l’entrepreneur belge Frédéric Della Faille permet d’utiliser les deux caméras pour un seul cliché.

Narcisse

Dans la mythologie grecque, Narcisse était insensible à l’amour. Un jour, il vit son reflet dans l’eau claire d’une source, et il tomba amoureux de sa propre image. Face à cette passion sans espoir, il préféra se suicider.

Troublant cette histoire quand les comparaisons se multiplient avec le phénomène des «Selfie».

Bien que votre humble auteur semble un peu exaspéré du mouvement, le Selfie, une pratique aujourd’hui des plus ordinaires semblerait répondre à un besoin et aurait des vertus thérapeutiques sur notre belle jeunesse. Faire d’un portrait de soi, loin d’être un geste autocentré, est une façon d’entrer dans les rangs et de s’affilier à une communauté. Le selfie permettrait à de nombreuses personnes de prendre confiance en elles.

Nos artistes, sportifs et politiciens ont-ils réellement besoin de gonfler leur confiance ?

Le selfie a véritablement contaminé le monde de la mode, des popstars, des sportifs, et même… des politiciens. Le selfie s’est imposé comme le moyen privilégié de détendre l’atmosphère pendant la campagne électorale. Si plusieurs partis se sont prêtés au jeu, Bernard Drainville a définitivement surpassé ses adversaires, accumulant les selfies avec ses collègues, des étudiants et même les journalistes.

Que penser du gala Artis de TVA où il y a eu vraiment abus du concept !

À travers les grandes manifestations culturelles populaires ou dans leur quotidien, on ne compte plus les selfies de Rihanna, Bieber, Miley Cyrus, Snoop Dog, Kim Kardashian ou encore Lou Doillon. Usain Bolt, Fernando Alonso et bien d’autres. Bill Clinton aussi. Michelle Obama, ses filles et leur chien s’y sont mis. Nadine Morano n’arrête plus. Bref, qui dit personnalité connectée dit egoportrait.

Et quand les grands de ce monde ne le font pas d’eux-mêmes, il y a toujours quelqu’un pour les inclure dans leur selfie. Ça a été le cas du Pape François en août dernier.

Vous pensez avoir tout vu?

Le selfie spatial d’Aki Hoshide : http://en.wikipedia.org/wiki/Space_selfie

Testez votre Selfie !

Pour ceux qui voudraient tester l’efficacité de leurs égoportraits, une nouvelle étude détermine les facteurs à considérer pour réaliser une photo et la rendre aussi populaire que possible.

Aditya Khosla, un étudiant en doctorat du Laboratoire d’Informatique et d’Intelligence Artificielle (CSAIL) du MIT, a développé un algorithme qui s’appuie sur des informations recueillies à partir de plus de deux millions d’images postées sur Flickr. Cet algorithme peut prédire avec exactitude le niveau de popularité qu’une image va atteindre. Dans le cadre de ses recherches, menées conjointement avec Atish Das Sarma des laboratoires de recherche eBay et Raffray Hamid de DigitalGlobe, Khosla a même mis en place un site internet où chacun peut soumettre sa photo et l’algorithme se charge de prédire sa potentielle popularité. http://popularity.csail.mit.edu/

Il est toujours fascinant de constater à quel point les gens ont besoin de gonfler leur égo sur Internet et la quête sans fin d’attention. Je ne juge pas ceux qui pratiquent le selfie et tant mieux s’ils y retrouvent du plaisir et que le nombre de «like» leur permet de passer une meilleure journée. Je ne suis peut-être juste pas prêt à voir mes petites filles grandir et prendre des poses suggestives… quelqu’un a un collège de filles de religieuses à me suggérer ?

Ne posez pas un lapin à vos clients! - avril 4th, 2014

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Ne posez pas un lapin à vos clients!

Avez-vous planifié une campagne pour Pâques cette année? En tant que deuxième fête la plus importante de l’année, Pâques présente une importante opportunité de marketing en ligne…et pas seulement pour les acteurs de l’industrie alimentaire!

Avec plus de personnes surfant à la recherche de cadeaux, de nourriture et d’escapades pour le weekend de Pâques, internet offre une plate-forme unique…même pour la plus petite des entreprises de se faire remarquer avec une campagne habile.

L’exemple le plus intéressant cette année à notre avis est celui de la ville de New York qui prépare une chasse aux oeufs de Pâques à l’ancienne avec une touche du 21e siècle : Le public chassera les oeufs dans le cadre d’un concours interactif en utilisant une application Smartphone à travers la ville. http://thebigegghunt.org/

Pourquoi Pâques n’est pas le même jour chaque année?

Chaque année, la date de Pâques varie. Qui décide de la date de la fête de Pâques?

Saviez-vous que des considérations astronomiques servent à déterminer la date de la fête de Pâques, qui change à chaque année?
À la différence de Noël ou de la toussaint, la date de Pâques change chaque année, c’est une fête «mobile»!

La fête de Pâques est mobile selon un savant calcul lunaire, mais les chasses aux œufs de Pâques impliquant les téléphones mobiles se comptent à la douzaine.

Le fameux calcul…

1. Il faut attendre l’équinoxe du printemps qui tourne autour du 21 mars, (jour de la fête du printemps chez les peuples anciens, et même, premier jour de l’année chez les romains).
2. On attend la pleine lune suivante (donc première pleine lune du printemps).
3. Puis, Pâques est le dimanche qui suit.
Résumé : Pâques se tient donc le premier dimanche suivant la première pleine lune du printemps.

En 2014, Pâques sera le dimanche 20 avril 2014 !

Pour certaines familles, le weekend de Pâques est synonyme d’un long weekend à New-york. Pour d’autres, la multiplications des réunions familiales et pour d’autres un weekend familial à la maison en famille.

La «résurrection»… des ventes de chocolats pour les fabricants après la St-Valentin…

À l’occasion de la semaine de Pâques, plus de 32 000 tonnes de chocolat seront vendues !

Les dépenses des vacances de Pâques *
Dépenses annuelles totales sur tous les produits de Pâques 14,6 milliards $
Dépenses annuelles totales en bonbons de Pâques 2,1 milliards $
Montant annuel moyen dépensé en ligne sur des bonbons de Pâques, des vêtements et des fournitures 225,43 $
Montant moyen consacré aux vêtements 60,55 $
Montant moyen consacré aux bonbons 28,11 $
Montant moyen consacré à l’alimentation pour Pâques 61,74 $
Montant moyen dépensé sur les fleurs à Pâques 31,66 $
Cadeaux 46,70 $
Décorations 28.11 $
Cartes de vœux 17,20 $
Autres 40,82 $

Sucrerie de Pâques
120 millions de Livres de sucreries de pâques achetées chaque année;
16 milliards de Jelly beans faits pour Pâques
70% des bonbons de Pâques achetés sont du chocolat
90 millions de lapins en chocolat pour Pâques faits chaque année
76% des Américains affirment que les lapins en chocolat doivent être consommés les oreilles en premier.

Que serait Pâques sans la chasse aux œufs de Pâques et son célèbre lapin?

L’origine du lapin viendrait d’une légende allemande dans laquelle une femme pauvre, ne pouvant offrir de douceurs à ses enfants, décora des œufs qu’elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs. Depuis lors, les enfants fabriquèrent un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs durant la nuit.

Il est révolu ce temps où les chasses aux œufs de Pâques se composaient simplement de jeunes dans la cour arrière équipés d’un panier à la recherche de délices chocolatés. Les humbles débuts de cette tradition ont fait place à une activité mondiale avec des milliers de personnes qui prennent part à la chasse.

Voici 10 des plus grandes et meilleures chasses aux œufs de Pâques à travers le monde
1. The Fabergé Big Egg Hunt, À travers le monde
2. Cadbury Werribee Park Easter Egg Hunt, Melbourne, Australia
3. Coconut Creek’s «Eggstravaganza», Florida, USA
4. EGGstreme Egg Hunt for Adults, Colorado, USA
5. La chasse aux œufs du Château de Vaux Le Vicomte, Maincy, France
6. Hot Cross Fun at Forest Adventure, Bedok, Singapore
7. Easter Egg Hunt in the Amazing Maze ‘n Maize, Auckland, New Zealand
8. Old Settlers Park egg hunt in the dark, Texas, USA
9. The Great Peter Rabbit Egg Hunt, Lake District, England
10. Cadbury’s egg hunt at uShaka Marine World, Durban, South Africa

Vous n’avez pas le temps de parcourir le monde en avril? Plusieurs chasses aux œufs de pâques sont organisées dans vos municipalités ou sur la toile!

Trois exemples rafraîchissants de campagnes pour souligner la fête de Pâques.

Tesco

TESCO

Dans le passé, beaucoup d’entreprises ont utilisé les microsites pour alimenter des chasses aux œufs de Pâques virtuelles, mais le distributeur britannique Tesco a relevé le niveau en 2013 en utilisant Google Street View.

Vous définissez simplement votre emplacement, puis vous naviguez dans les rues pour essayer de trouver des œufs. Les gagnants de la chasse se méritaient différents prix: des bons échangeables pour des chocolats (chez Tesco bien sûr!) et des produits Samsung Galaxy.

Le plus intelligent, c’est que le fait de «Partager» le jeu sur Facebook vous offrait la vue radar - qui rendait plus facile la recherche de quelques-uns des œufs et ainsi rejoindre un plus large public. Ensuite, vous aviez à donner à Tesco votre adresse courriel pour obtenir le coupon!

Amusante, cette campagne audacieuse a permis une capture de données innovante tout en attirant l’attention de millions de consommateurs à travers le Royaume-Uni à l’an dernier !

Orchard

ORCHARD

Orchard est une entreprise numérique créative en marketing de recrutement qui était pratiquement inconnue… jusqu’à sa campagne de Pâques 2013! Ils ont fait la preuve que vous n’avez pas besoin d’un gros budget ou une campagne de promotion qui n’a rien à voir avec vos produits ou services afin d’atteindre une notoriété certaine.

Orchard a offert «Des oeufs de Pâques en chocolat plus grand que votre tête!» aux personnes qui acceptèrent de les suivre sur Twitter. Tout ce que les gens avaient à faire pour gagner ces oeufs était de tweeter ce qui suit « I’d love an @Orchardtweets Easter egg that’s bigger than my head»

La compétition a duré seulement 4 jours avec 2 gagnants par jour, mais l’initiative a fait un gros buzz dans la tweetosphère. La campagne a considérablement augmenté leurs visites en ligne et contribué à leur notoriété. L’un des gagnants a même vendu aux enchères son œuf pour amasser des fonds pour un organisme de bienfaisance qui prend soin de lapins abandonnés.

Une histoire de relations publiques tous azimuts que l’argent ne pouvait tout simplement pas acheter !

UNREAL Candy

UNREAL

Le marché de la confiserie est très compétitif pour attirer les consommateurs à Pâques, mais une entreprise américaine s’est nettement démarquée avec une campagne virale en 2013.

Bonbons UNREAL a choisi de se positionner comme une entreprise proposant de vrais bonbons à base de vrais ingrédients. Leur campagne 2013 de Pâques s’articulait sur le dénigrement des compétiteurs offrant des bonbons de moins bonne qualité et tentait de convaincre le consommateur de les substituer par les «vrais» produits Candy. Une mascotte de lapin agissait comme porte-parole de la campagne et a entreprit la tournée « 2013 Easter Bunny Apology Tour». Le lapin demandait pardon d’avoir distribué des bonbons indésirables et a proposé les bonbons UNREAL® comme l’alternative de qualité. Des célébrités comme John Legend et Leonardo Dicaprio se sont même impliqués.

Quelques autres exemples intéressants de publicités de Pâques
http://www.1designperday.com/2013/03/11/45-most-creative-easter-advertisements/

Les festivités de Pâques peuvent constituer une occasion très intéressante pour maximiser vos ventes avec les familles. Pâques repose sur une thématique inspirante qui devrait stimuler la créativité des entreprises et une belle façon de gâter sa clientèle. Attention au piège de vouloir être trop commercial et d’instaurer des mécanismes de concours trop lourds, l’initiative doit être rafraîchissante, festive et engageante. Une belle occasion de faire découvrir vos installations lorsque la chasse aux œufs a lieu dans votre environnement…et n’oubliez pas, les chasses aux œufs pour adultes existent!

Joyeuse pâques!

*Source: Internet Retailer, Barna Group, National Retail Federation,
National Confectioner’s Association

Le scoutisme «frappe un nœud» ! - mars 13th, 2014

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Le scoutisme «frappe un nœud» !

Vous avez sans doute entendu parler de la jeune scoute qui a vendu pas moins de 117 boîtes de biscuits en à peine 2 heures devant un dispensaire de marijuana à San Francisco? Du haut de ses 13 ans, Danielle Lei a, sans faire un douteux jeux de mots, flairé la bonne affaire et compris l’irrésistible envie de manger chez les utilisateurs de marijuana.

Ce succès planétaire repris sur l’Internet et dans les médias, m’a amené à me poser la question sur l’intérêt et la situation du mouvement scoutisme actuellement chez les jeunes.

Quelques statistiques

Scouts Canada est l’organisation jeunesse la plus importante au pays qui offre des programmes stimulants pour les garçons et les filles âgés de 5 à 26 ans dans des milliers de groupes répartis dans la plupart des villes du Canada. L’association des scouts serait la 2ème plus importante organisation mondiale après l’ONU! Le mouvement scout compterait plus de 30 millions de membres garçons et filles répartis dans 160 pays. Ce qui fait du scoutisme le plus grand mouvement de jeune au monde et probablement la plus grosse ONG en fait de nombre de membres et de nombre de pays membres.

Qu’est-ce qu’un scout?

Vous croyez que le quotidien d’un jeune impliqué dans le scoutisme est de faire sa BA (Bonne action) en aidant les personnes âgées à traverser la rue, de marcher régulièrement en forêt et tomber sur un ours et faire des nœuds compliqués avec tous les bouts de ficelles qui trainent à la maison?…détrompez-vous !

La mission première des scouts est d’éduquer les adolescents et les jeunes adultes à devenir les adultes responsables de demain qui joueront un rôle constructif dans la société.

La protection de l’environnement, le développement de la paix, l’économie durable et la culture sont des thématiques au cœur de la philosophie qui anime le scoutisme.

Nous ne pouvons être contre la vertu et les valeurs humaines qui façonnent nos jeunes impliqués dans le scoutisme et il devient difficile de refuser d’encourager un jeune qui vend un calendrier de scout ou des biscuits à l’heure du souper. Avez-vous eu la chance de mettre la main sur l’édition 2013 ou 2014 du calendrier ? Les bédéistes québécois Michel Rabagliati, auteur de la série Paul et Patrick Doyon, illustrateur québécois de grand talent, nominé aux Oscars en 2012 pour son premier court-métrage d’animation Dimanche parrainent les deux dernières éditions de façon spectaculaire!

Alors pourquoi autant de préjugés sur le mouvement scoutisme ?

Lorsque Robert Baden-Powell en 1907 a développé la promesse, la vie en patrouille et les activités de plein air, il était loin de s’imaginer que ces concepts tout simples vieilliraient difficilement avec la technologie et le rythme effréné de la vie moderne. Les bases et la mission du mouvement étaient de contribuer à l’éducation des jeunes afin de participer à la construction d’un monde meilleur peuplé de personnes épanouies, la loi scoute est la règle que chaque jeune adhérent à un mouvement scout s’engage à respecter.

Voici les 10 lois sur lesquelles repose le mouvement :
i. Le scout mérite et fait confiance

ii. Le scout combat pour la justice

iii. Le scout partage avec tous
iv. Le scout est frère de tous

v. Le scout protège la vie

vi. Le scout fait équipe

vii. Le scout fait tout de son mieux

viii. Le scout répand la joie

ix. Le scout respecte le travail

x. Le scout est maître de lui-même

Chaque jeune a la possibilité de s’approprier cette loi et de la mettre en application à son rythme en fonction de ses points forts et de ses faiblesses.

« La loi est notre force (…); le scout n’est pas gouverné par des interdictions, mais guidé par des indications positives. » (Robert Baden-Powell)

Qu’en est-il au Québec?

L’Association des scouts du Canada a remarqué une grande perte de popularité, mais elle espère toutefois une recrudescence d’inscriptions au cours des prochaines années. Les fusions municipales, les scandales impliquant des animateurs scouts, quelques blagues d’humoristes connus, les origines religieuses du mouvement et le code vestimentaire a pu rebuter certains jeunes ou parents.

Bien qu’au niveau mondial, nous remarquons une recrudescence de popularité, du côté des Laurentides par exemple, c’est bien différent, le mouvement serait en perte de popularité depuis une vingtaine d’années. Alors que près de 600 jeunes pratiquent toujours le scoutisme, les données ont chuté de près de 50 % au cours des dix dernières années. À Saint-Jérôme, seulement une centaine de jeunes sont toujours actifs, a expliqué l’un des représentants.

Un deuxième phénomène serait une raison majeure de cette perte de popularité : «le déficit nature».

Le déficit nature

Le «déficit nature» chez les enfants est le terme développé pour expliquer que les enfants ne jouent plus dehors et n’ont plus de contact avec le monde naturel qui les entoure. Notre développement urbain, qui encourage la sédentarité, la télévision et les jeux vidéo est en grande partie responsable de ce déficit. Aujourd’hui, un enfant de cinq ans peut nommer des dizaines de marques de commerce mais ne peut reconnaître les arbres, fleurs ou oiseaux qu’il rencontre.

D’ailleurs, l’accès à la nature, comme l’accès à la culture, est plus difficilement accessible pour beaucoup d’enfants issus de milieux défavorisés. Le mouvement scoutisme est une solution économique et naturelle de pallier à ce problème.

La popularité de ces organismes souffre aussi du manque de bénévoles

Ma fille joue au soccer, l’été dernier, j’ai été approché pour être entraineur. Je n’ai jamais joué au soccer dans une ligue organisé et je ne suis pas familier avec tous les règlements de ce sport. On m’a expliqué qu’ils ont beaucoup de difficultés à recruter des parents bénévoles pour coordonner les activités de l’équipe. Au delà de la connaissance des bases du soccer, un bénévole doit conjuguer avec les commentaires déplacés des parents qui jugent l’utilisation et le temps de jeu de leur enfant. Beau défi de recrutement ! Les ligues sportives ont le défi aussi criant que le mouvement scoutisme et autres institutions similaires : recruter des bénévoles passionnés qui feront fi des préjugés persistants, des scandales et des controverses entourant le travail ingrat de bénévole…

Le scoutisme n’est plus que des rencontres où l’ont chantent des cantiques dans les sous-sols d’églises…

Je profite de cette chronique pour faire mon «coming out», j’ai été scout. Mes amis me parlaient de leurs expériences en camps de vacances d’où ils revenaient emballés et des nuits à dormir à la belle étoile. Bien que les bases du mouvement soient très nobles, en tout respect, je n’étais pas le plus emballé à prendre le leadership de démarrer une chanson de camps et m’intéresser outre mesure aux histoires de Mogli, je n’ai même aucun souvenir de mon nom de totem. Toutefois, les expéditions et les camps m’ont permis de m’éclater pleinement, de m’intéresser au plein air et de bâtir des relations avec des amis que je fréquente encore aujourd’hui.

En naviguant récemment sur les sites de scoutisme, j’ai remarqué l’évolution du mouvement : de nombreux projets à l’international, des aventures impliquant la technologie et le géo-catching, de nouveaux uniformes, du sport et des activités qui contrastent avec le sous-sol d’église !

Le marketing de ces organismes

Bien que j’ai croisé à de nombreuses occasions des kiosques de recrutement scouts dans des salons et événements et que j’ai consulté leurs brochures, il est très délicat pour moi de faire un diagnostic des stratégies de marketing et de communications des scouts sans avoir eu la chance d’en discuter avec eux et d’avoir une idée plus précise de leurs budgets, de leurs ambitions et de leur financement.

Les organismes scouts ou autres n’ont pas tous la chance des Scouts du Montréal Métropolitain de pouvoir posséder une chaine de plein air comme LaCordée (et oui !) pour générer des revenus. Autrefois, d’importantes entreprises finançaient les activités scouts dans leur programmes de philanthropie. Je n’ai pas un portrait fidèle de la situation actuellement. Toutefois, nous avons pu lire au cours des dernières semaines que Disney a retiré son financement des scouts des Etats-Unis pour le manque d’ouverture de l’organisme d’accepter des animateurs gais.

Les scouts sont à la croisée des chemins entre les valeurs du passé et le modernisme. Ils devront à l’image de la religion adapter ou adoucir leurs positions s’ils veulent présenter le scoutisme comme une alternative sérieuse et ouverte de loisir pour les jeunes. Pour plusieurs jeunes dont j’ai pu lire les propos sur la toile, le foulard et l’uniforme sont «ringards». Sans dénaturer le mouvement, il y a certainement de nombreux échanges et discussions dans ces organismes pour atténuer l’hémorragie au Québec et redorer le blason de cette institution mythique!

Je souhaite sincèrement que le scoutisme développe une campagne publicitaire renouvelée (bien que j’aie vu certains visuels intéressants au cours des dernières années). Un effort de communication qui saura interpeler notre belle jeunesse.

En attendant, on demande sur certains sites Internet scouts à des jeunes de bâtir un plan marketing en échange d’une «chaise de camping scoute»… http://www.scouts.ca/dmc/

Une idée intéressante d’impliquer les jeunes, mais j’espère que d’autres initiatives viendront supporter ce concours pour effectuer un réel virage…

Quelques secrets bien gardés des scouts!

Saviez-vous que :
• Ce sont les scouts qui ont fondé Centraide?
• Qu’en 1953, les scouts ont fondé les magasins La Cordée qui servaient de magasins de ravitaillement pour les scouts seulement et qui sont maintenant devenus la source principale de financement des scouts du grand Montréal en plus de créer des emplois.
• Que plusieurs personnalités connues à travers le monde et ici au Québec ont déjà fait partie du mouvement scout, des noms : Pierre Elliott Trudeau, Guillaume Lemay-Thivierge, Guy Mongrain, le maire de Montréal Gérald Tremblay, André Waters, Jean Chrétien, Marc Garneau, Bill Gates, Hillary Clinton, Bill Clinton, Harrison Ford, Ronald Reagan, Nancy Reagan etc…

VIRUS1334 - Neknomination - février 26th, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Neknomination

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à une fête arrosée «adulte» dont les invités avaient de 35 à 50 ans. Au sous-sol, il y avait une autre fête composée des enfants de nos hôtes et amis cégépiens qui jouaient au «beer pong». Quel beau «focus group» pour un propriétaire d’agence qui s’intéresse à l’anthropologie de la jeunesse et qui se sent interpelé par la «neknomination».

Qu’est-ce que la neknomination

Se filmer en buvant de l’alcool, partager la vidéo sur internet et désigner des amis qui devront faire de même dans les 24 heures : la «neknomination», un nouveau jeu qui se propage sur le web qui fait réagir tous les parents, les intervenants et les médias au cours des dernières semaines.

Les réseaux sociaux et la consommation d’alcool

Il y a bel et bien une recrudescence des phénomènes d’incitation à une consommation excessive et dangereuse d’alcool sur les réseaux sociaux. Toutefois, les jeux d’alcool ne sont pas nouveaux et propre à la nouvelle génération !

Quand avons-nous commencé à consommer de l’alcool? Il y a très longtemps! Une hypothèse présentée par les professeurs Dustin Stephen et Robert Dudley et appelée poétiquement “The Drunken Monkey Hypothesis” ,l’hypothèse du singe «chaud», explique même que l’attirance et l’addiction pour l’alcool présent dans les fruits mûrs aurait présenté un intérêt évolutif pour nos ancêtres hominidés. Nos problèmes d’alcool s’expliqueraient alors par les progrès récents de la technique et donc de la concentration en alcool quelque peu supérieure dans les alcools distillés que dans les fruits légèrement fermentés.

Les jeux liés à l’alcool ne datent pas d’hier !!!

Déjà au temps de l’Empire Romain, alors qu’on privilégiait initialement une consommation modérée des boissons alcoolisées, la conquête du reste de l’Italie par l’Empire qui s’acheva en 200 AV JC s’accompagna d’une valorisation des excès dans la consommation d’alcool et c’est dans ce contexte qu’apparût…le premier jeu à boire dont j’ai pu retrouver la trace.

Ce jeu était assez basique; les romains se contentaient de lancer un dé et de boire le nombre de verres que ce dé indiquait.

Est-ce que la fête est étroitement reliée à la consommation abusive et dangereuse d’alcool ?

Adultes ou jeunes prennent plaisir de l’effet euphorisant de l’alcool

Pour revenir à la soirée à laquelle j’ai assisté, certains adultes devaient présenter un taux d’alcoolémie très similaire aux jeunes du sous-sol qui se démarquaient davantage par la façon colorée de consommer leur alcool. Même que plusieurs adultes auraient bien aimé participer à cette joute de «ping pong» arrosée se remémorant leurs soirées arrosées de leur jeunesse.

Quand les réseaux sociaux s’en mêlent…

Au cours des dernières semaines, il est devenu pratiquement impossible de faire défiler votre flux Facebook sans rencontrer encore une autre vidéo de jeunes qui prennent part à la «NeckNomination» mélangeant l’alcool, les boissons énergisantes et parfois même des oeufs, du savon, de la nourriture pour chats ou pire, élevant la barre pour leurs «amis»…

Tout comme nos lecteurs, nous sommes très sensibles aux dangers liés à cette pratique que nous n’endossons pas du tout. Notre introduction de ce billet visait à mettre la table sur le côté historique des jeux de boissons qui expliquent à notre avis en partie ce phénomène.

Le principal danger de cette pratique repose sur le fait que le jeune se filme souvent seul «selfie» et n’aura pas l’aide d’amis ou de parents en cas de complication. Les cas recencés de comas éthyliques et de morts suite à la NeckNomination en font état.

De plus, les gens ne se limitent pas à une seule bière, malheureusement. On doit s’assurer de faire la bonne vidéo pour qu’elle soit vraiment virale et procurer notre «moment de gloire» auprès de nos amis. Certains trafiquent aussi la bouteille de vodka en la remplaçant par de l’eau pour épater la galerie…inspiré, l’autre va réellement boire une grande quantité de vodka à ses risques et péril.

Les organismes de sensibilisation devraient mettre en valeur des jeunes qui parlent aux jeunes et qui pourraient notamment leur expliquer qu’ils pourraient être soumis à des poursuites judiciaires jusqu’à l’homicide involontaire pour inciter ses amis à y participer.

Quand on est «taggé» dans un vidéo «neknomination» et qu’on a 24h pour «honorer» sa «neknomination», on peut ressentir, surtout chez les plus jeunes ou vulnérables, une pernicieuse pression sociale…avec comme objectif de devenir une vedette instantanée !

Ce que les jeunes peuvent faire…

Olivier Dion, l’ex-académicien de Star Académie a décidé dernièrement de réagir à sa manière en invitant les gens à suivre le contre-courant et à faire une bonne action, «One Good Action», plutôt que de participer aux «Necknomination». L’idée originale n’est pas de lui, comme ses chansons à Star Académie diront les mauvaises langues…

Mais, nous devons saluer son initiative d’avoir accepté le défi «One Good Action». Le chanteur a choisi d’acheter des repas chauds et de les distribuer à des gens qui en ont vraiment besoin. Il invite donc les gens à faire la même chose.

Plusieurs jeunes furent de fidèles téléspectateurs de Star Académie et il représente une figure populaire qui incite les jeunes à se questionner sur la question et proposer des alternatives à une mode qui ne s’éteindra pas à coup de publicités moralisatrices dans les médias ciblés pour les jeunes. On n’arrête pas un phénomène viral de la sorte. Cependant, on peut le contrecarrer par des mouvements internes et externes plus positifs. L’interdire ne changera rien. Pire, l’interdit créera une désirabilité encore plus forte chez certains.

Il y a quelques années, nous avons conçu une campagne de sensibilisation sur les effets des boissons énergisantes. Nous avions imaginé pour bonifier la campagne une discussion de déjeuner entre le parent et son enfant pour en discuter. Le parent était invité à questionner le jeune sur la quantité de caféine de ces boissons…Le problème est que plusieurs d’entre eux en discutaient entre deux gorgée de café… Il est important comme parent de se questionner sur ses propres comportements si nous voulons être crédible à leurs yeux.

La mouvance «Smart nomination» peut être tout aussi virale et même plus auprès des jeunes !

Se filmer entrain de faire quelque chose de positif plutôt que de se laisser aller à pathétique simple beuverie en solo est certainement plus stimulante!

Voici quelques exemples populaires sur le web :

Un jeune homme français a acheté des hamburgers et des bouteilles d’eau pour des sans-abris. Il s’était inspiré d’un Sud-Africain qui, au lieu de boire de l’alcool, a offert de la nourriture à des gens dans le besoin. Une jeune femme du Costa-Rica a, quant à elle, couper la poire en deux. Elle a d’abord ramassé des déchets sur une plage, puis s’est offert une bière en récompense.

La Smartnomination permet à certains de laisser aller leur créativité dans la conception d’une situation particulièrement cocasse ou ingénieuse. De faire valoir des talents de réalisateur-monteur par exemple. De détourner partiellement le mouvement par le biais d’une conscientisation originale et humoristique.

Aussi, la nicnomination qui vise à déplacer l’attention sur la necknomination :
http://www.mirror.co.uk/news/weird-news/nicnominate-neknomination-spin-off-nicolas-cage-3161253

La necknomination sera probablement qu’une mode passagère, mais l’Internet et la gratification spontanée du web génèrera certainement de nouveaux phénomènes tout aussi dangereux. Il est important que notre société et les parents se penchent plus sérieusement sur l’intimidation, la confiance en soi des jeunes et la sensibilisation avec des messages audacieux mieux adaptés pour la cible.

Les jeunes ne font pas lit à part avec leur cellulaire ! - janvier 30th, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Les jeunes ne font pas lit à part avec leur cellulaire !

À titre de spécialistes en marketing jeunesse, il nous étaient très difficile de ne pas s’attarder et commenter la plus récentes études de Jeunes Canadiens dans un monde branché qui vient tout juste de sortir.

Pour situer nos lecteurs, lancée en 2000, Jeunes Canadiens dans un monde branché est l’enquête la plus exhaustive jamais menée dans ce domaine au Canada. Ce projet de recherche a comme objectif d’observer et de mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des enfants et adolescents en ce qui concerne leur utilisation d’Internet.

Les données confirment plusieurs présomptions, mais devraient aussi faire réfléchir certains lecteurs sur leurs stratégies marketing auprès des jeunes. 62% des jeunes ne publient aucun contenu de leur cru. Est-ce que votre concours de création vidéo sera gagnant ?

L’enquête de HabiloMédias, Les grandes lignes

«Ce rapport est basé sur les données d’une enquête au niveau national menée par HabiloMédias en 2013 auprès des jeunes Canadiens. Cette enquête, effectuée en salle de classe, a sondé 5 436 élèves de la 4e à la 11e année dans chaque province et territoire et a examiné le rôle que jouent les technologies en réseau dans la vie des jeunes. La vie en ligne (le premier d’une série de rapports basés sur l’enquête) se penche sur ce que les jeunes font en ligne, les sites qu’ils visitent, leurs opinions et attitudes face à la sécurité en ligne, les règles à la maison sur l’utilisation d’Internet et l’Idée de se déconnecter des technologies numériques.»

Garçons - comment ils se connectent
58% possèdent leur téléphone cellulaire
49% utilisent l’ordinateur familial
27% possèdent leur propre ordinateur de bureau
66% ordinateur portable
6% bibliothèque/centre communautaire
47% lecteur MP3/ ipod touch
43% cellulaire
60% Console de jeu

Filles - comment elles se connectent
60% possèdent leur téléphone cellulaire
51% utilisent l’ordinateur familial
18% possèdent leur propre ordinateur de bureau
71% ordinateur portable
6% bibliothèque/centre communautaire
48% lecteur MP3/ ipod touch
47% cellulaire
27% Console de jeu

Quelle conclusion peut-on en tirer?
Attention, les jeunes filles jouent aussi aux jeux vidéo, mais les garçons sont plus susceptibles de brancher leur console sur Internet.

Quel type d’information nos jeunes vont-ils chercher sur Internet ?

Garçons
49% information/actualité
63% sport
32% arts et spectacles/potins
9% information sur la santé mentale
11% sexualité
16% information sur la santé
9% conseils sur les relations interpersonnelles

Filles
49% information/actualité
31% sport
53% arts et spectacles/potins
14% information sur la santé mentale
6% sexualité
20% information sur la santé
18% conseils sur les relations interpersonnelles

Deux choses intéressantes sautent aux yeux, les jeunes sont très intéressés par l’actualité, l’information et le sport.
De plus, il semble évident que l’Internet devient une source de référence qui remplace les cours de formations personnelles et sociales que nous avons connu.

Que font nos jeunes en ligne ?

Garçons
36% mettent de l’information sur les réseaux sociaux
49% lisent ou mettent de l’information sur d’autres sites sociaux
31% jouent des tours ou font des blagues
16% twittent
16% suivent les activités de parents et d’amis sur twitter
14% suivent les activités des célébrités sur twitter
71% jouent à des jeux en ligne

Filles
45% mettent de l’information sur les réseaux sociaux
55% lisent ou mettent de l’information sur d’autres sites sociaux
9% jouent des tours ou font des blagues
25% twittent
26% suivent les activités de parents et d’amis sur twitter
26% suivent les activités des célébrités sur twitter
47% jouent à des jeux en ligne

Les sites favoris des jeunes
youtube.com
Facebook.com
google.com
twitter.com
tumblr.com
instagram.com
minecraft.net
miniclip.com
hotmail.com
wikipedia.org

Conclusion

Le contenu de cette étude n’apprend rien de très nouveau à ceux qui suivent les tendances des jeunes sur leurs habitudes de navigation et l’utilisation des téléphones portables. Toutefois, elle confirme sur plusieurs points les études européennes et américaines.
Les résultats démontrent toutefois que les jeunes n’utilisent pas uniquement Internet pour se partager des vidéos cocasses ou des images ridicules, il demeure l’un des endroits de prédilection pour s’informer sur l’actualité, la santé mentale et la sexualité.

Le débat qui demeurera, est-ce que ces sources sont crédibles ? Est-ce qu’une information sur wikipédia peut-être considéré de qualité ? Certains puristes en douteront. Toutefois, la curiosité de ces jeunes n’est pas à négliger et les sites de sensibilisation, d’informations reconnus et nos grands réseaux d’information devraient peut-être se pencher sur les efforts qu’ils déploient pour devenir une référence pour ces jeunes intéressés et devenir LA référence.

Traditionnellement, il y avait un transfert de connaissances à travers la cellule familiale et dans les institutions d’enseignement. Aujourd’hui, les programmes scolaires ont changés, les parents peinent à suivre le rythme effréné des nouvelles pratiques et comportements de leurs enfants, l’Internet lui regorge de contenu mis à jour quotidiennement qui s’occupera de l’éducation des jeunes, pour le meilleur et pour le pire…vous devriez peut-être inculquer davantage des réflexes de discernements et questionnements à votre progéniture sur ce contenu auquel ils auront accès peu importe le filtre parental que vous installerez sur l’ordinateur familial.

Pour consulter le sommaire ou le rapport complet de cette étude, je vous invite à consulter les liens suivants :
http://habilomedias.ca/recherche-et-politique

Jeune Canadiens dans un monde branché - Phase III: La vie en ligne

VIRUS1334 - Bonne année MMXIV! - janvier 9th, 2014

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Bonne année MMXIV!

Le concept des résolutions est-il épuisé? Saviez-vous que si vous étiez nés en France entre1791 et 1797, vous auriez eu quelques années de répit de résolutions car le jour de l’An a été aboli!

Pour moi comme entrepreneur et professionnel, la période des fêtes a toujours été un moment stratégique de prendre une à deux journées personnelles pour revoir des stratégies d’affaires, évaluer de nouveaux projets et un moment pour faire un bilan des bons et des moins bons coups de l’agence au cours de la dernière année. Je ne prends pas des centaines de résolutions, j’en prends quelques unes que je m’engage à réaliser.

Avez-vous pris quelques minutes durant les fêtes, lors de votre planification annuelle ou au retour des fêtes pour vous questionner sur vos pratiques pour rejoindre la nouvelle génération de consommateurs et vous réserver un budget pour expérimenter quelque chose de «vraiment différent» cette année ?

L’origine des résolutions

Les résolutions ne seraient-elles pas en conflit avec la «charte» car elles ont des origines religieuses ? J’espère que nos gouvernements ne s’empêcheront pas d’en prendre peu importe leurs allégeances politiques.

Il semble que ce soit à Babylone, vers l’an 2000 avant Jésus-Christ, que la tradition des résolutions est née. Mais étonnamment pas un premier janvier! Les anciens Babyloniens ont fait des promesses à leurs dieux au début de chaque année qu’ils remettraient les objets empruntés et paieraient leurs dettes.

Il faudra attendre en 46 av. J.-C. pour que l’empereur Jules César statue sur un calendrier… Le premier janvier était dédié à Janus, dieu des portes et des commencements. Les Romains faisaient des promesses au dieu Janus s’échangeaient alors des pièces et des médailles, histoire de demander pardon pour leurs mauvaises actions.

Les premiers chrétiens profitaient aussi de cette journée pour réfléchir aux erreurs de l’année précédente et prendre les moyens nécessaires pour s’améliorer. Les islamistes, eux, devaient accueillir la nouvelle année en prenant la ferme résolution de rejeter tout ce qui est interdit par Allah.

Cette histoire et ses fondements importants devraient être communiqués davantage aux jeunes américains. En effet, vous le savez, j’ai le plus grand des respects pour notre belle jeunesse, mais je dois admettre que leur intérêt pour leur histoire mériterait d’occuper une place plus prépondérante dans leur vie et leurs études. Twitter a récemment publié les échanges de jeunes américains qui croyaient que les États-Unis ont été formés il y a 2014 ans, et que le jour de l’An est l’anniversaire de l’Amérique. Si le Nouvel An est l’anniversaire de l’Amérique, est-ce une autre année dans les différents pays? Bien sûr, certains échanges sont des moqueries, mais certains commentaires semblent malheureusement bien authentiques.

Croyez-vous que votre jeune a pris des résolutions pour 2014 ?

Pendant que vous portez davantage d’attention à l’Infopub AbRoller entre deux publicités de Nicorette, de «J’arrête j’y gagne» et des pubs de Nautilus avec la conviction de prendre les meilleures résolutions dont seulement 6% d’entre-vous réussiront à concrétiser au Canada…votre enfant lui tiendra vraiment sa résolution!

Cette année, sa résolution sera… de ne pas prendre de résolution ! Celle-là, il pourra facilement la tenir !

Chez les jeunes en 2014, deux résolutions arrivent en tête : ne pas prendre de résolutions et travailler mieux.

Vient ensuite le sport et la volonté de «maigrir».

Pour nos amis qui chapeautent des programmes de sensibilisation, il est intéressant de noter que si la prise conscience intervient majoritairement aux alentours du 31 décembre, les résolutions seraient aussi très présentes en juillet chez les jeunes. À la fin de l’année scolaire, ils prennent aussi des résolutions en vue de la rentrée du mois de septembre.

Voici 14 résolutions que vous pourriez prendre pour rejoindre les jeunes en 2014…

1. Offrez un produit ou une information honnête;
2. Éliminez au maximum les complexités dans vos campagnes;
3. Votre marque ou vos campagnes doivent inspirer les jeunes;
4. Soyez pertinents et constants;
5. Offrez un ROL “Return On Loyalty” (retour sur la fidélité) ;
6. Osez laisser le contrôle de votre marque et de vos stratégies aux jeunes…
7. Laissez les aller, car ce sont eux qui diffuseront votre message;
8. Laissez les critiquer et ajouter à votre marque;
9. Faites vivre vos campagnes à l’extérieur des murs de l’école ou de vos canaux traditionnels;
10. Concevez vos publicités et programmes à l’image des grandes marques, même si vous êtes dans le domaine de la sensibilisation;
11. Une bonne idée créative ne coûte pas nécessairement cher, osez ! ;
12. Testez vos campagnes sur des jeunes ! ;
13. Essayez un nouveau réseau social qui rejoindra peut-être mieux votre cible ;
14. Faites une campagne extraordinaire. «Les jeunes s’attendent à l’extraordinaire. Si vous faites une campagne extraordinaire, vous faites ce qui est attendu…» - Virus1334

Je vous souhaite vraiment une excellente année 2014! Que vous soyez ou non client de l’agence, nous vous souhaitons de faire cette année des campagnes qui auront un impact significatif sur les jeunes. Ils sont intelligents, ils aiment la publicité, comprennent vos messages et espèrent simplement que vous les rejoignez de façon originale, audacieuse, à travers les bons véhicules et ils se chargeront de propager votre message.

En 2014, quand je googlerai (si c’est un mot!)… «youth 2014», votre campagne apparaîtra-t’elle devant «The Presbyterian Church in Canada» ?

Bonne année MMXIV!

6 secondes d’extase - décembre 5th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

6 secondes d’extase

Votre agence vous propose un message de 30 secondes télé et vous leur laissez savoir que vous n’avez pas assez de temps pour passer tous les messages que vous désirez?

Le format 15 ou 30 secondes d’une publicité est un défi pour plusieurs entreprises d’exprimer avec créativité le contenu de leur message. Et bien dites vous que vos jeunes s’expriment aujourd’hui de façon très créative en format vidéo de 6 secondes!!!

Laissez moi vous présenter «Vine», une application de vidéo mobile gratuite très populaire qui permet aux utilisateurs de faire des clips vidéo de 6 secondes en boucle et les partager avec leurs abonnés.

Pourquoi faire un billet sur une application largement téléchargée sur les téléphones intelligents de nos lecteurs et leurs adolescents? Parce que certaines entreprises se questionnent toujours s’ils devraient ouvrir une page sur Facebook…mais surtout pour donner une petite dose de courage aux entreprises frileuses du Québec de s’y aventurer et de profiter pleinement du potentiel des nouvelles applications populaires.

Le Québec est reconnu à travers le monde pour sa créativité, nous devrions dominer les initiatives populaires de la communauté Vine, essentiellement basé sur la créativité!

Vine

L’application Vine permet aux utilisateurs de créer un court vidéo-clip de 6 secondes maximum par le biais de la fonction caméra de Vine. La caméra n’enregistre que lorsque l’usager appuie sur l’écran de l’appareil, donnant ainsi à la vidéo des allures de GIF avec l’addition d’un fichier audio. La principale différence entre ce système de capture GIF et celle de la capture vidéo classique est que l’image diffuse moins d’images par seconde. Ceci permet non seulement de réduire la taille des vidéos, mais également de rendre le chargement de l’application plus rapide.

Vine a été conçu par Dom Hofmann et Rus Yusupov en juin 2012. Colin Kroll a rejoint Vine en tant que directeur technique en juillet 2012. Voyant le potentiel unique de l’application, Twitter a rapidement acheté la société en octobre 2012, puis annonça le 24 janvier 2013 son arrivée comme une application gratuite d’IOS disponible sur les appareils Iphone et IPOD touch.

En quelques mois, Vine est rapidement devenue l’application de partage de vidéos la plus utilisée sur le marché. À partir de là, d’autres services de partage de vidéos ont commencé à voir leur utilisation diminuer. Le 9 avril 2013, Vine est devenue l’application gratuite la plus téléchargée de l’App store.

Afin de rendre l’application toujours plus accessible, l’application a été mise à disposition des systèmes Android le 3 juin 2013. Elle est disponible également sur Windows phone depuis le 12 novembre 2013 et disponible en français depuis quelques semaines.

Vine compte aujourd’hui plus de 40 millions d’abonnés.

Quelques statistiques

Je suis toujours aussi déçu du manque de statistiques récentes représentatives du Québec dans le domaine numérique en dépit des efforts honnêtes de certains organismes. Les jeunes québécois adoptent bien souvent les phénomènes mondiaux, mais parfois pas aussi rapidement que certains experts locaux le prédisent.

Les Québécois aiment les vidéos!

Le visionnement de vidéos sur le Web est en forte croissance au Québec. En fait, selon une étude du Cefrio datant de 2012, elle constitue l’activité de divertissement la plus populaire des adultes québécois sur le Web. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, la vidéo est un outil essentiel pour rejoindre les Québécois.

L’étude la plus intéressante pour aborder Vine est celle des chercheurs de GlobalWebIndex, une étude du mois dernier sur les consommateurs numériques dans une trentaine de pays.

La fréquentation de Facebook aurait chuté à 56 % au troisième trimestre de 2013 vs 76% au premier auprès des adolescents de 30 pays qui prétendent être actifs sur le réseau.

Où vont-ils à la place ?

Sans surprise, c’est les services de chat mobiles comme WeChat (principalement la chine), et partage de photos comme Instagram, Flickr et applications Snapchat (Facebook a essayé d’acheter sans succès Snapchat pour 3 milliards de dollars!) et Vine avec une augmentation des utilisateurs adolescents actifs de 639 %!

Le graphique d’accompagnement ci-dessous vous présente le portrait de ces changements.

Globalwebindex-where are they going?

La guerre des tweet vidéos

Facebook n’allait certainement pas rester de glace devant un tel succès. Facebook qui a fait l’achat de Instagram en avril 2012, prend les grands moyens et fort d’un milliard de personnes inscrites sur Facebook, et plus de 150 millions de personnes sur Instagram, le lancement d’un service vidéo s’imposait comme une option incontournable. Instagram longtemps identifié au partage photo, s’impose depuis juin 2013, comme un outil important d’enregistrement vidéo.

Les principales différences d’Instagram avec Vine sont de deux ordres :

D’abord, ses vidéos peuvent être environ deux fois plus longue, jusqu’à 15 secondes. 15 secondes…un format utilisé pour des campagnes publicitaires traditionnelles… Coïncidence? Certains spécialistes en doutent…

Deuxièmement, les vidéos ne jouent pas obligatoirement en boucle. Les utilisateurs peuvent choisir de rejouer la vidéo.
Les puristes voient dans le format plus court, un défi de créativité plus important pour séduire ses abonnés.

David contre Goliat…

Une start-up québécoise du nom de Cinemagram tente de se tailler une place dans l’arène des tweet vidéos. Techvibes Newsdesk le 30 janvier dernier la préférait à Vine. Cinemagram a d’ailleurs été finaliste pour le meilleur nouveau démarrage canadien de 2012! Une application qui sera à surveiller au cours des prochains mois.

Alors que les publicitaires internationaux adoptent Vine, les entreprises québécoises s’invitent timidement dans la communauté.

CAA Québec a proposé dernièrement un concours sur la plateforme auprès des jeunes. Le concours étant terminé, je n’ai pas eu l’occasion de constater l’engouement pour le concours et la plate-forme. Seules les deux vidéos gagnantes apparaissent sur la page concours. https://www.caaquebec.com/fr/actualite/communiques-de-presse/article/caa-quebec-invite-les-jeunes-a-parler-decoconduite-plus-de-1-500-en-prix-a-gagner-dans/

Promouvoir votre marque avec Vine…

1. Présentez vos nouveaux produits…
http://vine.co/v/bvlaYggdIiU
https://vine.co/v/hveHuWXrAQJ
https://vine.co/v/hi2WIxurwtD

2. Tutoriels sur l’utilisation de votre produit…
http://vine.co/v/bXHxYFezxlP
http://vine.co/v/bnvIpFKlhuQ
https://vine.co/v/hMFZhBnZ3Qa

3. Les dessous de votre entreprise…
http://vine.co/v/b6WBzOZZPLb

4. Amenez les clients à votre magasin…
http://vine.co/v/bnFHDu3vXOw

5. Prenez part à la fête…
http://vine.co/v/brh6j0Lprn3

6. Ce que le client veut…
http://vine.co/v/bnb5Vb9DPvw

7. D’autres initiatives intéressantes…
https://vine.co/v/hvXUd9n6Uv6
https://vine.co/v/h1zW6D3OKIJ
https://vine.co/v/b01j6APJlXH

En conclusion

Dans une époque où la culture de l’entreprise est plus importante que jamais, Vine et Instagram peuvent aider à mettre en valeur le côté humain de votre organisation et/ou votre cause.

L’engouement autour de Vine provient du défi de produire une vidéo en 6 secondes. Le potentiel créatif de Vine est infini et le secret est dans l’innovation. Vine a défié la compétition. Mais ce qui devrait lui permettre de maintenir son leadership et de distancer la compétition est la «culture distincte» et la philosophie qui alimentent les différentes vidéos et qui caractérisent la tribu des utilisateurs de Vine.

Serez-vous suffisamment courageux, créatif et innovant pour vous démarquer dans le Speed-dating de Vine?

Les friperies de luxe rient dans leur barbe! - novembre 13th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Les friperies de luxe rient dans leur barbe!

Vous visitez la boutique Urban Outfitter pour acheter un gadget ridicule pour votre party de noël du bureau et vous êtes consterné par la facture salée qui attend le jeune devant vous à la caisse pour des vêtements qu’on vous paierait et que vous refuseriez de porter? Vous allez à la chasse et vous croisez au plein milieu des bois un jeune moustachu vêtu d’une chemise de chasse avec d’épaisse lunettes sans force? Vous vous amusez en regardant un jeune dans la vingtaine fumant la pipe de votre grand-père? Vous avez sûrement affaire à un «Hipster»!

Hipster

Au goût du jour, le terme «hipster» remonte tout de même aux années 1930 et 1940 ! À l’époque, il désignait les jeunes blancs qui s’habillaient et écoutaient du jazz comme les noirs. Les «hipsters» sont facilement reconnaissables par leur manière de s’habiller qui jure de façon décalée. Ils arborent des couleurs et des motifs très originaux, souvent qualifiées de «kitch» !

Les chatons, les fleurs, les rayures, les jeans «slim» colorés et les chemises cintrées font partie intégrante du look de la nouvelle génération de Hipsters qui séduisent les jeunes filles en arborant un look androgyne. Les heures au gym sont compensées par des loisirs variés intégrant la culture underground et un intérêt pour la politique progressive.

Ils influencent la mode ! Un phénomène intéressant et un peu paradoxal, car ils fuient tout ce qui est culture de masse…un casse-tête pour les clients et les publicitaires conventionnels !

Ne vous méprenez pas, il est dispendieux d’arborer un look aux allures négligées. Cette nouvelle tendance fait le bonheur des friperies de luxe, des salons urbains branchés et des boutiques populaires auprès des jeunes. Les communicateurs en entreprise s’arrêtent parfois aux premières impressions et ne se doutent souvent pas que derrière cette génération échevelée et souvent barbue de 18 à 34 ans principalement se cache de jeunes gens très cultivés, diplômés, très créatifs qui pourraient influencer fortement leurs ventes et propager des modes.

Les hipsters rejettent les conventions de la masse et cherchent à se reconnecter à des symboles oubliés du passé ou un retour à des valeurs plus traditionnelles. Le jour où leurs pratiques et leurs intérêts deviennent grand public, ils repartent à la recherche de curiosités ou souvenirs du passé uniques et distinctives propres à leur groupe.

La saison de la chasse

À titre d’exemple, prenons le cas de La saison de la chasse en Alberta. Selon la province, plus de jeunes se lancent dans le sport. L’année dernière, il y avait près de 10 pour cent d’augmentation du nombre de jeunes chasseurs qui ont fait la demande pour un permis parmi les 26 à 35 ans et une légère hausse parmi les 18 à 25 ans.

Les témoignages des jeunes albertains témoignent d’une culture hipster. Certains avaient cessé de manger de la viande pour des considérations éthiques. La chasse s’imposerait comme la façon éthique et avertie de savourer son steak.

En effet, les jeunes veulent savoir la provenance de leur viande et s’assurer que le bétail se nourrit d’herbe en pleine liberté. Les jeunes interrogés s’identifiaient à la culture hippie prônant les activités permettant de se reconnecter et de prendre leur temps pour mieux profiter de la vie.
Les plus intenses comptaient même utiliser l’intégralité de la carcasse. Ils caressaient des projets de concevoir des sacs avec la peau de l’animal.

Les dénigreurs du mouvement hipster clament haut et fort que ces derniers s’approprient des symboles du passé ou des pratiques ancestrales pour l’image cool qu’elles projettent sans nécessairement s’y consacrer sérieusement.

À l’image de ces détracteurs, certains chasseurs et bouchers spécialisés dans les produits de la chasse semblent cautionner ces propos. Ils affirment que cet afflux de chasseurs novices ne maîtrise pas les pratiques appropriées, n’étiquettent pas correctement les animaux et chassent les mauvaises espèces animales et font fit des règles élémentaires de sécurité, de sûreté et de sécurité.

Mets ça dans ta pipe!

Un article du Devoir la semaine dernière faisait état du regain de la popularité du tabac à fumer dans la pipe auprès des jeunes. Un autre phénomène hipster? Les cigares n’ont pas la cote chez les hipsters encourageant trop le snobisme parfumé d’une odeur d’establishment et d’avidité corporatiste.

Les hipsters voient dans la pipe une occasion de prendre leur temps et de fumer un produit de meilleure qualité et souvent moins cher que les marques de cigarettes commerciales. Certains vont même jusqu’à entailler un bloc de bois et façonner leur propre pipe.

Vous devez remercier les hipsters!

Imaginez un épisode d’Occupation double regroupant des jeunes maigrelets de 18-34 ans barbus en train d’échanger sur la politique progressiste entre deux inhalation de pipe à tabac sur un air de vinyle d’un DJ obscur dans un salon aux fournitures vintage entre deux bibliothèques de grands classiques de la littérature.

On se moque des hipsters alors que l’on devrait les remercier parce qu’ils sont à la base de plusieurs tendances que l’on écarte aujourd’hui d’un revers de main mais qui filtreront tôt ou tard dans la culture de masse et que vous vous approprierez lorsque Clin d’œil le présentera comme un incontournable de la prochaine année. Avez-vous ne serait-ce qu’une vague idée de la manière dont est né tout ce qui vous amuse et vous passionne aujourd’hui?

La vie d’un vrai hipster…pas ceux qui arborent le look seulement…n’est pas une sinécure ! Imaginez le nombre de concerts indés affreux, de sets de DJ indigents, de lectures ennuyeuses et d’expositions artistiques douteuses qu’ils ont dû ingérer et subir presque chaque soir afin d’en identifier des tendances et en faire profiter les amateurs de culture de masse de toute une planète en vous évitant d’avoir à le faire!

Merci hipsters de maintenir bien vivante une culture diversifiée et riche à travers vos découvertes, on peut vous pardonner l’odeur de votre pipe à tabac.

P.S. Désolé à nos lecteurs hipsters pour certaines références un peu clichées à vos yeux de ce billet pour faciliter la compréhension du mouvement aux non-initiés. Vos points d’intérêts et pratiques changent heureusement à vitesse grand V et il est difficile de circonscrire des exemples précis et toujours actuels pour représenter une culture en constante mouvance.

Peu de bonbons dans la jarre pour les jeunes. - octobre 17th, 2013

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Élections : Peu de bonbons dans la jarre pour les jeunes.

De la gomme à mâcher pour inciter les jeunes à voter? Est-ce la solution pour inciter les jeunes à s’exprimer aux urnes ?

Est-ce que la base de jeunes électeurs est suffisamment importante pour faire fluctuer le vote aux prochaines élections municipales? Nos politiciens maximisent-ils bien leur temps en déployant des efforts en rencontrant une base d’électeurs qui se déplacent aux urnes à raison de 20 à 30% seulement? J’avoue être un peu déçu des propositions des différents partis confondus pour rejoindre les plus jeunes générations.

Bien sûr, quelques politiciens en cravate s’aventurent sur les réseaux sociaux. On espère que les politiques de partis sur le transport collectif, l’environnement, une île wifi, installer un YouTube format géant sur le silo numéro 5 et l’accès à la propriété pour les jeunes familles répondront aux aspirations des jeunes et les inciteront à aller voter…vraiment ?

La participation électorale des jeunes

Une étude réalisée pour le compte du Forum jeunesse de l’île de Montréal s’est penchée sur la participation des jeunes électeurs, âgés de 19 à 31 ans, aux élections municipales de 2005 et aux élections fédérales de 2006. Il en ressort que de 20 % à 30 % des jeunes électeurs inscrits sur la liste électorale se sont prévalus de leur droit de vote aux élections municipales. La proportion grimperait à 50 % lors des élections fédérales. Des chiffres nettement en deçà de la participation électorale de la population dans son ensemble.

Qui sont ces jeunes électeurs ?

Étonnamment, il y a dans notre société plusieurs jeunes qui sont déjà vieux jeu. Lorsque l’on affirme que notre premier grand projet de vie est l’achat d’une maison ou obtenir un premier bon emploi accompagné d’une sécurité d’emploi, d’un bon salaire, de vacances, d’assurances collectives et d’une conciliation travail/famille pour pouvoir être financièrement indépendants et se procurer enfin leur voiture, leur écran plasma ou même commencer à épargner en vue de leur retraite, nous sommes bien loin du «road trip» sac à dos et des voyages humanitaires qui insécurisent de nombreux parents québécois. Ce sont souvent ce segment de jeunes électeurs impliqué politiquement ou intéressé par la chose qui prennent la peine d’apposer un «x» sur un bulletin de vote.

Déjà que le temps de nos politiciens est compté pour consacrer du temps aux jeunes électeurs, que reste t’il pour nos YOLO ? Ces derniers qui sont prêts à prendre des risques et profiter pleinement de leur vie et ont des attentes parfois très différentes de nos politiciens.

Ainsi, à l’image des campagnes destinées aux jeunes, il est très difficile de regrouper une cohorte de jeunes et de faire une proposition qui rejoindra les aspirations de chacun. Les thèmes sont similaires, mais la façon de les communiquer et les solutions proposées doivent s’adapter à la réalité très distincte de certains groupes de jeunes au quotidien bien différent. Dans un monde idéal, un projet de société sur une thématique précise devrait proposer des solutions qui rejoignent les différents groupes.

À l’heure actuelle, aucun des sites des partis et le site d’Élection Montréal jevotepourmaville.ca ne proposent dans leurs plates-formes électorales, des actions concrètes ou d’incitatifs clairs pour les jeunes. Les jeunes sont plus touchés par les problématiques municipales qui affectent leur quotidien et ont un plus grand pouvoir d’influence sur leurs élus. Ils aimeraient contribuer à la vie municipale, mais se reconnaissent peu dans le système, les programmes, les politiciens en place, mais surtout la façon de communiquer et d’impliquer la population dans le changement. Ils n’ont pas de tribunes efficaces. Messieurs et mesdames les élus, vous seriez surpris de constater les opinions, la connaissance des dossiers des jeunes… ils ont un profond désir de changement !

J’ai relevé certaines initiatives visant à impliquer davantage les jeunes dans le processus d’élection. Certaines sont plus audacieuses et percutantes que d’autres, mais ont toutes le crédit de vouloir contribuer à impliquer notre belle jeunesse créative et dynamique.

1) Une parodie de la gomme bazooka Joe pour inciter les jeunes à voter?
http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-municipales/elections-a-quebec/201309/23/01-4692388-la-gomme-bazooka-joe-des-elections-municipales.php

2) «Vote camps»
La particularité des « vote camps » est qu’ils combinent une présence physique et numérique; les jeunes de partout au Québec sont invités à y prendre part en suivant la webdiffusion et à échanger sur les médias sociaux. http://votecamp.ca/

3) Électeurs en herbe
Le programme Électeurs en herbe œuvre au niveau secondaire
Le Forum jeunesse de l’île de Montréal a mis en place, avec ses partenaires, le programme Électeurs en herbe. Il s’agit d’organiser, dans les écoles secondaires, des simulations d’élections. Depuis sa mise en place en 2001, plus de 150 000 élèves dans 600 écoles ont participé à ce programme. http://www.electeursenherbe.com/

4) L’intégration de jeunes politiciens dans les équipes municipales.
Lors des élections municipales tenues dans l’île de Montréal en 2009, le Forum jeunesse de l’île de Montréal a dénombré 72 jeunes candidats — âgés de moins de 35 ans — dont 12 ont été élus. De son côté, pour la prochaine élection municipale, M. Bergeron affirme que sur les 65 candidats de Projet Montréal investis, 19 ont 35 ans ou moins. Il a par ailleurs pris l’engagement de nommer, s’il est élu, un jeune sur toutes les sociétés paramunicipales. Projet Montréal est-il le parti le plus orienté vers les jeunes, très difficile en ce moment à confirmer…

5) www.monconseil.ca
Les Forums jeunesse régionaux font la promotion du site www.monconseil.ca. L’application Mon conseil invite les jeunes à créer leur propre conseil municipal en nommant leurs amis à des postes de conseiller, mais la plate-forme permet surtout de partager leurs idées ou leur vision pour leur ville.

6) Imaginer Montréal
Mon initiative préférée et la plus disjonctée http://urbania.ca/canaux/ImaginerMTL, celle du magazine Urbania.

Du street golf tous les dimanches sur Rachel, au réseau de piscines flottantes, aux cabanes urbaines dans ses arbres du Mont-Royal, les idées ne manquent pas !

102 idées créatives pour repenser la vie en communauté de Montréal ont jaillies de ce projet. Tous les vendredis de l’été, les étudiants, guidés par des professeurs de l’UQAM, sélectionnaient 10 idées pour faire rayonner la ville et inspirer ses concitoyens. Afin de s’assurer de la pertinence de leurs idées, les étudiants prenaient le pouls de la population à l’aide de plusieurs vox-pop.

7) Quoi de mieux qu’un appel public dans les journaux pour inciter les candidats à se positionner publiquement en matière de saine alimentation et de mode de vie physiquement actif?

C’est le défi que s’est donné le Comité Saines habitudes de vie de la Matanie.

Dans cette lettre ouverte, ils ont mentionné 2 points importants : la situation actuelle préoccupante quant à la santé de nos jeunes et le rôle central que les élus peuvent jouer pour améliorer les choses dans leur milieu.

Des exemples concrets?

- S’assurer d’une offre alimentaire santé dans les arénas et les événements festifs.
- Offrir les activités de loisirs gratuitement (patinage libre, piscine).
- Déneiger et illuminer adéquatement les patinoires extérieures.
- Élargir les trottoirs pour favoriser le transport actif vers l’école, etc.

Les partenaires demandent aux candidats de se prononcer à ce sujet et de donner un signal clair aux électeurs qu’ils sont prêts à s’investir en matière de saines habitudes de vie.

En conclusion

Loin de moi l’idée de portée de mauvaises intentions à aucun des partis politiques, je n’ai pas eu l’opportunité d’assister aux prestations des différents candidats devant les étudiants. Mon propos repose sur les constatations d’un électeur intéressé par la politique qui suit avec beaucoup d’intérêt les différentes campagnes et la couverture médiatique que porte les journalistes à la campagne. Il demeure que la campagne n’est pas terminée et que d’autres tribunes seront disponibles aux candidats pour démontrer un réel intérêt pour la jeune clientèle d’électeurs.

Toutefois, je doute que nos politiciens auront énormément à s’inquiéter du mouvement étudiant et des jeunes tant et aussi longtemps que le vote Internet ne sera pas endossé et accepté. Ce dernier étant beaucoup plus adapté à nos jeunes revendicateurs plein d’idées et de convictions…

VIRUS1334 - Pas tous les «MÈMES»… - septembre 26th, 2013

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Pas tous les «MÈMES»…

Vous connaissez le chien d’Alcibiade?

Jadis à Athènes, Alcibiade, une personnalité haute en couleurs qui a fasciné ses contemporains, réunissant une intelligence reconnue et une beauté enviée a mené une jeunesse dorée en multipliant les frasques. Connu dès l’enfance pour son insolence, il aime les dépenses somptueuses et n’hésite pas à provoquer des scandales publics : l’anecdote la plus célèbre rapporte qu’il a coupé la queue de son chien, simplement pour que les Athéniens parlent de la queue de son chien plutôt que de lui.

Quel est le lien entre Alcibiade et les «Internet Meme» ?

En fait les «mème» sont un détournement humoristique…sur Internet.

Le mot «meme» est inspiré du grec ancien, a été inventé avant le phénomène Internet par le biologiste et spécialiste du comportement animal Richard Dawkins en 1976. Dans son livre, The Selfish Gene (Le Gène égoïste) et provient d’une association entre gène et mimesis (du grec « imitation »). Dawkins souligne d’ailleurs la parenté de son terme avec le mot français « même ». Les «mème» transmettent des caractéristiques biologiques, culturels et soumis à des mutations comme l’évolution de certains comportements animaux et des cultures.

Avec le développement du Web, le mot renaît et devient un objet culturel, le plus souvent humoristique, qui se diffuse très vite au sein d’une communauté en ligne, chacun des membres de cette communauté pouvant se réapproprier l’objet et en créer sa propre version.

Qu’est-ce qu’un «Mème Internet» ?

Selon Wikipedia, Le terme «mème internet» est un anglicisme utilisé pour décrire un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur internet. C’est une acception récente du terme mème, qui définit ce phénomène dans sa globalité. D’après l’Oxford English Dictionary, un «mème» est un élément d’une culture ou d’un ensemble de comportement qui se transmet d’un individu à l’autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non-génétique («an element of a culture or system of behaviour passed from one individual to another by imitation or other non-genetic means»).

En résumé, un «mème internet» est une idée simple propagée à travers le web. Cette idée peut prendre la forme d’un hyperlien, d’une vidéo, d’un site internet, d’un hashtag, d’un personnage récurrent, d’un lien hypertexte, un mot ou une expression, y compris une faute d’orthographe intentionnelle. Ce «mème» peut être propagé par plusieurs personnes par le biais de réseaux sociaux, blogues, courriels, fils RSS, YouTube, Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest, Flickr, Tumblr, canaux IRC, ebaumsworld, etc.

Un «mème Internet» est mutant, il peut parfois changer avec le temps, par hasard ou du fait d’un commentaire, d’imitations ou d’une parodie. Les «mèmes internet» peuvent évoluer très vite, connaître une deuxième vie et les meilleurs se répandront à l’échelle de la planète, disparaissant parfois après quelques jours suivant leur publication…au grand désarroi de leur créateur !

Si des mèmes connaissent un succès relatif sur le Web, quelques espaces communautaires sont reconnus pour comme des encyclopédies : 4chan, et plus particulièrement son sous-forum /b/, mais aussi MemeCrusher et des agrégateurs sociaux comme Reddit. Les «mèmes» les plus populaires obtiennent une place dans des éditeurs semi-automatiques, comme QuickMeme et la communauté meme YTNMD. Les mèmes ont leurs propres encyclopédies compètes en ligne, comme le site knowyourmeme.com, qui retrace l’histoire des mèmes les plus populaires.

Bien que ce dernier fait un travail très honnête pour tenter d’expliquer les raisons du succès de plusieurs «mèmes», il semble difficile d’établir une “recette” et prédire le succès ou l’échec d’un «mème». Le succès d’un «mème» est souvent le fruit du hasard ou d’un accident.

Le succès d’un «mème» repose principalement sur l’humour, un ton décapant et l’absurde. Une communication décalée par rapport à un contexte, en combinaison avec des images, est la base des «mèmes» sur internet. Le défi est d’impressionner la toile en modifiant des «mèmes» et en repoussant les limites.

Quelques exemples notables de «mèmes»:

• Vous répondez à une blague en écrivant « LOL! » ;
• Le planking : vous publiez une photo de gens en public à l’horizontal comme une planche ;
• Vous téléchargez une courte vidéo de gens qui dansent au son du Harlem Shake;
• Le owling (faire la chouette et se prendre en photo);
• Vous recevez une photo d’ours en chute ;
• L’un de vos amis publie une photo parodiant un policier utilisant du gaz lacrymogène ;
• Le batmanning (faire batman et l’immortaliser par une photo)
• Le milking (se verser du lait sur la tête dans un lieu public)
• L’unicorning : le principe est tout simplement de se faire prendre en photo arborant un masque de licorne dans un lieu ou un contexte inapproprié (c’est à dire plus ou moins n’importe où et n’importe quand), puis de partager l’image sur Internet.
• Toutes les autres parodies issues des phénomènes suivants :
Slender Man / Les Chuck Norris Facts/ Le Nyan Cat / Le Rick Roll/ Pedobear/ Gangnam Style/ Fus Ro Dah de Skyrim/ This is sparta/ Epic Sax Guy, saxophoniste des SunStroke Project, etc.

Et au Québec ?

Très majoritairement en anglais, les mèmes sont-ils un phénomène typiquement américain ? Peu d’exemples de mèmes québécois convaincants et issus de la culture québécoise transigent sur la toile. Bien sûr, quelques frasques de Téquila Heineken, pas l’temps de niaiser, de joueurs du canadien et tout au plus.

Quelques sites québécois à visiter : quebecme.me, montrealmemes.com et petitpetitgamin.com sont des sources intéressantes.

Les publicitaires et les entreprises s’intéressent aux «mèmes»

Les spécialistes des relations publiques, de la publicité et plusieurs commerçants fantasment à l’idée de créer un «mèmes internet afin de créer un « buzz » pour leur produit ou service. Les «mèmes Internet» sont en effet considérés comme rentables et, parce qu’ils sont d’une certaine façon un phénomène de mode et pourrait contribuer au succès d’un produit.

Toutefois, la littérature démontre peu d’exemples rentables d’initiatives commerciales réellement voulues de «mèmes Internet» commerciaux. Les entreprises ont plutôt engagé les vedettes de ces «mèmes» vidéos pour les transposer en caméo ou comme personnage principal de leur publicité.

Une entreprise qui voudrait calquer les pratiques typiques des créateurs de «mèmes» risque de s’exposer à une autre réalité, celle des droits d’auteurs. Les chances qu’un internaute dans son salon se fasse poursuivre pour des droits d’auteurs sont très faibles. Toutefois, une entreprise avec des moyens plus importants qui s’accaparerait une œuvre ou photo sans en informer le créateur sera rapidement sous le radar.

«Mème» pas nouveau…

Le personnage dessiné “Kilroy was Here” peinturé sur les murs à la bombe d’aérosol avant la deuxième guerre mondale, un stencil de lutteur célèbre des années 80 “Andre the Giant Has a Posse” , Alfred E. Neuman, que le magazine Mad a utilisé comme mascotte sont autant d’ancètres célèbres «mèmes» aux Psy et son Gagman Style et à la célèbre affiche The Obama “Hope” Poster crée par le designer graphique et artiste de rue Shepard Fairey durant l’élection présidentielle de 2008 qui a connu plusieurs vies dans le merveilleux monde du «meme». La pratique existe depuis toujours…ce sont les moyens qui ont évolués !

Les historiens s’expliqueront peut-être difficilement ce phénomène dans le futur…Entretemps, les «Internet meme» ne semblent pas un phénomène passager qui semble s’estomper. Je dois avouer avoir un certain plaisir à regarder ces créations et j’avoue être profondément surpris qu’avec toute la créativité, la culture propre au Québec et nos scandales quotidiens dans les médias… si peu de «mèmes» à saveur québécoise se retrouvent sur le Web…

Quelques exemples de «mèmes» :
meme

Source : Know your meme

Cédric, 14 ans aimerait vous inviter sur LinkedIn - septembre 5th, 2013

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Cédric, 14 ans aimerait vous inviter le 12 septembre prochain à rejoindre son réseau professionnel sur LinkedIn

Le réseau social professionnel Linkedin ouvrira ses portes le 12 septembre prochain aux universités et aux jeunes de plus de 14 ans. Une initiative visant à mieux outiller les jeunes dans leur choix d’études et d’institution, mais surtout un outil redoutable pour les recruteurs qui représenteraient près des 2/3 du chiffre d’affaires de Linkedin.

LinkedIn a déjà une longueur d’avance en matière de parcours professionnels. Ces initiatives devraient donc lui permettre d’offrir davantage d’information à propos du parcours scolaire de ses utilisateurs. Facebook, qui permet aux jeunes de créer un profil à partir de 13 ans et qui a été lancé sous la forme d’un réseau social pour les étudiants universitaires, fait quelque peu ombrage au réseau professionnel sur ce plan. Cette situation pourrait toutefois changer…

Pour Linkedin, qui compte déjà plus de 225 millions de membres, il devenait difficile de se développer encore sans perdre son côté quelque peu élitiste. Le réseau reposant surtout sur des membres au profil de cadres supérieurs principalement, est en pleine mutation.

Au risque de décevoir plusieurs lecteurs qui basent presque qu’exclusivement leur stratégie de réseaux sociaux sur Facebook, ce dernier a perdu beaucoup de lustre auprès des jeunes qui vont ailleurs pour échanger avec des amis ou parler dans le dos de votre marque…Ceux qui fondent espoir dans leur consultant en marketing qui propose exclusivement Facebook, twitter et Youtube devrait jeter un coup d’œil à cette étude qui a fait beaucoup de bruit en 2012. http://royal.pingdom.com/2012/08/21/report-social-network-demographics-in-2012/


Pourquoi Linkedin réussirait aujourd’hui où les géants de ce monde peinent à consolider leur place ?

LinkedIn a fait un geste audacieux pour tendre la main lui-même à cette très lucrative et si volage audience : les élèves du secondaire. L’entreprise compte déjà 30 millions d’étudiants et jeunes diplômés dans le cadre de son réseau. Les étudiants ont le segment d’audience présentant la plus forte croissance sur LinkedIn l’an dernier, et la tendance devrait se poursuivre…

LinkedIn propose un créneau en matière de parcours professionnels pratiquement unique dans lequel facebook et google+ peuvent difficilement se comparer, distançant ainsi ses compétiteurs sur ce volet. Cette nouvelle initiative devrait donc lui permettre d’offrir davantage d’informations à propos du parcours scolaire de ses utilisateurs et amorcer une relation à long terme avec ces derniers.

LinkedIn ne cesse de muter depuis environ deux ans. Cette fois, il a décidé d’abaisser la limite d’âge d’inscription à son service de 18 à 14 ans et ainsi fidéliser de futurs professionnels à l’usage de ses services. À noter que les utilisateurs mineurs disposeront de paramètres de confidentialité différents afin de limiter la divulgation involontaire d’informations. D’ailleurs, leurs comptes ne seront pas accessibles depuis Google. Finalement, leur identité ne sera pas complètement visible sur le site et seuls leurs contacts de premier degré pourront échanger avec eux.
La décision d’abaisser l’âge d’inscription au réseau conjointement au lancement de pages universitaires «University pages» permettra de multiplier les relations entre les professionnels, les recruteurs, les anciens élèves et les étudiants actuels.

Linkedin…un «conseiller en orientation» redoutable !

Fort de la richesse de son graphe relationnel uniquement basé sur des informations professionnelles, Linkedin pourrait proposer à ces nouveaux jeunes membres, des pistes d’études, puis de carrière, en s’appuyant sur leurs passions et basées sur une étude approfondie et automatisée des parcours de l’ensemble de ses abonnés. Il pourrait ainsi conseiller une étudiante de 14 ans qui rêve d’être directrice marketing, non pas en lui indiquant le bon baccalauréat à passer et les grandes écoles de gestion dans lesquelles s’inscrire, mais en s’inspirant des trajectoires de ceux qui occupent aujourd’hui ce type de poste.

Les jeunes pourront même évaluer de quelle institution proviennent les plus grands leaders de notre société ! Il sera intéressant de recenser les universités qui s’imposent comme les pépinières principales des meilleurs gestionnaires.

D’autre part, à la manière des pages entreprises, les universités pourront ainsi créer leur page «University pages» et y renseigner les étudiants en quête d’informations (programme, débouchés, évènements, portes ouvertes, périodes d’inscriptions…etc.). Ces derniers pourront de plus rechercher l’université qui leur convient et entrer en contact et se connecter avec les établissements ou les élèves, anciens comme actuels pour obtenir leurs points de vue sur l’école.

LinkedIn pourrait éventuellement tirer parti de ces liens afin de lancer un programme de vérification de diplôme, par exemple. L’ancien pdg de Yahoo! a eu énormément de difficultés à s’excuser de son faux diplôme en informatique. Vos collègues ont-ils réellement complété leurs études? Linkedin pourrait bientôt permettre à certains employeurs de découvrir le «pot aux roses» et seraient sans doute prêts à payer…

Conclusion

Alors que les «University pages» sont actuellement disponibles que pour un nombre limité d’universités , LinkedIn indique que des milliers d’autres écoles auront accès à leurs pages de l’Université au cours des prochaines semaines.

Découvrez quelques-unes des 200 universités dont McGill http://www.linkedin.com/company/mcgill-university qui ont adopté leurs pages. Ces pages universitaires ne sont pas seulement une percée pour les élèves du secondaire, elles sont également importantes pour la stratégie de marketing Internet des bureaux d’admissions des universités pour plusieurs raisons. Plus particulièrement, le département marketing de nos institutions a maintenant la possibilité de se connecter avec les futurs étudiants et leurs parents durant les premiers stades de la recherche universitaire.

Entre deux conflits de carrés rouges, j’espère que les administrateurs de nos institutions universitaires québécoises sortiront le drapeau rouge à leur département de communication pour profiter rapidement des opportunités des nouvelles pages universitaires de Linkedin…si ces derniers n’y croit pas…peut-être votre fondation universitaire y verra un eldorado pour leur collecte de fonds…

Journée internationale de la jeunesse - août 14th, 2013

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Journée internationale de la jeunesse

Nous sommes le 12 août, il est 20 heures, j’espère toujours qu’une initiative majeure ou audacieuse au Québec soulignera la Journée internationale de la jeunesse, une fête célébrée dans le monde entier le 12 août de chaque année. Ma vigie des réseaux sociaux et ma revue de presse ont présentés des résultats plutôt décevants…

Bon d’accord, les journées mondiales se multiplient et leurs assises sont parfois discutables : Journée mondiale de la serviette, des gauchers, de la procrastination et j’en passe. Mais une fête pour la jeunesse ?

Une province comme le Québec avec un secrétariat à la jeunesse piloté par notre première Ministre et son jeune dauphin prometteur, devrait motiver les instances jeunesses du Québec à célébrer leur apport à la société. Mais notre parti provincial n’a pas à rougir devant les timides communiqués de presse du côté fédéral du Ministre du Développement international et de la Gendarmerie Royale du Canada.

J’ai eu le privilège tout l’été de côtoyer au quotidien des jeunes extraordinaires à travers nos groupes de discussions et nos activations événementielles et Virus1334 a participé au Youthday à Toronto, un événement rassembleur pour la jeunesse. Mais où sont les salons jeunesse bien ficelés, les événements porteurs et rassembleurs pour les jeunes au Québec ?

Si ce n’était du dévouement de certains arrondissements et quartiers, de certaines maisons de jeunes, de centres jeunesse ou organismes locaux, les jeunes seraient exclus des manifestations populaires.

Peut-être que le Heavy Mtl au Parc Jean-Drapeau, ce weekend, était cette manifestation visant à reconnaître cette génération dotée de cette énergie qui permet de croire en un idéal et de tout faire pour l’atteindre…

L’actualité estivale regorgeait de nouvelles sombres portant sur l’intimidation sur ask.fm, des accidents de voitures, des viols et de certains comportements qui peignent un portrait très négatif de cette génération. Mais on oublie trop souvent deux caractéristiques essentielles de la jeunesse : son idéalisme et son volontarisme.

Les jeunes sont de plus en plus conscients des enjeux que représente la lutte contre la pauvreté, la préservation de l’environnement et l’augmentation de la population mondiale. Et ils veulent agir.

Dans tous les domaines, ce sont le plus souvent des jeunes qui stimulent l’innovation et le progrès. Ils prennent des initiatives et tentent des choses que des personnes plus âgées ne pourraient pas faire – notamment parce que ces dernières doivent éviter de prendre des risques afin de protéger leur famille.

Voilà une bonne occasion de les célébrer !

La Journée internationale de la jeunesse

Le 17 décembre 1999, dans sa résolution A/RES/54/120 , l’Assemblée générale a approuvé la recommandation de la Conférence mondiale des ministres de la jeunesse (Lisbonne, 8-12 août 1998) visant à faire du 12 août la Journée internationale de la jeunesse.

L’objectif de cette journée est de promouvoir ou mieux de développer, entre autres, la conscience des jeunes en ce qui concerne le Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà.

Ce programme s’étale sur dix domaines prioritaires :
• L’éducation
• L’emploi
• La famine et la pauvreté
• La santé
• L’environnement
• L’usage abusif des drogues et autres stupéfiants
• La délinquance juvénile
• Les loisirs sains
• Les filles et jeunes femmes

Le thème de la Journée 2013 :
« Migrations des jeunes : Faire avancer le développement »

«La Journée internationale de la jeunesse 2013 a pour thème « Migrations des jeunes : Faire avancer le développement ».

Les jeunes représentent une part importante des migrations internationales. En 2010, on estimait à environ 27 millions le nombre de jeunes migrants internationaux. Les migrants peuvent souvent profiter de meilleures opportunités et contribuent au développement des communautés et de la société au sens large, mais ils s’exposent aussi à des risques et peuvent se retrouver dans des situations inacceptables, victimes de la discrimination ou exploités.

La Journée internationale de la jeunesse 2013 permettra de sensibiliser le public aux opportunités et aux risques associés à la migration des jeunes, de partager des connaissances et des informations issues de la recherche et d’analyses récentes sur ce sujet et de faire participer les jeunes à des discussions sur leurs expériences en matière de migration.»

De son côté, le gouvernement du Québec souligne la Journée internationale de la jeunesse en invitant les jeunes à contribuer au site interactif www.destination2030.gouv.qc.ca. L’outil est très intéressant et porteur, mais la participation, le nombre de visites, de visionnements du clip et les interactions sont plutôt décevants. Les jeunes du Québec qui souhaite un réel changement devraient profiter de cette tribune pour s’exprimer. L’outil aurait avantage à être plus visible dans les écoles et auprès des jeunes. Je salue tout de même l’initiative.

La jeunesse à travers le monde

La génération actuelle d’enfants et de jeunes est la plus nombreuse de l’histoire, car près de la moitié des 7,1 milliards d’habitants de la planète ont moins de 25 ans. Parmi eux, plus de 90 % vivent dans des pays en développement, où une multitude se bute à des défis invraisemblables.

Le Yémen, le Bénin, le Burkina Faso, La Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo ont tous des populations composées de plus de 40% de jeunes.

Pendant ce temps, chez nous d’ici 2030, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus passera de 15 à 25 % au Québec…raison de plus pour donner de l’attention aux prochaines générations.

En attendant des manifestations jeunesses plus structurées au Québec et au Canada, j’irai célébrer la jeunesse en dansant le doundounba dans une Guinée bondée de jeunes.

Il est passé 22h, La journée mondiale de la jeunesse n’est toujours pas la bonne nouvelle TVA !

PS Journée mondiale du blog, le 31 août

Sources: Site de l’ONU et Parti Québécois du Québec

Papa, tu m’achètes un Kendama? - juin 14th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Papa, tu m’achètes un Kendama?

Vous connaissez le bilboquet? Il s’agit ici, non pas du célèbre glacier d’Outremont et encore moins la microbrasserie de St-Hyacinthe. Il est bel et bien question du jeu d’adresse qui consiste, par un mouvement utilisant une seule main, à lancer la boule retenue par la ficelle de façon qu’elle retombe sur la tige et s’y enfile seule. C’est un jeu de bois, du très « low tech »!

Or ici, dans les Cantons-de-l’Est, il fait concurrence aux nintendo DS et PSP de ce monde. Il sévit dans les cours d’école, à l’aréna, au supermarché, au parc et dans les rues. Quand on y porte une attention particulière, on constate qu’il ne s’agit pas de bilboquets classiques. Au lieu de faire retomber la boule sur une tige, le principe ici est d’effectuer des figures en faisant évoluer la boule sur différentes parties du manche. « Mais voyons papa! Ce n’est pas un bilboquet. C’est un ken-da-ma! Dis, tu m’en achètes un? »

La croissance de popularité du kendama serait phénoménale au Québec et ailleurs dans le monde. Il se pratique seul ou en groupe, en silence ou au rythme des musiques branchées de l’heure (http://www.youtube.com/watch?v=SNwUFDMSkZE). Certains pays se sont dotés de fédérations de joueurs de kendama. Celles-ci organisent des compétitions par niveau et par style (http://www.youtube.com/watch?v=ejLxGsGZO30). D’autres, dit-on, auraient poussé l’audace jusqu’à créer des chorégraphies autour du Kendama. S’il est en vogue ici, qu’en est-il dans son pays d’origine, le Japon?

JoJi, mon ami tokyoïte rigole. « Je n’avais jamais imaginé que ce jeu traditionnel japonais faisait sensation à l’étranger ». Impopulaire surtout après l’apparition de jeux de vidéo dans les années 1980, le Kendama, précise-t-il, se serait ranimé au 21e siècle. Aujourd’hui, beaucoup d’écoles primaires japonaises intègreraient ce jeu dans leur programme d’enseignement. La pratique du kendama contribuerait à améliorer le niveau de concentration des enfants. Joji m’explique que son fils de 8 ans commence sa journée, deux fois semaine, en jouant du kendama. Souvent, on en joue en récitant une comptine, notamment celle de la tortue (https://www.youtube.com/watch?v=q8X2Up2Zde0).

Le kendama aide-t-il vraiment la concentration des jeunes? Il semblerait que ce soit vrai. D’ailleurs, les jeux dits de motricité fine ont fait l’objet de nombreuses études et recherches en habiletés sociales et émotionnelles. Elles auraient démontré que leurs vertus sont multiples. Ainsi, elles ont révélé que la pratique régulière et systématique de ce type de jeu aiderait les jeunes à mieux exprimer leurs émotions, à mieux identifier les valeurs. Il leur enseignerait à se donner des objectifs et à planifier leur travail afin de les atteindre. Il développerait la persistance et favoriserait la confiance en soi.

Plusieurs études démontrent que la pratique régulière de jeux tel le kendama tend à améliorer la coordination des mouvements et de l’équilibre. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il retienne aussi l’attention des chercheurs japonais en intelligence artificielle et en robotique. De fait, certains programmes informatiques qui gèrent la coordination des mouvements de certains robots auraient été mis au point grâce à l’étude du kendama.

L’engouement d’une certaine jeunesse pour le kendama n’a rien d’étonnant, bien que ce jeu soit sans pile, sans capteur, sans écran et sans clef USB. Le Kendama est intuitif. Il donne l’occasion de se démarquer, de se faire remarquer. Puis, il fédère celles et ceux qui le pratiquent. Jumeler à Internet, il donne l’occasion de s’ouvrir sur le monde et de se faire voir par le monde. Mieux encore, il est « contagieusement » ludique.

Vous ou votre jeune ne jurez que par la haute technologie, surtout si elle est de toute dernière génération japonaise? Nul besoin de vous exclure de la vague Kendama. Vous pouvez, vous aussi profitez de certains de ses plaisirs. Il existe une version pour iPhone (https://itunes.apple.com/ca/app/kendama/id308840607?mt=8). N’attendez plus. Téléchargez-la!

Au fait, le kendama n’est pas aussi japonais qu’on le pense. C’est dans la France du 16e siècle qu’est né l’ancêtre du kendama, le bilboquet. Après avoir transité par la route de la soie, le bilboquet serait arrivé au Japon au 18e siècle. À cette époque, le bilboquet était un jeu d’adulte. Le joueur qui manquait son coup devait alors faire cul sec! Il faudra attendre les années 1920 pour que le Kendama prenne sa forme actuelle et devienne un jeu d’enfant.

« Papa! Alors, tu m’achètes un Kendama? »

Par
Paul-Guy Duhamel

Directeur de compte et analyste sénior, VIRUS 1334

Références :
• Ecological Psychology, The Dynamical Stability of Visual Coupling and Knee Flexibility in Skilled KendamaPlayers, Mariko Ito a , Hiroyuki Mishima b & Masato Sasaki ca Graduate School of Interdisciplinary Information Studies, The University of Tokyo, Japan b Faculty of Human Sciences, Waseda University, Japanc Graduate School of Education, The University of Tokyo, Japan, Published online: 07 Nov 2011
• Teaching by showing in Kendama based on optimization principle, Kawato, M.1; Gandolfo, F.; Gomi, H.; Wada, Y.1 ATR Human Processing Res. Labs., Kyoto, Japan, ICANN ‘94. Proceedings of the International Conference on Artificial Neural Networks

Le «buycott» du cellulaire… - mai 23rd, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Le «buycott» du cellulaire…

Les samedis matins endormants avec chéri à l’épicerie sont derrière nous! ‘’Oh non, j’ai oublié mon cellulaire chéri!’’ Les amoureux ne pourront plus partir de la maison sans leurs outils du parfait consommateur responsable, écologique, éthique, alouette! L’occasion de sensibiliser fiston aux enjeux environnementaux des entreprises est arrivée et gageons qu’il se battra pour avoir le téléphone en main. Mais de quoi parle-t-on ici exactement?

J’arrête de vous faire languir. Il y a quelques années le terme buycott est apparu. Bref rappel pour mettre tout le monde à niveau : ce mot, alors en opposition à boycott se voulait d’orienter le consommateur vers des choix plus responsables, des entreprises plus vertes ou plus éthiques. Aujourd’hui à l’ère des médias sociaux et des téléphones intelligents (très intelligents dans ce cas-ci d’ailleurs),ce mot est en mutation et bien évident il sera mis au service du commun des mortels au bout de votre index. www.buycott.com

Imaginez-vous scanner les articles sur les tablettes et dans votre panier à l’aide de l’application buycott disponible sur apple store. Vous retrouvez toutes sortes d’informations sur la marque, l’entreprise qui est derrière et bien entendu en saurez plus sur ses pratiques environnementales et éthiques. Vous ne pourrez plus faire l’autruche certes, mais attention le défi sera grand, car l’entreprise parfaite avec de beaux produits gentils, c’est assez difficile à trouver.

Vous voulez aller encore plus loin et passer du côté engagé? Des entreprises ont des pratiques douteuses qui vous touchent particulièrement? Vous pourrez joindre une communauté et boycotter des entreprises en particulier ou encore des actions telles que les sociétés n’ayant pas signé la charte contre l’utilisation d’OGM dans la composition de ses produits ou plus général encore les entreprises qui utilisent le sirop de maïs pour sucrer leurs produits tout en listant cette composante ‘’naturelle’’. http://www.buycott.com/campaign/357/ban-high-fructose-corn-syrup-hfcs

Évidemment, la base de données sera en développement constamment et le consommateur est invité à entrer le produit qui n’est pas encore référencé… car l’interactivité ne fait que commencer. Gageons maintenant que nous ‘’scannerons’’ notre panier d’épicerie avec nos enfants, quelle belle façon de les conscientiser avec la technologie.

Une collaboration de : Kristel Louboutin, Spécialiste marketing

L’impression en 3D…pour presque 3X rien! - avril 30th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

L’impression en 3D…pour presque 3X rien!

L’impression 3D serait-elle la plus importante révolution depuis Internet?

Votre imprimante à jet d’encre fait défaut? Vous songez à la changer pour une imprimante plus performante? De nouvelles imprimantes se multiplieront sur les tablettes au cours des prochains mois et prochaines années…des imprimantes 3d de plus en plus accessibles!

Cette nouvelle technologie aujourd’hui grand public risque de bientôt révolutionner les pratiques de commercialisation traditionnelle.

Cette technologie est de plus en plus abordable et devrait même s’immiscer dans les foyers au cours des prochains mois et prochaines années.

Qu’est-ce que c’est?

L’impression tridimensionnelle est un procédé d’impression par superposition de couches appelé stéréolithographie (SLA). À partir de fichiers informatiques de conception assistée par ordinateur (CAO), il permet de créer des objets qui peuvent être fabriqués à partir de divers matériaux tels que résine, plastique, cire, plâtre et même certains métaux. Plus la technologie se précisera, plus l’éventail de matériaux utilisables ainsi que les possibilités qui en découlent émergeront.

La genèse de l’imprimante 3D

Bien que cette technologies fut développée dans les années ’90 par le Professeur Emanuel Sachs du MIT de Massachussetts, il y longtemps qu’elle a fait parler d’elle comme la technologie qui bouleversera le monde. Rappelez-vous du synthétiseur de la série Star Trek qui permettait d’emmagasiner l’énergie pour la transformer plus tard en matière grâce à la technologie futuriste de la téléportation. Ou encore, du professeur Tournesol qui en 1974, a créé deux chapeaux identiques à ceux des frères Dupont dans l’épisode de Tintin et le Lac aux Requins.

A l’origine, un appareil d’impression 3D pouvait facilement coûter plus d’un million de dollars américains. Depuis son invention, cette technologie s’est beaucoup améliorée au niveau de ses performances et de sa capacité d’impression. De plus son coût, comme toutes les technologies, n’a cessé de diminuer. A l’origine conçue pour le prototypage dans les entreprises industrielles, elle est désormais convoitée par de petites entreprises souhaitant diversifier l’offre de services à leurs clients. Quoique cette technologie reste encore dispendieuse (1300 à 3000$), elle en demeure du moins accessible. Aujourd’hui, ce genre d’appareil est accessible à partir d’un prix d’entrée d’environ 500 dollars. Avouons le, nous sommes près du prix de votre dernier écran de télévision!

Ça sert à quoi?

Les possibles applications d’une telle technologie dépassent l’imaginaire. Comme il s’agit encore d’une nouveauté pour le grand public, l’utilité d’un tel appareil n’est pas encore évidente pour le marché des consommateurs. Les entreprises industrielles quant à elles, s’en servent pour le prototypage. Cela leur permet de sauver des coûts au niveau de la conception du design et de la production et permet du même coup de gagner du temps. Il y a ultimement un réel gain de temps pour les consommateurs car la mise en marché de certains produits peut être accélérée grâce à l’utilisation d’un tel outil.

Il existe plusieurs domaines qui utilisent cette technologie. Ils seront d’ailleurs de plus en plus nombreux à l’utiliser dans le futur, un peu comme ça a été le cas avec Internet. L’avancement technologique permettra également de développer des logiciels de mieux en mieux intégrés à certains domaines.

En médecine par exemple, on pourra créer des organes artificiels de remplacement pour guérir certaines maladies. Ces organes pourront être créés sur mesure pour être précisément implantés dans le corps des patients malades.

En architecture et en ingénierie, l’impression en 3D permettra de créer des modèles tridimensionnels et des prototypes comme c’est déjà le cas. Au besoin, ces imprimantes serviront à créer des nouvelles pièces pour l’élaboration de nouveaux concepts de construction.

Qu’est-ce qu’on pourrait en faire?

Les amateurs de science-fiction peuvent déjà imaginer l’usine du futur qui sera équipée de robots pour produire les biens et d’imprimantes 3D pour produire les pièces de rechange nécessaires aux robots de production. Il ne manquera plus que les « robots-docteurs » qui pourront réparer les machines brisées et se réparer entre eux, le tout opéré à distance par une poignée d’employés. Pourtant, nous ne sommes pas très loin de là techniquement parlant.

De façon plus réaliste, on peut déjà avancer que ces imprimantes seraient d’une grande utilité au niveau de l’enseignement. Certains Professeurs, selon ce qu’ils enseignent, pourraient créer des pièces à utiliser pour fins de démonstration en classe. Dans le cas de l’enseignement de la médecine par exemple, on pourrait créer des modèles pour pratiquer certaines chirurgies. L’école polytechnique de Montréal utilise d’ailleurs ce type d’équipement depuis la fin des années ’90.

Le grand public pourrait aussi se servir d’imprimantes 3D à la maison pour personnaliser ses impressions. L’amateur pourra créer ses propres objets et s’autoproclamer artiste-sculpteur, un peu à la façon que le font les photographes amateurs depuis la numérisation de la vieille bande de film négative. On pourra même offrir notre création sous forme de fichier à un ami via l’Internet à condition que celui-ci dispose d’une telle imprimante et que celle-ci soit préalablement munie des bons matériaux.

Qu’en est-il des publicitaires?

Les agences de publicité et de communication pourraient également y voir de nombreuses possibilités. Imaginez un objet promotionnel que vous imprimez directement à partir d’un fichier CAO du site web de votre entreprise préférée et que vous l’imprimez en 3D et dans les couleurs et matériaux de votre choix. Imaginez encore si vous receviez dans votre boîte de réception, un message de style Publi-Sac contentant des objets promotionnels téléchargeables que vous pouvez sélectionner, personnaliser et imprimer en 3D directement là où vous êtes. Cela ne pourra se faire que lorsque la technologie sera utilisée de façon massive telle que l’est le message texte d’aujourd’hui et que l’a été le bon vieux télécopieur de nos parents.

Y a-t-il un danger?

Il existe un danger dans toutes choses. Pensons simplement aux imitations. Ce fléau existe déjà sous nombreuses formes et nous ne sommes qu’à la pointe de l’iceberg. Qu’adviendra-t-il des droits d’auteurs et quel Code de lois les régiront dans un contexte d’internationalisation de l’information? Suivant certains récents événements, est-il possible d’envisager que certaines personnes utilisent ce type d’appareil pour confectionner des objets illicites tels que des armes à feu ou d’autres types d’engins dangereux?

D’autre part, si notre société peut produire ses propres prototypes et les réaliser localement à moindres coûts, n’y a-t-il pas un avantage? Dans un contexte où les ressources et l’énergie sont limités et où la tendance est à l’économie, ne serait-il pas favorable de développer cette technologie? Visiblement, elle permettrait de faire des économies considérables au niveau mondial en terme de consommation de carburant, si ce n’est que pour le déplacement des marchandises qui nous proviennent principalement d’Asie.

Que réserve l’avenir?

Les chercheurs du MIT de Massachussetts parlent déjà de l’impression en 4D. Simplement dit, il s’agit du même principe d’impression qu’en 3D mais cette fois ci à partir de matériaux intelligents. Ces matériaux intelligents auraient la capacité de s’ajuster à leur environnement. Par exemple, un contenant qui pourrait s’élargir seul de manière à recevoir plus d’eau de pluie lorsque celle-ci tombe plus fine. On en voit diverses applications liées à l’industrie de la médecine, de l’automobile et de l’aviation entre-autres.

Surveillez bientôt votre nouvelle imprimante 3D ou 4D dans une prochaine circulaire de votre marchand d’électronique! Nous espérons que la population adoptera plus rapidement cette technologie que certaines innovations du passé…

Une collaboration de :
Pierre Saad, Virus1334

Dépasser les attentes… - avril 11th, 2013

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Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Dépasser les attentes…

Au Canada et au Québec, les programmes de sensibilisation et de prévention se multiplient. Les «jecapote.net», les «cigarrête.com», etc. visent parfois de manière disons discutable de convaincre les jeunes d’adopter des comportements de vie plus sains. Heureusement, de plus en plus de programmes s’inspirent aujourd’hui des pratiques des entreprises propulsées par le marketing en sacrifiant peut-être certains contenus académiques moins accrocheurs et trop théoriques pour les jeunes en compensant par une expérience de navigation beaucoup plus intéressante et engageante pour le jeune.

Ainsi, on veut conscientiser les jeunes à leur santé et différentes études tendent à démontrer parfois des chiffres encourageants, parfois des chiffres alarmants sur la santé de nos adolescents et jeunes adultes. En même temps, plusieurs spécialistes de la santé déplorent une absence assez généralisée des visites d’étudiants dans leurs bureaux ou cliniques.

Pourquoi les jeunes ne se déplacent pas pour des examens de routine et de la prévention en santé qui pourraient leurs permettent plus tard de gagner plusieurs années de vie active ?

Au Québec, il faudrait en moyenne 17 heures pour voir un médecin dans un hôpital, selon les chiffres officiels. Bien sûr, au Québec, il est possible de se rendre dans une clinique sans rendez-vous plutôt qu’un hôpital, mais de plus en plus, ces cliniques ne prennent plus de patients dès 9h le matin, parce qu’elles ont déjà fait le plein pour la journée.

Quelques chiffres (…malheureusement pas très récents)

• 94,5 % des jeunes âgés entre 15 et 24 ans auraient consulté un professionnel de la santé.*
• Plus de sept jeunes Québécois sur dix ont consulté un médecin au cours de l’année *
• À l’heure actuelle, on estime que de 30 % à 50 % de la population québécoise ne consulte pas un dentiste sur une base régulière pour des raisons économiques, sociales, géographiques et culturelles.
*données 2005 ISP

Les chiffres sont loin d’être alarmants…

Comment alors expliquer cette affirmation à l’effet que les jeunes désertent leurs cliniques par certains professionnels de la santé ? En fait, les jeunes sont surreprésentés pour certains soins et peu représentés pour des soins de prévention et examens annuels. Le phénomène ne s’explique pas uniquement par le débalancement démographique, les jeunes consultent les professionnels de la santé quand ils se blessent sérieusement, sont gravement malade ou sont inquiets face aux symptômes reliés à certains comportements à risque.

Leur peur de l’aiguille s’estompera rapidement dans une clinique de vaccination si un voyage dans un endroit exotique justifie ce traitement, mais elle reviendra rapidement pour un vaccin préventif pour la grippe par exemple.

L’inhibition des jeunes dans la pratique de sports dits extrêmes et le désir de performance et de surpasser a contribué à augmenter les visites chez le médecins pour soulager des malaises ou blessures. Les nouveaux standards d’image corporelle ont aussi contribué à augmenter la fréquentation de certains centres de santé et outre le sujet de la chirurgie plastique, des services d’ordre esthétiques ont contribué à garnir les murs de certains professionnels d’affiches de blanchiment de dents, de Botox et de d’autres services aujourd’hui banalisés qui n’existaient pas ou peu à l’époque des générations précédentes.

La littératie en santé fait état aussi des conséquences de certains nouveaux produits sur la santé des nouvelles générations. Par exemple, une forte consommation de boisson énergisante contribuerait à affaiblir l’émail des dents. Les produits à forte concentration de sucres auraient contribué à l’augmentation de formes de diabète chez les jeunes de façon dramatique. Finalement, l’industrie de la malbouffe et des gras saturés dont nous commençons à peine à constater les effets aura certainement des incidences sur la santé des prochaines générations.

Bref, la vie moderne amène son lot d’avancés et d’avantages, mais au delà d’une conscientisation plus importante dans la jeune population face à des problèmes d’ordres environnementaux, ils oublient parfois les minutes et les conséquences sur leur corps de se faire dorer sur un lit de bronzage en se disant qu’ils auront amplement le temps de faire attention à leur santé plus vieux.

La prévention sert à sensibiliser et établir les dangers pour le jeune, mais elle devrait aussi revoir le ton moralisateur de certains programmes pour avoir vraiment l’attention des jeunes et les accompagner de par le message, mais aussi dans la pratique à un changement comportemental. Les voitures démolies et les poumons calcinés peuvent certainement en impressionner quelques uns, mais ce n’est plus suffisant aujourd’hui pour changer un comportement.

Pour d’autres étudiants, ce sont les frais associés à des visites médicales et dentaires qui ne sont pas couverts par le programme de base de La Régie de l’assurance maladie du Québec qui les rebutent. Comment rendre accessible ces services essentiels avec un budget d’étudiants ou de jeune professionnel endetté ?

Si comme société, nous voulons vraiment devenir des acteurs du changement, nous devons rendre les services accessibles, abordables, adaptés aux plus jeunes générations et adapter nos outils et nos messages de communication.

Il y a quelques semaines, nous traitions dans notre billet de la génération YOLO (you only live once) et bien ces jeunes n’ont tout simplement pas le temps de perdre une journée dans une salle d’attente agrémentée de ipad présentant la version électronique des magazines tendances de l’heure et certainement décorée à l’image des boutiques les plus fréquentées des jeunes… (Vous avez compris mon sarcasme…)

Des cliniques destinées aux jeunes !

Récemment, différentes cliniques destinées à une population jeunesse ont vu le jour. Elles semblent connaître un succès intéressant ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en visiter une, mais il semble qu’elles soient localisées pour la plupart dans des endroits connus des jeunes, notamment aux abords d’écoles secondaires. Des cliniques orientées strictement vers des problématiques jeunesse, comme les dépistages, les examens gynécologiques, les premières contraceptions et le soutien du travailleur social.

Il semble toutefois impossible de prendre des rendez-vous pour des problèmes généraux de santé, comme le renouvellement de pompes d’asthme ou un mal de gorge. Les jeunes ne veulent pas toujours partager leurs insécurités ou problèmes de santé à leurs parents. Dans une clinique jeunesse, il y a une philosophie adaptée aux jeunes derrière l’approche des intervenants.

Il sera intéressant de voir si les horaires, l’accueil et les installations sont adaptés à ces générations. Le problème qui persiste avec ces beaux projets demeure le manque de ressources professionnelles pour répondre à la demande.

Des avancées technologiques peinent à pénétrer nos cliniques et hôpitaux…

Saviez-vous que quelques rares cliniques sont équipées de bornes électronique qui, moyennant un montant de 3$ à 10$ selon le fournisseur qui achemine aux patients qui préfèrent attendre ailleurs qu’au cabinet du médecin un texto ou un message vocal pour leur dire que c’est bientôt leur tour.

Une solution technologique qui a tout pour charmer les jeunes générations en éliminant le temps d’attente dans les cliniques en permettant aux patients d’attendre à l’endroit de leur choix. L’entreprise TechnowaiT prétend sur son site que cette technologie permet aux patients de diminuer les heures de travail perdues, de diminuer la contamination entre patients et surtout de diminuer significativement le stress causé par la pression de la salle d’attente sur le personnel de la clinique.

Sur le même site, on mentionne : «La technologie est non-intrusive, clé-en-main et sans frais pour les établissements de santé»…ah oui ? On souhaite que le Dr Réjean Hébert soit un fidèle lecteur de notre blogue…

Certaines cliniques offriraient gratuitement une réservation sans frais sur internet ou par téléphone, mais le mouvement est loin d’être généralisé et vous seriez davantage gagnant de vous inscrire sur Internet la veille…

Diagnostic sur le web

Entretemps, les jeunes se tournent vers l’Internet pour se faire leur propre diagnostic. Les sources sont multiples et pas toujours fiables…

Une donnée inquiétante de ce phénomène repose sur une étude de statistique Canada quant à l’habileté de ces jeunes d’assimiler l’information en santé. On parle ici de la littératie en santé qui est la capacité pour des individus de repérer, comprendre, évaluer et communiquer de l’information pour être capables de composer avec les divers contextes de santé afin de promouvoir la santé tout au long de leur vie. Les 16 à 25 ans auraient des compétences inférieures au niveau acceptable de 3 sur l’échelle de littératie en santé dans une proportion de 51,3%. Est-ce que l’on peut extrapoler qu’un jeune sur deux expliquerait de façon erronée ses symptômes ou ferait des choix douteux pour sa santé ?

En résumé

Les jeunes de 15 à 17 selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) se considèreraient en majorité comme en excellente ou en très bonne santé physique. La perception de leur santé buccodentaire aussi. Derrière leurs lunettes teintées de rose, les chiffres font mentir leur évaluation et les professionnels s’accordent pour dire que la prévention et les soins notamment pour les professionnels de première ligne devraient être plus soutenus. Les comportements sexuels précoces et à risques, la consommation de drogue, de malbouffe et l’éclosion de troubles de santé mentale ont connu une courbe d’augmentation beaucoup plus prononcée que celle des effectifs dans les cliniques pour prévenir et tenter de stopper ces hémorragies.

Comme société, même en période de déficit zéro, nous devrions d’abord être en mesure de prévenir plus efficacement et d’y investir les moyens nécessaires. Mais pour atteindre des résultats plus appréciables, il sera nécessaire de répondre aux besoins, attentes et préférences des jeunes Québécois dans les installations, le type de services, mais aussi dans les moyens à utiliser pour les conscientiser.

Les statistiques sur le sujet des jeunes dans le réseau de la santé sont presque aussi vieilles que certains magazines que l’on retrouve dans certains cabinets ou cliniques…mais en recoupant plusieurs études, il est évident que le système de la santé doit être repensé pour protéger nos générations futures!

JEUNES POUSSES ET VIELLES BRANCHES… - mars 20th, 2013

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JEUNES POUSSES ET VIEILLES BRANCHES…

L’environnement a de la difficulté à se hisser parmi les priorités des Québécois et des Canadiens. Les chefs politiques qui en ont fait leur cheval de bataille….n’ont malheureusement pas eu beaucoup d’écho auprès des électeurs. Parlez-en à Stéphane Dion…

Qu’en est-il des jeunes ? Les marques multiplient les affirmations et les symboles visant à séduire leur jeune clientèle en fonction d’attributs environnementaux. Les jeunes se rueront-ils sur ces produits bios et équitables dont la fabrication serait plus respectueuse de notre planète ?

De se positionner en faveur de l’environnement est plus séduisant que de défendre des préoccupations économiques. La reconnaissance sociale qui découle de positions environnementales et l’étiquette écolo sont recherchées dans la société.

Plusieurs entreprises misent d’ailleurs sur le branding éthique, le biologique et le développement durable pour séduire les plus jeunes clientèles.

Les jeunes sont nombreux à se dire verts, mais cette génération laisse tout de même une empreinte écologique considérable. La société de consommation en incite plusieurs à surconsommer et rechercher le nouveau gadget technologique de l’heure.

Je ne cherche pas à démoniser les jeunes, au contraire, plusieurs sont à l’image des générations précédentes et ont tout de même poussé les baby-boomers à faire des changements. Le recyclage et le compostage sont souvent initiés par les jeunes dans le nid familial.

Quelques statistiques intéressantes issues d’un sondage Léger Marketing commandé par Hebdos Québec en 2011 viennent secouer des idées préconçues.

«Il est vrai que l’image de grands sauveurs de la planète pourfendant «les baby-boomers pollueurs» colle davantage aux 18-29 ans. Mais, devant les résultats du sondage, force est d’admettre qu’ils ont du chemin à faire avant d’être exemplaires. Alors que 70 % des Québécois ont fait un geste en ce sens, seulement 59 % des jeunes de 18-29 ans l’ont fait. » http://www.vraivisagequebec.com

Ces résultats s’alignent sur ceux du Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec qui décrit une tendance d’achat de produits et de services responsables en baisse progressive depuis 2010: la consommation de produits et services “bons” pour l’environnement passe de 45,5% (en 2010) à 36,5% en 2012. Un groupe de la population ferait toutefois exception à cette tendance, celui des 30-39 ans, chez qui les comportements responsables augmentent depuis trois ans (+1,2 point depuis 2010).

«Un autre constat plutôt paradoxal se pose du côté des jeunes: les Québécois âgés entre 18 et 29 ans ne pratiqueraient pas ou peu la consommation responsable. Pourtant, ce sont aussi les plus motivés et ceux qui ont plus confiance dans les messages des entreprises.

Selon Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable et initiateur de l’étude, tous les acteurs de la consommation responsable doivent centrer leurs efforts de sensibilisation sur les hommes et les jeunes générations — les plus réfractaires. «Il est nécessaire d’offrir des produits/services responsables allant au-delà du simple attribut «responsable», car un segment de consommateurs recherchent avant tout des produits «tendance», à valeur ajoutée et bénéfiques à leur image sociale. Les stratégies de communication sont à revoir», dit Fabien Durif, qui recommande de travailler les emballages, ainsi que de donner de l’information précise et transparente sur les produits/services de même que sur les certifications utilisées.» http://consommationresponsable.ca/wp-content/uploads/2012/11/BCR_2012_PDF.pdf

Les jeunes, à prix et qualité égale feront un geste pour l’environnement en choisissant un produit plus éthique. Toutefois, ils sont tiraillés entre les impératifs de maintenir une image sociale forte qui se définit souvent à travers des produits de consommation, de jongler avec des revenus limités et de prendre des décisions en adéquation avec leurs préoccupations environnementales.

Les entreprises ne doivent pas reculer face aux résultats (avouons-le un peu décevants) de ces études et se doivent d’agir en bon citoyen corporatif pour aider notre planète et devraient contribuer à changer les pratiques de plusieurs 18 à 29 ans.

S’il y a un message important pour les entreprises à retenir de ce billet, ne demandez pas à votre agence de travailler une campagne éthique, verte et responsable pour rejoindre les jeunes. Demandez plutôt à votre agence de développer une campagne efficace pour rejoindre les jeunes et de vous conseiller sur la façon de réduire votre empreinte écologique car le citoyen corporatif que vous êtes, veut contribuer à faire la différence pour la planète et les prochaines générations.

Pensez à l’environnement. N’imprimez ce billet que si vous en avez vraiment besoin.

En visite chez les Tanguy… - mars 1st, 2013

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“Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends lui à pêcher, tu le nourris pour toujours.” Lao Tseu

En visite chez les Tanguy…

Ne vous méprenez pas, plusieurs parents à travers le monde doivent conjuguer avec de jeunes adultes de 18 à 35 ans qui ne décollent pas du nid familial ! C’est un phénomène mondial !

Au Japon, on les appelle d’ailleurs Parasaito shinguru (les Célibataires Parasites) pour définir les adultes célibataires restant chez leurs parents pour profiter du confort et de l’hospitalité de ceux-ci.

En Italie, où 70% des jeunes adultes vivent Mama casa , nous les appelons Bamboccioni (Gros bébés) ou Mammon (Garçons à maman).

Au Royaume-Uni, où un parent sur trois sont remortgaging, c’est à dire qu’ils ont ré-hypothéqué leurs maisons pour soutenir les enfants adultes, on les appelle Yuckies - un acronyme pour identifier des adultes qui comptent sur le soutien financier de leurs parents à l’image d’un enfant.

Dans les pays anglo-saxons, une expression similaire portant le nom de Boomerang Generation (Génération du cordon ombilical ou Génération boomerang) a vu le jour pour décrire le phénomène des jeunes qui recherchent l’autonomie…mais qui reviennent au foyer familial pour entreprendre des études, suite à une rupture ou simplement pour mettre de l’argent de côté. Comme le boomerang…le jeune revient au bercail.

Alors, tous nos lecteurs qui planifiaient des projets de retraite, l’achat d’un condo et de se retrouver comme couple….vous devriez peut-être consulter votre jeune adulte…

Pourquoi Tanguy ?

La sortie du film Tanguy d’Étienne Chatiliez en 2001, dont le personnage éponyme bardé de diplômes, affable et séduisant, termine une thèse de doctorat sur la civilisation chinoise. À l’annonce du prolongement de sa thèse, les parents découragés entreprennent de lui empoisonner la vie pour le faire quitter !

Le succès commercial du film a donné naissance à une nouvelle expression pour désigner ce phénomène: la génération Tanguy.

Les Tanguy au Canada

Les sociologues s’entendent pour expliquer le phénomène Tanguy comme le résultat des normes et des structures sociales particulièrement au Canada. Au Québec, le mariage est de moins en moins fréquent et de plus en plus reporté, les enfants quittent la maison beaucoup plus tard et rallongent la durée de leurs études. Les valeurs modernes de plusieurs jeunes concordent avec l’aisance de tirer avantage du confort et de la sécurité, autant physique et financière que le domaine familial leur procure. Les jeunes que l’on identifie au phénomène Tanguy s’assument pour la plupart pleinement dans cette décision et ne cherchent pas l’autonomie à tout prix. Pourquoi voler de ses propres ailes quand on peut prendre l’avion en première classe?

L’effondrement de la bulle boursière en 2000 est en grande partie l’un des facteurs les plus déterminant de ce phénomène. La hausse du chômage jusqu’en 2004 a coïncidé avec l’obtention de diplômes d’études secondaires ou collégiales pour toute une génération. L’économie étant chancelante, le concept de mondialisation favorisant l’externalisation des emplois vers des pays émergents a connu une croissance fulgurante et les salaires ont été révisés à la baisse. La génération des 18-35 ans pouvaient alors difficilement s’appuyer sur un diplôme d’études collégiales pour leur assurer une stabilité d’emploi. La colocation avec ses parents s’imposait comme l’alternative ultime pour ces jeunes adultes pour maintenir le style de vie de la classe moyenne ou supérieure auquel ils aspiraient.

Pour d’autres, la crise économique qui a frappé une grande partie du monde a sonné le glas pour de nombreux jeunes qui ont été soit licenciés ou ne pouvaient simplement plus se permettre de vivre sur leurs propres avoirs. Le nid familial représentera alors une opportunité d’accepter des stages non rémunérés ou d’entreprendre des études supérieures sans le fardeau de payer un loyer au prix du marché.

Tous les Tanguy s’entendent pour dire qu’il est socialement gênant de partager une situation de Tanguy surtout lors du jeu de la séduction, mais de savoir que quelqu’un d’autres paie les factures, les inquiétudes au sujet de l’hypothèque, coupe l’herbe, fait la cuisine, le ménage, la lessive vient certainement mettre un baume sur le malaise. La vie à la maison sans loyer rime pour plusieurs avec nouvelle voiture, vêtements de marque et quelques voyages par année…

Les Tanguy en chiffres…

Les chiffres s’accentuent avec les années, mais selon Statistiques Canada, les Tanguy représentaient en 2010, 51 % des jeunes nés entre 1981 et 1990 (génération Y) qui vivaient chez leurs parents. Au même âge, c’était 31 % pour la génération X (1969-1978).

Chez nos voisins du sud, pour l’année 2011, près de 20% des Américains âgés de 25 à 34 ans vivaient avec leurs parents. Pour ceux âgés de 18 à 24, on retrouvait 59% d’hommes et 50% de femmes.

Les enquêtes menées dans le Royaume-Uni et du Japon suggèrent une situation similaire dans ces pays.

Comment les parents conjuguent avec les Tanguy ?

Le phénomène Tanguy est relativement récent et les générations précédentes éprouvent de la difficulté à jongler avec les valeurs modernes de leurs enfants et éprouvent un certain inconfort à délimiter le rôle parental, l’amour inconditionnel pour leur enfant tout en se respectant. La situation peut amener son lot de conséquences psychologiques pour le prescripteur. Il est fréquent de voir les parents se culpabiliser de la situation ou même d’en avoir honte. L’incapacité de certains parents à refuser cette situation peut même encourager leurs enfants à rester.

Ce malaise alimente aussi des conséquences financières pour le parent, le simple fait de nourrir un adulte pendant une semaine peut engendrer de grandes dépenses…et si ce n’était que des dépenses alimentaires…plusieurs retarderont même leurs plans de retraite pour garantir le confort à leur progéniture.

Certains parents qui atteignent un âge plus avancé y voient plutôt les avantages. À l’image des valeurs issues des cultures asiatiques et hispaniques, les enfants pourraient contribuer à prodiguer certains soins et services à leurs parents âgés, plutôt que de déléguer la responsabilité à un tiers, comme une maison de soins infirmiers. Les Tanguy ne sont pas tous ingrats et plusieurs s’acquitteront de tâches ménagères autour du nid familial.

Le phénomène Tanguy n’est pas prêt de s’estomper avec la valorisation des études de cycle supérieur et la société de consommation. Ces jeunes adultes au revenu discrétionnaire plus élevé font certainement saliver les publicitaires, mais aussi baver plusieurs parents dépourvus…