Papa, tu m’achètes un Kendama? - juin 14th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Papa, tu m’achètes un Kendama?

Vous connaissez le bilboquet? Il s’agit ici, non pas du célèbre glacier d’Outremont et encore moins la microbrasserie de St-Hyacinthe. Il est bel et bien question du jeu d’adresse qui consiste, par un mouvement utilisant une seule main, à lancer la boule retenue par la ficelle de façon qu’elle retombe sur la tige et s’y enfile seule. C’est un jeu de bois, du très « low tech »!

Or ici, dans les Cantons-de-l’Est, il fait concurrence aux nintendo DS et PSP de ce monde. Il sévit dans les cours d’école, à l’aréna, au supermarché, au parc et dans les rues. Quand on y porte une attention particulière, on constate qu’il ne s’agit pas de bilboquets classiques. Au lieu de faire retomber la boule sur une tige, le principe ici est d’effectuer des figures en faisant évoluer la boule sur différentes parties du manche. « Mais voyons papa! Ce n’est pas un bilboquet. C’est un ken-da-ma! Dis, tu m’en achètes un? »

La croissance de popularité du kendama serait phénoménale au Québec et ailleurs dans le monde. Il se pratique seul ou en groupe, en silence ou au rythme des musiques branchées de l’heure (http://www.youtube.com/watch?v=SNwUFDMSkZE). Certains pays se sont dotés de fédérations de joueurs de kendama. Celles-ci organisent des compétitions par niveau et par style (http://www.youtube.com/watch?v=ejLxGsGZO30). D’autres, dit-on, auraient poussé l’audace jusqu’à créer des chorégraphies autour du Kendama. S’il est en vogue ici, qu’en est-il dans son pays d’origine, le Japon?

JoJi, mon ami tokyoïte rigole. « Je n’avais jamais imaginé que ce jeu traditionnel japonais faisait sensation à l’étranger ». Impopulaire surtout après l’apparition de jeux de vidéo dans les années 1980, le Kendama, précise-t-il, se serait ranimé au 21e siècle. Aujourd’hui, beaucoup d’écoles primaires japonaises intègreraient ce jeu dans leur programme d’enseignement. La pratique du kendama contribuerait à améliorer le niveau de concentration des enfants. Joji m’explique que son fils de 8 ans commence sa journée, deux fois semaine, en jouant du kendama. Souvent, on en joue en récitant une comptine, notamment celle de la tortue (https://www.youtube.com/watch?v=q8X2Up2Zde0).

Le kendama aide-t-il vraiment la concentration des jeunes? Il semblerait que ce soit vrai. D’ailleurs, les jeux dits de motricité fine ont fait l’objet de nombreuses études et recherches en habiletés sociales et émotionnelles. Elles auraient démontré que leurs vertus sont multiples. Ainsi, elles ont révélé que la pratique régulière et systématique de ce type de jeu aiderait les jeunes à mieux exprimer leurs émotions, à mieux identifier les valeurs. Il leur enseignerait à se donner des objectifs et à planifier leur travail afin de les atteindre. Il développerait la persistance et favoriserait la confiance en soi.

Plusieurs études démontrent que la pratique régulière de jeux tel le kendama tend à améliorer la coordination des mouvements et de l’équilibre. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il retienne aussi l’attention des chercheurs japonais en intelligence artificielle et en robotique. De fait, certains programmes informatiques qui gèrent la coordination des mouvements de certains robots auraient été mis au point grâce à l’étude du kendama.

L’engouement d’une certaine jeunesse pour le kendama n’a rien d’étonnant, bien que ce jeu soit sans pile, sans capteur, sans écran et sans clef USB. Le Kendama est intuitif. Il donne l’occasion de se démarquer, de se faire remarquer. Puis, il fédère celles et ceux qui le pratiquent. Jumeler à Internet, il donne l’occasion de s’ouvrir sur le monde et de se faire voir par le monde. Mieux encore, il est « contagieusement » ludique.

Vous ou votre jeune ne jurez que par la haute technologie, surtout si elle est de toute dernière génération japonaise? Nul besoin de vous exclure de la vague Kendama. Vous pouvez, vous aussi profitez de certains de ses plaisirs. Il existe une version pour iPhone (https://itunes.apple.com/ca/app/kendama/id308840607?mt=8). N’attendez plus. Téléchargez-la!

Au fait, le kendama n’est pas aussi japonais qu’on le pense. C’est dans la France du 16e siècle qu’est né l’ancêtre du kendama, le bilboquet. Après avoir transité par la route de la soie, le bilboquet serait arrivé au Japon au 18e siècle. À cette époque, le bilboquet était un jeu d’adulte. Le joueur qui manquait son coup devait alors faire cul sec! Il faudra attendre les années 1920 pour que le Kendama prenne sa forme actuelle et devienne un jeu d’enfant.

« Papa! Alors, tu m’achètes un Kendama? »

Par
Paul-Guy Duhamel

Directeur de compte et analyste sénior, VIRUS 1334

Références :
• Ecological Psychology, The Dynamical Stability of Visual Coupling and Knee Flexibility in Skilled KendamaPlayers, Mariko Ito a , Hiroyuki Mishima b & Masato Sasaki ca Graduate School of Interdisciplinary Information Studies, The University of Tokyo, Japan b Faculty of Human Sciences, Waseda University, Japanc Graduate School of Education, The University of Tokyo, Japan, Published online: 07 Nov 2011
• Teaching by showing in Kendama based on optimization principle, Kawato, M.1; Gandolfo, F.; Gomi, H.; Wada, Y.1 ATR Human Processing Res. Labs., Kyoto, Japan, ICANN ‘94. Proceedings of the International Conference on Artificial Neural Networks

Le «buycott» du cellulaire… - mai 23rd, 2013

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Le «buycott» du cellulaire…

Les samedis matins endormants avec chéri à l’épicerie sont derrière nous! ‘’Oh non, j’ai oublié mon cellulaire chéri!’’ Les amoureux ne pourront plus partir de la maison sans leurs outils du parfait consommateur responsable, écologique, éthique, alouette! L’occasion de sensibiliser fiston aux enjeux environnementaux des entreprises est arrivée et gageons qu’il se battra pour avoir le téléphone en main. Mais de quoi parle-t-on ici exactement?

J’arrête de vous faire languir. Il y a quelques années le terme buycott est apparu. Bref rappel pour mettre tout le monde à niveau : ce mot, alors en opposition à boycott se voulait d’orienter le consommateur vers des choix plus responsables, des entreprises plus vertes ou plus éthiques. Aujourd’hui à l’ère des médias sociaux et des téléphones intelligents (très intelligents dans ce cas-ci d’ailleurs),ce mot est en mutation et bien évident il sera mis au service du commun des mortels au bout de votre index. www.buycott.com

Imaginez-vous scanner les articles sur les tablettes et dans votre panier à l’aide de l’application buycott disponible sur apple store. Vous retrouvez toutes sortes d’informations sur la marque, l’entreprise qui est derrière et bien entendu en saurez plus sur ses pratiques environnementales et éthiques. Vous ne pourrez plus faire l’autruche certes, mais attention le défi sera grand, car l’entreprise parfaite avec de beaux produits gentils, c’est assez difficile à trouver.

Vous voulez aller encore plus loin et passer du côté engagé? Des entreprises ont des pratiques douteuses qui vous touchent particulièrement? Vous pourrez joindre une communauté et boycotter des entreprises en particulier ou encore des actions telles que les sociétés n’ayant pas signé la charte contre l’utilisation d’OGM dans la composition de ses produits ou plus général encore les entreprises qui utilisent le sirop de maïs pour sucrer leurs produits tout en listant cette composante ‘’naturelle’’. http://www.buycott.com/campaign/357/ban-high-fructose-corn-syrup-hfcs

Évidemment, la base de données sera en développement constamment et le consommateur est invité à entrer le produit qui n’est pas encore référencé… car l’interactivité ne fait que commencer. Gageons maintenant que nous ‘’scannerons’’ notre panier d’épicerie avec nos enfants, quelle belle façon de les conscientiser avec la technologie.

Une collaboration de : Kristel Louboutin, Spécialiste marketing

L’impression en 3D…pour presque 3X rien! - avril 30th, 2013

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L’impression en 3D…pour presque 3X rien!

L’impression 3D serait-elle la plus importante révolution depuis Internet?

Votre imprimante à jet d’encre fait défaut? Vous songez à la changer pour une imprimante plus performante? De nouvelles imprimantes se multiplieront sur les tablettes au cours des prochains mois et prochaines années…des imprimantes 3d de plus en plus accessibles!

Cette nouvelle technologie aujourd’hui grand public risque de bientôt révolutionner les pratiques de commercialisation traditionnelle.

Cette technologie est de plus en plus abordable et devrait même s’immiscer dans les foyers au cours des prochains mois et prochaines années.

Qu’est-ce que c’est?

L’impression tridimensionnelle est un procédé d’impression par superposition de couches appelé stéréolithographie (SLA). À partir de fichiers informatiques de conception assistée par ordinateur (CAO), il permet de créer des objets qui peuvent être fabriqués à partir de divers matériaux tels que résine, plastique, cire, plâtre et même certains métaux. Plus la technologie se précisera, plus l’éventail de matériaux utilisables ainsi que les possibilités qui en découlent émergeront.

La genèse de l’imprimante 3D

Bien que cette technologies fut développée dans les années ’90 par le Professeur Emanuel Sachs du MIT de Massachussetts, il y longtemps qu’elle a fait parler d’elle comme la technologie qui bouleversera le monde. Rappelez-vous du synthétiseur de la série Star Trek qui permettait d’emmagasiner l’énergie pour la transformer plus tard en matière grâce à la technologie futuriste de la téléportation. Ou encore, du professeur Tournesol qui en 1974, a créé deux chapeaux identiques à ceux des frères Dupont dans l’épisode de Tintin et le Lac aux Requins.

A l’origine, un appareil d’impression 3D pouvait facilement coûter plus d’un million de dollars américains. Depuis son invention, cette technologie s’est beaucoup améliorée au niveau de ses performances et de sa capacité d’impression. De plus son coût, comme toutes les technologies, n’a cessé de diminuer. A l’origine conçue pour le prototypage dans les entreprises industrielles, elle est désormais convoitée par de petites entreprises souhaitant diversifier l’offre de services à leurs clients. Quoique cette technologie reste encore dispendieuse (1300 à 3000$), elle en demeure du moins accessible. Aujourd’hui, ce genre d’appareil est accessible à partir d’un prix d’entrée d’environ 500 dollars. Avouons le, nous sommes près du prix de votre dernier écran de télévision!

Ça sert à quoi?

Les possibles applications d’une telle technologie dépassent l’imaginaire. Comme il s’agit encore d’une nouveauté pour le grand public, l’utilité d’un tel appareil n’est pas encore évidente pour le marché des consommateurs. Les entreprises industrielles quant à elles, s’en servent pour le prototypage. Cela leur permet de sauver des coûts au niveau de la conception du design et de la production et permet du même coup de gagner du temps. Il y a ultimement un réel gain de temps pour les consommateurs car la mise en marché de certains produits peut être accélérée grâce à l’utilisation d’un tel outil.

Il existe plusieurs domaines qui utilisent cette technologie. Ils seront d’ailleurs de plus en plus nombreux à l’utiliser dans le futur, un peu comme ça a été le cas avec Internet. L’avancement technologique permettra également de développer des logiciels de mieux en mieux intégrés à certains domaines.

En médecine par exemple, on pourra créer des organes artificiels de remplacement pour guérir certaines maladies. Ces organes pourront être créés sur mesure pour être précisément implantés dans le corps des patients malades.

En architecture et en ingénierie, l’impression en 3D permettra de créer des modèles tridimensionnels et des prototypes comme c’est déjà le cas. Au besoin, ces imprimantes serviront à créer des nouvelles pièces pour l’élaboration de nouveaux concepts de construction.

Qu’est-ce qu’on pourrait en faire?

Les amateurs de science-fiction peuvent déjà imaginer l’usine du futur qui sera équipée de robots pour produire les biens et d’imprimantes 3D pour produire les pièces de rechange nécessaires aux robots de production. Il ne manquera plus que les « robots-docteurs » qui pourront réparer les machines brisées et se réparer entre eux, le tout opéré à distance par une poignée d’employés. Pourtant, nous ne sommes pas très loin de là techniquement parlant.

De façon plus réaliste, on peut déjà avancer que ces imprimantes seraient d’une grande utilité au niveau de l’enseignement. Certains Professeurs, selon ce qu’ils enseignent, pourraient créer des pièces à utiliser pour fins de démonstration en classe. Dans le cas de l’enseignement de la médecine par exemple, on pourrait créer des modèles pour pratiquer certaines chirurgies. L’école polytechnique de Montréal utilise d’ailleurs ce type d’équipement depuis la fin des années ’90.

Le grand public pourrait aussi se servir d’imprimantes 3D à la maison pour personnaliser ses impressions. L’amateur pourra créer ses propres objets et s’autoproclamer artiste-sculpteur, un peu à la façon que le font les photographes amateurs depuis la numérisation de la vieille bande de film négative. On pourra même offrir notre création sous forme de fichier à un ami via l’Internet à condition que celui-ci dispose d’une telle imprimante et que celle-ci soit préalablement munie des bons matériaux.

Qu’en est-il des publicitaires?

Les agences de publicité et de communication pourraient également y voir de nombreuses possibilités. Imaginez un objet promotionnel que vous imprimez directement à partir d’un fichier CAO du site web de votre entreprise préférée et que vous l’imprimez en 3D et dans les couleurs et matériaux de votre choix. Imaginez encore si vous receviez dans votre boîte de réception, un message de style Publi-Sac contentant des objets promotionnels téléchargeables que vous pouvez sélectionner, personnaliser et imprimer en 3D directement là où vous êtes. Cela ne pourra se faire que lorsque la technologie sera utilisée de façon massive telle que l’est le message texte d’aujourd’hui et que l’a été le bon vieux télécopieur de nos parents.

Y a-t-il un danger?

Il existe un danger dans toutes choses. Pensons simplement aux imitations. Ce fléau existe déjà sous nombreuses formes et nous ne sommes qu’à la pointe de l’iceberg. Qu’adviendra-t-il des droits d’auteurs et quel Code de lois les régiront dans un contexte d’internationalisation de l’information? Suivant certains récents événements, est-il possible d’envisager que certaines personnes utilisent ce type d’appareil pour confectionner des objets illicites tels que des armes à feu ou d’autres types d’engins dangereux?

D’autre part, si notre société peut produire ses propres prototypes et les réaliser localement à moindres coûts, n’y a-t-il pas un avantage? Dans un contexte où les ressources et l’énergie sont limités et où la tendance est à l’économie, ne serait-il pas favorable de développer cette technologie? Visiblement, elle permettrait de faire des économies considérables au niveau mondial en terme de consommation de carburant, si ce n’est que pour le déplacement des marchandises qui nous proviennent principalement d’Asie.

Que réserve l’avenir?

Les chercheurs du MIT de Massachussetts parlent déjà de l’impression en 4D. Simplement dit, il s’agit du même principe d’impression qu’en 3D mais cette fois ci à partir de matériaux intelligents. Ces matériaux intelligents auraient la capacité de s’ajuster à leur environnement. Par exemple, un contenant qui pourrait s’élargir seul de manière à recevoir plus d’eau de pluie lorsque celle-ci tombe plus fine. On en voit diverses applications liées à l’industrie de la médecine, de l’automobile et de l’aviation entre-autres.

Surveillez bientôt votre nouvelle imprimante 3D ou 4D dans une prochaine circulaire de votre marchand d’électronique! Nous espérons que la population adoptera plus rapidement cette technologie que certaines innovations du passé…

Une collaboration de :
Pierre Saad, Virus1334

Dépasser les attentes… - avril 11th, 2013

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Dépasser les attentes…

Au Canada et au Québec, les programmes de sensibilisation et de prévention se multiplient. Les «jecapote.net», les «cigarrête.com», etc. visent parfois de manière disons discutable de convaincre les jeunes d’adopter des comportements de vie plus sains. Heureusement, de plus en plus de programmes s’inspirent aujourd’hui des pratiques des entreprises propulsées par le marketing en sacrifiant peut-être certains contenus académiques moins accrocheurs et trop théoriques pour les jeunes en compensant par une expérience de navigation beaucoup plus intéressante et engageante pour le jeune.

Ainsi, on veut conscientiser les jeunes à leur santé et différentes études tendent à démontrer parfois des chiffres encourageants, parfois des chiffres alarmants sur la santé de nos adolescents et jeunes adultes. En même temps, plusieurs spécialistes de la santé déplorent une absence assez généralisée des visites d’étudiants dans leurs bureaux ou cliniques.

Pourquoi les jeunes ne se déplacent pas pour des examens de routine et de la prévention en santé qui pourraient leurs permettent plus tard de gagner plusieurs années de vie active ?

Au Québec, il faudrait en moyenne 17 heures pour voir un médecin dans un hôpital, selon les chiffres officiels. Bien sûr, au Québec, il est possible de se rendre dans une clinique sans rendez-vous plutôt qu’un hôpital, mais de plus en plus, ces cliniques ne prennent plus de patients dès 9h le matin, parce qu’elles ont déjà fait le plein pour la journée.

Quelques chiffres (…malheureusement pas très récents)

• 94,5 % des jeunes âgés entre 15 et 24 ans auraient consulté un professionnel de la santé.*
• Plus de sept jeunes Québécois sur dix ont consulté un médecin au cours de l’année *
• À l’heure actuelle, on estime que de 30 % à 50 % de la population québécoise ne consulte pas un dentiste sur une base régulière pour des raisons économiques, sociales, géographiques et culturelles.
*données 2005 ISP

Les chiffres sont loin d’être alarmants…

Comment alors expliquer cette affirmation à l’effet que les jeunes désertent leurs cliniques par certains professionnels de la santé ? En fait, les jeunes sont surreprésentés pour certains soins et peu représentés pour des soins de prévention et examens annuels. Le phénomène ne s’explique pas uniquement par le débalancement démographique, les jeunes consultent les professionnels de la santé quand ils se blessent sérieusement, sont gravement malade ou sont inquiets face aux symptômes reliés à certains comportements à risque.

Leur peur de l’aiguille s’estompera rapidement dans une clinique de vaccination si un voyage dans un endroit exotique justifie ce traitement, mais elle reviendra rapidement pour un vaccin préventif pour la grippe par exemple.

L’inhibition des jeunes dans la pratique de sports dits extrêmes et le désir de performance et de surpasser a contribué à augmenter les visites chez le médecins pour soulager des malaises ou blessures. Les nouveaux standards d’image corporelle ont aussi contribué à augmenter la fréquentation de certains centres de santé et outre le sujet de la chirurgie plastique, des services d’ordre esthétiques ont contribué à garnir les murs de certains professionnels d’affiches de blanchiment de dents, de Botox et de d’autres services aujourd’hui banalisés qui n’existaient pas ou peu à l’époque des générations précédentes.

La littératie en santé fait état aussi des conséquences de certains nouveaux produits sur la santé des nouvelles générations. Par exemple, une forte consommation de boisson énergisante contribuerait à affaiblir l’émail des dents. Les produits à forte concentration de sucres auraient contribué à l’augmentation de formes de diabète chez les jeunes de façon dramatique. Finalement, l’industrie de la malbouffe et des gras saturés dont nous commençons à peine à constater les effets aura certainement des incidences sur la santé des prochaines générations.

Bref, la vie moderne amène son lot d’avancés et d’avantages, mais au delà d’une conscientisation plus importante dans la jeune population face à des problèmes d’ordres environnementaux, ils oublient parfois les minutes et les conséquences sur leur corps de se faire dorer sur un lit de bronzage en se disant qu’ils auront amplement le temps de faire attention à leur santé plus vieux.

La prévention sert à sensibiliser et établir les dangers pour le jeune, mais elle devrait aussi revoir le ton moralisateur de certains programmes pour avoir vraiment l’attention des jeunes et les accompagner de par le message, mais aussi dans la pratique à un changement comportemental. Les voitures démolies et les poumons calcinés peuvent certainement en impressionner quelques uns, mais ce n’est plus suffisant aujourd’hui pour changer un comportement.

Pour d’autres étudiants, ce sont les frais associés à des visites médicales et dentaires qui ne sont pas couverts par le programme de base de La Régie de l’assurance maladie du Québec qui les rebutent. Comment rendre accessible ces services essentiels avec un budget d’étudiants ou de jeune professionnel endetté ?

Si comme société, nous voulons vraiment devenir des acteurs du changement, nous devons rendre les services accessibles, abordables, adaptés aux plus jeunes générations et adapter nos outils et nos messages de communication.

Il y a quelques semaines, nous traitions dans notre billet de la génération YOLO (you only live once) et bien ces jeunes n’ont tout simplement pas le temps de perdre une journée dans une salle d’attente agrémentée de ipad présentant la version électronique des magazines tendances de l’heure et certainement décorée à l’image des boutiques les plus fréquentées des jeunes… (Vous avez compris mon sarcasme…)

Des cliniques destinées aux jeunes !

Récemment, différentes cliniques destinées à une population jeunesse ont vu le jour. Elles semblent connaître un succès intéressant ! Je n’ai pas eu l’occasion d’en visiter une, mais il semble qu’elles soient localisées pour la plupart dans des endroits connus des jeunes, notamment aux abords d’écoles secondaires. Des cliniques orientées strictement vers des problématiques jeunesse, comme les dépistages, les examens gynécologiques, les premières contraceptions et le soutien du travailleur social.

Il semble toutefois impossible de prendre des rendez-vous pour des problèmes généraux de santé, comme le renouvellement de pompes d’asthme ou un mal de gorge. Les jeunes ne veulent pas toujours partager leurs insécurités ou problèmes de santé à leurs parents. Dans une clinique jeunesse, il y a une philosophie adaptée aux jeunes derrière l’approche des intervenants.

Il sera intéressant de voir si les horaires, l’accueil et les installations sont adaptés à ces générations. Le problème qui persiste avec ces beaux projets demeure le manque de ressources professionnelles pour répondre à la demande.

Des avancées technologiques peinent à pénétrer nos cliniques et hôpitaux…

Saviez-vous que quelques rares cliniques sont équipées de bornes électronique qui, moyennant un montant de 3$ à 10$ selon le fournisseur qui achemine aux patients qui préfèrent attendre ailleurs qu’au cabinet du médecin un texto ou un message vocal pour leur dire que c’est bientôt leur tour.

Une solution technologique qui a tout pour charmer les jeunes générations en éliminant le temps d’attente dans les cliniques en permettant aux patients d’attendre à l’endroit de leur choix. L’entreprise TechnowaiT prétend sur son site que cette technologie permet aux patients de diminuer les heures de travail perdues, de diminuer la contamination entre patients et surtout de diminuer significativement le stress causé par la pression de la salle d’attente sur le personnel de la clinique.

Sur le même site, on mentionne : «La technologie est non-intrusive, clé-en-main et sans frais pour les établissements de santé»…ah oui ? On souhaite que le Dr Réjean Hébert soit un fidèle lecteur de notre blogue…

Certaines cliniques offriraient gratuitement une réservation sans frais sur internet ou par téléphone, mais le mouvement est loin d’être généralisé et vous seriez davantage gagnant de vous inscrire sur Internet la veille…

Diagnostic sur le web

Entretemps, les jeunes se tournent vers l’Internet pour se faire leur propre diagnostic. Les sources sont multiples et pas toujours fiables…

Une donnée inquiétante de ce phénomène repose sur une étude de statistique Canada quant à l’habileté de ces jeunes d’assimiler l’information en santé. On parle ici de la littératie en santé qui est la capacité pour des individus de repérer, comprendre, évaluer et communiquer de l’information pour être capables de composer avec les divers contextes de santé afin de promouvoir la santé tout au long de leur vie. Les 16 à 25 ans auraient des compétences inférieures au niveau acceptable de 3 sur l’échelle de littératie en santé dans une proportion de 51,3%. Est-ce que l’on peut extrapoler qu’un jeune sur deux expliquerait de façon erronée ses symptômes ou ferait des choix douteux pour sa santé ?

En résumé

Les jeunes de 15 à 17 selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) se considèreraient en majorité comme en excellente ou en très bonne santé physique. La perception de leur santé buccodentaire aussi. Derrière leurs lunettes teintées de rose, les chiffres font mentir leur évaluation et les professionnels s’accordent pour dire que la prévention et les soins notamment pour les professionnels de première ligne devraient être plus soutenus. Les comportements sexuels précoces et à risques, la consommation de drogue, de malbouffe et l’éclosion de troubles de santé mentale ont connu une courbe d’augmentation beaucoup plus prononcée que celle des effectifs dans les cliniques pour prévenir et tenter de stopper ces hémorragies.

Comme société, même en période de déficit zéro, nous devrions d’abord être en mesure de prévenir plus efficacement et d’y investir les moyens nécessaires. Mais pour atteindre des résultats plus appréciables, il sera nécessaire de répondre aux besoins, attentes et préférences des jeunes Québécois dans les installations, le type de services, mais aussi dans les moyens à utiliser pour les conscientiser.

Les statistiques sur le sujet des jeunes dans le réseau de la santé sont presque aussi vieilles que certains magazines que l’on retrouve dans certains cabinets ou cliniques…mais en recoupant plusieurs études, il est évident que le système de la santé doit être repensé pour protéger nos générations futures!

JEUNES POUSSES ET VIELLES BRANCHES… - mars 20th, 2013

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JEUNES POUSSES ET VIEILLES BRANCHES…

L’environnement a de la difficulté à se hisser parmi les priorités des Québécois et des Canadiens. Les chefs politiques qui en ont fait leur cheval de bataille….n’ont malheureusement pas eu beaucoup d’écho auprès des électeurs. Parlez-en à Stéphane Dion…

Qu’en est-il des jeunes ? Les marques multiplient les affirmations et les symboles visant à séduire leur jeune clientèle en fonction d’attributs environnementaux. Les jeunes se rueront-ils sur ces produits bios et équitables dont la fabrication serait plus respectueuse de notre planète ?

De se positionner en faveur de l’environnement est plus séduisant que de défendre des préoccupations économiques. La reconnaissance sociale qui découle de positions environnementales et l’étiquette écolo sont recherchées dans la société.

Plusieurs entreprises misent d’ailleurs sur le branding éthique, le biologique et le développement durable pour séduire les plus jeunes clientèles.

Les jeunes sont nombreux à se dire verts, mais cette génération laisse tout de même une empreinte écologique considérable. La société de consommation en incite plusieurs à surconsommer et rechercher le nouveau gadget technologique de l’heure.

Je ne cherche pas à démoniser les jeunes, au contraire, plusieurs sont à l’image des générations précédentes et ont tout de même poussé les baby-boomers à faire des changements. Le recyclage et le compostage sont souvent initiés par les jeunes dans le nid familial.

Quelques statistiques intéressantes issues d’un sondage Léger Marketing commandé par Hebdos Québec en 2011 viennent secouer des idées préconçues.

«Il est vrai que l’image de grands sauveurs de la planète pourfendant «les baby-boomers pollueurs» colle davantage aux 18-29 ans. Mais, devant les résultats du sondage, force est d’admettre qu’ils ont du chemin à faire avant d’être exemplaires. Alors que 70 % des Québécois ont fait un geste en ce sens, seulement 59 % des jeunes de 18-29 ans l’ont fait. » http://www.vraivisagequebec.com

Ces résultats s’alignent sur ceux du Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec qui décrit une tendance d’achat de produits et de services responsables en baisse progressive depuis 2010: la consommation de produits et services “bons” pour l’environnement passe de 45,5% (en 2010) à 36,5% en 2012. Un groupe de la population ferait toutefois exception à cette tendance, celui des 30-39 ans, chez qui les comportements responsables augmentent depuis trois ans (+1,2 point depuis 2010).

«Un autre constat plutôt paradoxal se pose du côté des jeunes: les Québécois âgés entre 18 et 29 ans ne pratiqueraient pas ou peu la consommation responsable. Pourtant, ce sont aussi les plus motivés et ceux qui ont plus confiance dans les messages des entreprises.

Selon Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable et initiateur de l’étude, tous les acteurs de la consommation responsable doivent centrer leurs efforts de sensibilisation sur les hommes et les jeunes générations — les plus réfractaires. «Il est nécessaire d’offrir des produits/services responsables allant au-delà du simple attribut «responsable», car un segment de consommateurs recherchent avant tout des produits «tendance», à valeur ajoutée et bénéfiques à leur image sociale. Les stratégies de communication sont à revoir», dit Fabien Durif, qui recommande de travailler les emballages, ainsi que de donner de l’information précise et transparente sur les produits/services de même que sur les certifications utilisées.» http://consommationresponsable.ca/wp-content/uploads/2012/11/BCR_2012_PDF.pdf

Les jeunes, à prix et qualité égale feront un geste pour l’environnement en choisissant un produit plus éthique. Toutefois, ils sont tiraillés entre les impératifs de maintenir une image sociale forte qui se définit souvent à travers des produits de consommation, de jongler avec des revenus limités et de prendre des décisions en adéquation avec leurs préoccupations environnementales.

Les entreprises ne doivent pas reculer face aux résultats (avouons-le un peu décevants) de ces études et se doivent d’agir en bon citoyen corporatif pour aider notre planète et devraient contribuer à changer les pratiques de plusieurs 18 à 29 ans.

S’il y a un message important pour les entreprises à retenir de ce billet, ne demandez pas à votre agence de travailler une campagne éthique, verte et responsable pour rejoindre les jeunes. Demandez plutôt à votre agence de développer une campagne efficace pour rejoindre les jeunes et de vous conseiller sur la façon de réduire votre empreinte écologique car le citoyen corporatif que vous êtes, veut contribuer à faire la différence pour la planète et les prochaines générations.

Pensez à l’environnement. N’imprimez ce billet que si vous en avez vraiment besoin.

En visite chez les Tanguy… - mars 1st, 2013

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“Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends lui à pêcher, tu le nourris pour toujours.” Lao Tseu

En visite chez les Tanguy…

Ne vous méprenez pas, plusieurs parents à travers le monde doivent conjuguer avec de jeunes adultes de 18 à 35 ans qui ne décollent pas du nid familial ! C’est un phénomène mondial !

Au Japon, on les appelle d’ailleurs Parasaito shinguru (les Célibataires Parasites) pour définir les adultes célibataires restant chez leurs parents pour profiter du confort et de l’hospitalité de ceux-ci.

En Italie, où 70% des jeunes adultes vivent Mama casa , nous les appelons Bamboccioni (Gros bébés) ou Mammon (Garçons à maman).

Au Royaume-Uni, où un parent sur trois sont remortgaging, c’est à dire qu’ils ont ré-hypothéqué leurs maisons pour soutenir les enfants adultes, on les appelle Yuckies - un acronyme pour identifier des adultes qui comptent sur le soutien financier de leurs parents à l’image d’un enfant.

Dans les pays anglo-saxons, une expression similaire portant le nom de Boomerang Generation (Génération du cordon ombilical ou Génération boomerang) a vu le jour pour décrire le phénomène des jeunes qui recherchent l’autonomie…mais qui reviennent au foyer familial pour entreprendre des études, suite à une rupture ou simplement pour mettre de l’argent de côté. Comme le boomerang…le jeune revient au bercail.

Alors, tous nos lecteurs qui planifiaient des projets de retraite, l’achat d’un condo et de se retrouver comme couple….vous devriez peut-être consulter votre jeune adulte…

Pourquoi Tanguy ?

La sortie du film Tanguy d’Étienne Chatiliez en 2001, dont le personnage éponyme bardé de diplômes, affable et séduisant, termine une thèse de doctorat sur la civilisation chinoise. À l’annonce du prolongement de sa thèse, les parents découragés entreprennent de lui empoisonner la vie pour le faire quitter !

Le succès commercial du film a donné naissance à une nouvelle expression pour désigner ce phénomène: la génération Tanguy.

Les Tanguy au Canada

Les sociologues s’entendent pour expliquer le phénomène Tanguy comme le résultat des normes et des structures sociales particulièrement au Canada. Au Québec, le mariage est de moins en moins fréquent et de plus en plus reporté, les enfants quittent la maison beaucoup plus tard et rallongent la durée de leurs études. Les valeurs modernes de plusieurs jeunes concordent avec l’aisance de tirer avantage du confort et de la sécurité, autant physique et financière que le domaine familial leur procure. Les jeunes que l’on identifie au phénomène Tanguy s’assument pour la plupart pleinement dans cette décision et ne cherchent pas l’autonomie à tout prix. Pourquoi voler de ses propres ailes quand on peut prendre l’avion en première classe?

L’effondrement de la bulle boursière en 2000 est en grande partie l’un des facteurs les plus déterminant de ce phénomène. La hausse du chômage jusqu’en 2004 a coïncidé avec l’obtention de diplômes d’études secondaires ou collégiales pour toute une génération. L’économie étant chancelante, le concept de mondialisation favorisant l’externalisation des emplois vers des pays émergents a connu une croissance fulgurante et les salaires ont été révisés à la baisse. La génération des 18-35 ans pouvaient alors difficilement s’appuyer sur un diplôme d’études collégiales pour leur assurer une stabilité d’emploi. La colocation avec ses parents s’imposait comme l’alternative ultime pour ces jeunes adultes pour maintenir le style de vie de la classe moyenne ou supérieure auquel ils aspiraient.

Pour d’autres, la crise économique qui a frappé une grande partie du monde a sonné le glas pour de nombreux jeunes qui ont été soit licenciés ou ne pouvaient simplement plus se permettre de vivre sur leurs propres avoirs. Le nid familial représentera alors une opportunité d’accepter des stages non rémunérés ou d’entreprendre des études supérieures sans le fardeau de payer un loyer au prix du marché.

Tous les Tanguy s’entendent pour dire qu’il est socialement gênant de partager une situation de Tanguy surtout lors du jeu de la séduction, mais de savoir que quelqu’un d’autres paie les factures, les inquiétudes au sujet de l’hypothèque, coupe l’herbe, fait la cuisine, le ménage, la lessive vient certainement mettre un baume sur le malaise. La vie à la maison sans loyer rime pour plusieurs avec nouvelle voiture, vêtements de marque et quelques voyages par année…

Les Tanguy en chiffres…

Les chiffres s’accentuent avec les années, mais selon Statistiques Canada, les Tanguy représentaient en 2010, 51 % des jeunes nés entre 1981 et 1990 (génération Y) qui vivaient chez leurs parents. Au même âge, c’était 31 % pour la génération X (1969-1978).

Chez nos voisins du sud, pour l’année 2011, près de 20% des Américains âgés de 25 à 34 ans vivaient avec leurs parents. Pour ceux âgés de 18 à 24, on retrouvait 59% d’hommes et 50% de femmes.

Les enquêtes menées dans le Royaume-Uni et du Japon suggèrent une situation similaire dans ces pays.

Comment les parents conjuguent avec les Tanguy ?

Le phénomène Tanguy est relativement récent et les générations précédentes éprouvent de la difficulté à jongler avec les valeurs modernes de leurs enfants et éprouvent un certain inconfort à délimiter le rôle parental, l’amour inconditionnel pour leur enfant tout en se respectant. La situation peut amener son lot de conséquences psychologiques pour le prescripteur. Il est fréquent de voir les parents se culpabiliser de la situation ou même d’en avoir honte. L’incapacité de certains parents à refuser cette situation peut même encourager leurs enfants à rester.

Ce malaise alimente aussi des conséquences financières pour le parent, le simple fait de nourrir un adulte pendant une semaine peut engendrer de grandes dépenses…et si ce n’était que des dépenses alimentaires…plusieurs retarderont même leurs plans de retraite pour garantir le confort à leur progéniture.

Certains parents qui atteignent un âge plus avancé y voient plutôt les avantages. À l’image des valeurs issues des cultures asiatiques et hispaniques, les enfants pourraient contribuer à prodiguer certains soins et services à leurs parents âgés, plutôt que de déléguer la responsabilité à un tiers, comme une maison de soins infirmiers. Les Tanguy ne sont pas tous ingrats et plusieurs s’acquitteront de tâches ménagères autour du nid familial.

Le phénomène Tanguy n’est pas prêt de s’estomper avec la valorisation des études de cycle supérieur et la société de consommation. Ces jeunes adultes au revenu discrétionnaire plus élevé font certainement saliver les publicitaires, mais aussi baver plusieurs parents dépourvus…

VIRUS1334 - Les chats ne sont pas YOLO! - février 6th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Les chats ne sont pas YOLO!

Nous avons tous déjà entendu cette expression, ou cette croyance: les chats ont neuf vies! Dans les temps anciens, le chiffre neuf était considéré comme le plus chanceux, celui qui apportait le bonheur, puisqu’il était le résultat mathématique de la «trinité des trinités». C’était donc le chiffre porte-bonheur par excellence. Comme le chat était considéré comme le plus chanceux des animaux, il était donc justifié de croire que le «neuf» lui était intimement associé.

Les nouvelles générations ne semblent pas «faits sur un frame de chat» car ils ont plutôt adoptés le mode de vie YOLO : «You only live once». YOLO implique que tu dois profiter pleinement de la vie, quitte à prendre des risques. L’acronyme YOLO est omniprésent dans l’univers, la culture et la musique des jeunes. YOLO a notamment été popularisé par la chanson «The Motto» du «rapper» canadien Drake.

Vous avez peut-être consulté la semaine dernière l’étude Léger Marketing sur la génération YOLO : http://lgwb.in/P3YRE . Cette étude a fait sourciller les plus vieilles générations et a alimenté les discussions autour du fax et sur les lignes ouvertes (NB: deux moyens de communication complètement dépassés pour les jeunes). Les commentaires des générations plus expérimentées semblaient converger vers un constat généralisé que les jeunes d’aujourd’hui sont gâtés et obtiennent tout ce qu’ils veulent. Ne vous en faites pas, tout comme le chat, votre jeune retombera sur ses pattes!

Vous êtes peut-être de ces cinéphiles qui ont été conquis par le romantisme des nombreux films où le personnage principal offre à sa partenaire de choisir au hasard une destination voyage à l’aveuglette en fonction du prochain vol disponible? Plusieurs ont caressé ce fantasme. Ce concept inspiré de l’expression latine «carpe diem» ou «saisir l’occasion» n’est certainement pas à des années lumières du concept YOLO, mis à part la notion d’immoralité et de danger qui est davantage acceptable chez les plus jeunes générations. Plusieurs jeunes se cachent d’ailleurs derrière le sigle YOLO pour justifier à leurs pairs que tout ce qu’ils font est correct.

Souvent, un sourire en coin, nous observons les plus jeunes générations et nous décrions le fait qu’ils soient trop choyés par leurs parents, trop attachés aux choses matérielles et plusieurs boomers qui ont autrefois épousés le mode de vie hippie s’offusquent que les jeunes entrevoient aujourd’hui les frais de scolarités abordables comme un devoir plutôt que comme un privilège. Notre insécurité nous fait réagir lorsque ces jeunes individus pensent qu’ils possèdent le monde et que leur génération est supérieure en raison de leurs connaissances de la technologie de pointe d’aujourd’hui.

Je suis de ceux qui croient que nous devons mettre à profits le mariage entre la fougue des nouveaux jeunes arrivants sur le marché du travail et l’expérience des travailleurs expérimentés. Je dois toutefois admettre le défi des départements de ressources humaines et des propriétaires d’entreprises qui doivent composer avec le côté imprévisible de cette génération qui cherche à profiter au maximum de son temps sur terre parce qu’elle n’a qu’une seule vie. Ils veulent tous être spéciaux, mais pas trop spéciaux, ils veulent être uniques, mais pas nécessairement s’intégrer et ils veulent profiter de la vie et ne veulent pas être un citoyen de classe ouvrière comme les générations antérieures. Comment conjuguer les enjeux et objectifs rigoureux de l’entreprise avec les notions de plaisir, d’aventure et la prise de risques au cours de notre bref moment sur la Terre?

Autant, j’ai de la fascination pour le concept YOLO, autant, le mouvement m’inquiète. Mes chapeaux de patron et de parent teinte malheureusement ma fascination pour l’audace de ces jeunes. En effet, il serait dommage que l’acronyme YOLO serve d’excuse pour ne pas chercher des informations importantes et manquer de curiosité; ne pas s’interroger sur les leçons que nous pouvons apprendre de l’expérience, les erreurs et les échecs. Finalement que nos convictions YOLO ne nous demandent pas de remettre en question nos actions ou leurs résultats. Sans l’intérêt de se renseigner et obtenir des conseils et d’apprendre des expériences de quelqu’un d’autres, il devient non seulement facile, mais aussi inévitable que des erreurs seront refaites maintes et maintes fois et cette situation est problématique.

Si je me fis à l’étude de Léger Marketing citée précédemment, 33% de mes plus jeunes employés me trouve incompétent, près de la moitié trouveraient leur travail ennuyant et 58% d’entre eux ne seront plus à mon emploi dans 3 ans…je devrais probablement embrasser davantage la philosophie YOLO et prendre le premier avion pour une destination inconnue. Au prochain billet…peut-être.

Le paradoxe des « natifs numériques » - janvier 17th, 2013

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Le paradoxe des « natifs numériques »?

Avez-vous déjà eu cette situation familiale? C’est le temps des fêtes, dans votre famille, ils décident d’offrir une superbe télé HD à la grand-mère! Heureux de leur coup, ils poussent le concept jusqu’au DVD Blu-ray!! Toute la famille est très fébrile d’offrir ce super cadeau à mamy. «Ho…mais quel « gros » écran, et ça qu’est-ce que c’est?», dit-elle en parlant du DVD. Votre ado de 14 ans dit alors : Mais mamy c’est un Blu-ray, mais moi je les écoute directement sur le ipad en streaming! L’ère de la technologie a donc donné naissance à la génération des « digital natives », comme les a baptisés Mark Prensky, enseignant et chercheur américain, dans un de ces essais.

Cette génération est composée des gens nés après les année 80 et qui ont vécu en symbiose avec les technologies : internet, ordinateur, smartphone, etc. Ces jeunes, principalement entre 13 et 25 ans, sont dès leur jeune âge en contact avec toute cette technologie. Ils utilisent et connaissent ces objets et médias avec une aisance déconcertante. L’hyperconnection, la facilité à laquelle nous avons accès à l’information, l’accès immédiat aux multiplateformes et la rapidité de l’avancement technologique a vite fait d’engendrer la « culture d’immédiateté », du tout, tout de suite. Les jeunes sont donc bombardés d’informations, de messages publicitaires et de campagnes médias de toute part. Cela crée un défi de taille pour les marques : se différencier à travers la sphère médiatique. L’approche marketing auprès de ce jeune doit alors être totalement adaptée.

Nous devons savoir que ces jeunes sont devenus une cible particulièrement avertie. Il est primordial pour les entreprises qui visent cette cible de connaître les multiplateformes et tous les autres outils de communication qui pourraient intéresser les «digital natives». Dans cette ère de rapidité, le message doit être concis et la campagne courte et expérientielle. « Les jeunes s’attendent à l’extraordinaire, si vous faites une campagne extraordinaire, vous faites ce qui est attendu…» (La phrase doctrine de Virus1334). Il faut se surpasser, être original, faire des campagnes où le jeune est au cœur de l’action, où il en devient un « acteur » important. Ils s’attendent à avoir une influence directe et rapide sur le produit.

Étonnamment, les «digital natives» composés de jeunes, que nous définirons ici par les 13-25 ans poussent les marques à être plus réactives et plus matures qu’avec une autre cible. En effet, ils maîtrisent parfois mieux les canaux et outils digitaux que les spécialistes du marketing eux-mêmes. Mieux, ils décortiquent la moindre campagne. Loin d’être dupes, ils sont aussi très critiques et n’hésitent pas à user de leurs réseaux en ligne pour dialoguer, donner leur avis, échanger.

En effet, les médias sociaux jouent un rôle important auprès de la cible, c’est comme leur deuxième maison. Ils partagent, découvrent, vivent sur le web avec leur communauté. Ainsi, il est primordial de maîtriser cet univers et en faire bon usage pour rejoindre rapidement et efficacement les jeunes et leur entourage. Le message doit constamment être en évolution et en mouvement. Une campagne doit bouger, attirer l’attention. L’attente n’est pas une option : haute vitesse, changement, originalité, sont des qualités à adopter pour vos futurs projets.

Le paradoxe

Un dossier très intéressant du magazine l’Actualité du mois de février 2013 fait la démonstration du désir des consommateurs et des entreprises de simplifier les pratiques, les outils de communication et des produits afin de créer un maximum de valeur en minimisant la complexité.

La technologie et les avancées technologiques ont contribué à maximiser les occasions de divertissement et la création de produits séduisants pour les consommateurs mais aussi de générer une angoisse du consommateur face à la multiplication du choix de produits et du casse-tête de gérer les 5 télécommandes du salon. Certains diront que la technologie a complexifié le quotidien des gens plutôt que de le simplifier. Ne cherchions nous pas à simplifier notre vie et minimiser la complexité comme les dirigeants d’Apple le clament haut et fort?

La multiplication des technologies confronte les pratiques traditionnelles de communication. On peut effectivement trouver très complexe de s’aventurer dans le monde des réseaux sociaux. Tout d’abord, les gestionnaires essaient de maîtriser chacun des milliers de sites et communautés souvent de façon personnelle, ensuite, ils essaient d’évaluer les opportunités pour leurs produits et finalement d’identifier la nature et le budget qu’ils devront octroyer à ces initiatives marketing et à l’individu qui animera la communauté. À cette étape, plusieurs clients n’ont pas encore fait les recherches pour savoir où se situaient leurs cibles sur ces réseaux, quels outils seraient nécessaires pour faciliter le travail et comment établir des outils de mesures pour évaluer le retour de ces actions. Nous tenons à rassurer les lecteurs, il y a des outils et des partenaires qui permettent de gérer très simplement vos actions sur ces nouveaux canaux.

La communication et les stratégies de marketing traditionnel des entreprises doivent obligatoirement s’inspirer et s’adapter à cette nouvelle réalité et rejoindre de façon efficace des cibles de moins en moins homogènes, celle des générations de plus de 30 ans, celles des «digital natives», les 10% de jeunes influenceurs qui influencent les goûts et les produits de la prochaine génération et les jeunes issus de la génération des native digital…qui ne sont peut-être pas aussi technos que certaines études tendent à le démontrer…

En effet, il est primordial dans vos campagnes pour les moins de 35 ans de toucher le 10 % d’influenceurs - les leaders d’opinion qui disposent d’un fort réseau social de façon réfléchi pour contribuer au buzz autour de votre marque, service ou produit. Il est important de les différencier des «simples» enthousiastes qui sont sympathique à votre entreprise et de planifier des actions spécifiques à l’attention de ces derniers. Il est très fastidieux de mettre sur pied des campagnes à l’attention des jeunes car il est impossible de demeurer en surface, nos clients doivent offrir une véritable promesse. La popularité instantanée d’une marque n’existe plus, il faut identifier les acteurs qui propulseront votre produit par leurs cercles d’influence. Ces derniers auront la lourde responsabilité d’identifier ce qui sera et ne sera pas au goût de toute une génération et qui offrira une rupture évidente avec ce qu’ils connaissent.

«Les jeunes sont tous très technos…»

Le mot « natif » de par sa définition ne veut pas nécessairement dire « habileté inné » comme les générations précédentes semblent vouloir le croire. Le fait d’être natif de quelque part ne veut pas dire qu’on naît capable de tout faire et n’a rien à faire avec l’ADN de cette personne. Les jeunes ne sont pas tous forcément à l’aise dans le monde numérique. Tout d’abord, Ils n’ont pas tous les moyens d’y accéder à la maison ou peu encouragés par leurs parents de s’y aventurer. Il est important de bien identifier votre public cible, de bien décortiquer votre budget publicitaire et d’en tenir compte dans vos stratégies marketing. Je ne crois pas que cela nie toutefois l’existence des «natifs numériques» et des influenceurs et ne devrait pas réconforter les professionnels du marketing qui n’ont pas exploré ou considéré sérieusement le monde des réseaux sociaux, par exemple.

L’utilisation du terme «digital natives» a régulièrement été utilisée pour confronter l’enseignement de la technologie dans nos écoles et établir le fossé intergénérationnel quant à la maîtrise des technologies. Même si les jeunes se servent de l’ordinateur depuis toujours, que la plupart peuvent envoyer régulièrement des messages texte, naviguent sur les réseaux sociaux et nommer une centaine de sites de jeux, ils doivent apprendre l’utilisation judicieuse des nouvelles technologies. Plusieurs enseignants vous partageront le défi de taille qu’ils rencontrent avec ces jeunes technos lorsqu’il est question de faire la mise en page, évaluer les résultats d’un moteur de recherche ou assurer leur sécurité. En les classant comme natifs numériques, on risque d’oublier qu’ils ont toujours beaucoup à apprendre.

Pour résumer, trois règles qui feront le succès de vos stratégies marketing à l’attention des jeunes «digital natives»: la prise en compte d’une diversité de cultures et de centres d’intérêt, ce qui implique de toucher des communautés distinctes; le marketing participatif; enfin, la capacité à animer ces communautés et de vous entourer de ressources internes et externes qui maîtriseront ces canaux de communication.

Les jeunes sont de futurs adultes et vos actuels ou prochains clients: mieux vaut donc tisser des liens durables avec eux le plus tôt possible. A mesure que ces jeunes grandiront, les réflexes numériques s’étendront. Les techniques de communication 2.0 sont donc plus que jamais primordiales pour les marques. Un mariage respectueux entre l’expérience de vieux routiers expérimentés du marketing et l’enthousiasme de jeunes wizz issus de cette génération de «digital natives» fera de vos départements marketing une pépinière d’initiatives fleurissantes auprès de cette cible.

Comme la mamy, nous ne devons pas laisser un fossé générationnel trop important et nous devons reconnaître respectueusement les forces et compétences propres à chaque génération …

Une collaboration de :
Tessa Paradis
Directrice artistique
Virus1334

«Cher Père noël, je VEUX un ipad à noël !!!» - décembre 6th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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«Cher Père noël, je VEUX un ipad à noël !!!»

Cette année le père noël videra ses poches! En effet, les gadgets électroniques semblent éclipser les jouets traditionnels auprès des jeunes. La magie de déposer une lettre à la poste et de recevoir une lettre du père noël risque de perdre du lustre l’an prochain si les lutins répondent exactement à la demande de nos jeunes. En effet, ils seront encore davantage branchés en 2013!

En effet, selon une étude récente menée par Nielsen, il appert que l’iPad , la Wii U et les autres produits de la famille Apple pourraient être les cadeaux le plus recherchés pour les enfants à Noël…

Vous êtes de celles et ceux qui angoissent à l’approche des Fêtes? La pression sociale et monétaire de répondre aux exigences de vos enfants pour noël se fera très forte cette année. Plusieurs parents ne disposent toujours pas, par exemple d’un ipad et ils devront probablement l’emprunter à leur enfant s’ils fléchissent à la pression des demandes de noël. La période des fêtes est une occasion de réjouissance, mais aussi de stress pour plusieurs. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls: 70 % d’entre nous aimeraient que Noël soit davantage axé sur le sens de la fête plutôt que sur les cadeaux et les dépenses, lit-on sur le site du Groupe de simplicité volontaire de Québec (www.simplicitevolontaire.org ). 



Il est difficile d’établir un budget durant les fêtes et de s’y conformer. Certaines personnes profitaient traditionnellement des spéciaux du Boxing day pour compléter leurs cadeaux. Aujourd’hui, les magasins affichent des rabais similaires avant noël et différentes stratégies qui appartenaient autrefois à nos voisins du sud ont franchi les frontières…peut-être avez vous participé aux phénomènes du Black Friday et du Cyber Monday ?
Heureusement, plusieurs organismes et banques prodiguent de généreux conseils pour bien gérer son budget durant les fêtes. Le cabinet Deloitte, notamment publie annuellement son étude de Noël. Intitulée “Un Noël éclairé… et pas à n’importe quel prix”, elle permet d’en savoir un peu plus sur ce que nous prévoyons pour Noël cette année.

Selon Deloitte, les fêtes de fin d’année 2012 seront avant tout marquées par la crainte de voir la situation économique empirer l’année prochaine (…vous êtes surpris ?) Cette situation serait une bonne raison pour plusieurs d’accorder plus d’importance à cette fête qui rapproche. Alors pas question diront plusieurs de compter ses sous et de s’offrir un réveillon au rabais !

Selon les informations recueillies pour un sondage du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), les ménages de la province québécoise comptent dépenser en moyenne 676 $ pour les achats de Noël, soit 3 $ de plus qu’en 2011. De ce montant, 406 $ (60 %) seront consacrés aux cadeaux et 270 $ (40 %) à la nourriture et aux boissons.

Les dépenses de consommation des Québécois pendant les fêtes totaliseront 2,34 milliards de dollars, une hausse de 1,7 % si l’on compare à 2011.

Les chiffres du Conseil québécois du commerce de détail viennent confronter ceux établis par la récente étude menée par Nielsen, car les experts prédisent que l’iPad pourrait être le cadeau le plus recherché pour les enfants à Noël. Près d’un enfant sur deux (48%) qui a participé au sondage de Nielsen a placé le iPad au sommet de sa liste de cadeaux de Noël. L’an dernier, ils étaient 44 % à rêver de voir la tablette électronique sous le sapin… à 406$ cette année en cadeaux….le vœux des jeunes d’obtenir un ipad sera t’il vraiment exhaussé?

Nielsen attribue les premières places de son classement aux appareils iOS d’Apple, y compris l’iPad (48%), iPod Touch (36%), iPad mini (36%) et iPhone (33%). Ceux qui croient que les appareils d’Apple sont en train de perdre des parts de marché au profit de rivales telle Google seront confondus par le sondage de Nielsen sur les cadeaux de Noël que désirent avoir les jeunes Américains. Un seul produit réussit à se tailler une place parmi la domination évidente de Apple, la console de jeu Nintendo Wii U qui s’impose en deuxième place après l’iPad avec 39% des intentions.
Il est à noter que l’étude a été menée sur les enfants vivant dans les Etats-Unis avec des âges allant de 6 à 12 ans. Nous pouvons toutefois supposer que les jeunes canadiens partageront les mêmes désirs que leurs cousins du sud.

Certains se surprendront sûrement que le mini iPad génère moins d’engouement pour les enfants malgré son profil plus petit et plus léger. Les enfants semblent préférer l’écran haute définition de l’iPad en taille réelle malgré qu’il soit plus lourd que le mini iPad qui tient dans une main. De son côté, la nouvelle tablette Surface de Microsoft, a été mentionnée par seulement 6 % des jeunes fans de la techno, est-elle trop récente ?

Pour les enfants dont l’âge est de plus de 12 ans, ils sont plus réalistes et conscients qu’ils ont probablement davantage de chances d’obtenir une tablette qui n’arborera peut-être pas la légendaire pomme.

Les autres consoles de jeux vidéo ne seront pas en reste, les places subséquentes au palmarès sont occupées par les consoles de jeux Nintendo DS, Sony PlayStation 3, Xbox 360, PlayStation Portable, PlayStation Move et PlayStation Vita.

Le bon vieil ordinateur arrive plus loin dans liste de souhaits, puisque seulement 31 % des jeunes ont mentionné en vouloir un.

Pour les adeptes des mathématiques, notez que les résultats du sondage dépassent largement les 100% lorsqu’on les additionne. Cela s’explique par le fait que Nielsen mesure les préférences par produit plutôt que d’établir un classement en fonction des résultats obtenus.

Qu’en est-il des jouets?

Les chiffres le confirment. Avec une part d’environ 20 % du marché canadien, évalué à plus de 2 milliards de dollars selon Statistique Canada, le Québec constitue le deuxième marché en importance après l’Ontario. Les produits québécois, parfois fabriqués en Chine, y font bonne figure, en particulier les jeux de construction, de bricolage, les jeux en bois et, surtout, les jeux de société, mais la concurrence est féroce.

Si les plus prévoyants ont déjà leur liste de Noël prête, d’autres ne savent toujours pas quoi offrir ou quoi demander. Mais une chose est sûre: le Père Noël aura rarement eu l’occasion de se familiariser autant avec les nouvelles technologies dans les listes de Noël des jeunes. Reste à savoir s’ils seront aussi sous le sapin aux côtés de la traditionnelle crèche de Noël.

Toutefois, rassurez vous, si vous ou vos enfants n’êtes pas satisfait des cadeaux reçus, de nombreux sites internet offrent aujourd’hui un service de revente des cadeaux offerts à Noël. Si vous êtes déçus par le cadeau que l’on vient de vous offrir, ou pire si celui-ci ne vous est d’aucune utilité, plus une seconde à perdre, revendez-le sur Internet !

Joyeux noël de toute l’équipe de Virus1334.

Tableau Nielsen

Le retour de l’art au secours du marketing? - novembre 15th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Le retour de l’art au secours du marketing?

Depuis toujours, les artistes contribues largement à toutes formes de communication tant au niveau historique que publicitaire. Les peintres étaient même appelés les maîtres de l’image. Nous pouvons par exemple nous rappeler les nombreuses publicités très connues dans le temps du recrutement de l’armée : « Engagez-vous ! »
La représentation du message en images illustrées, était un des principaux procédés utilisés par les précurseurs de la publicité, enfin par ceux qui étaient mandaté dans la création du visuel.

En effet, les artistes étaient engagés afin d’illustrer et mettre en image les éléments d’une pub ou d’un catalogue. Le réalisme était au cœur des créations car les artistes devaient représenter le plus exactement possible les portraits ou bien les images contenues dans les catalogues de produits. Une réalité aujourd’hui plus facilement réalisable à travers les nouveaux médiums tels que la photographie, l’ordinateur et autres technologies de pointes. L’arrivée de ces technologies bien entendu a volée la vedette aux artistes pendant un certain temps. Mais malgré l’ère de la photographie, on pourrait affirmer que le médium de l’illustration revient aujourd’hui de plus en plus dans le monde du marketing et de la publicité.

Pourquoi le retour de ce medium ? Et serait-il un bon moyen de rejoindre nos jeunes d’aujourd’hui, public dit capricieux et dur à séduire. Un artiste publicitaire dénommé « Keuj » prétend que oui :

« Je pense que l’essor du Street Art auprès du grand public a joué un rôle dans l’émergence de l’illustration comme outil de communication. Les agences de publicité l’ont bien compris et se réapproprient donc ce courant artistique pour créer davantage de proximité avec un public jeune, pour avoir une approche plus populaire, moins élitiste dans leur communication. » - Keuj

« L’illustration a aussi plus de profondeur qu’une photographie dans le sens où elle peut avoir un sens moins terre à terre, plus symbolique. Au-delà d’une photographie qui sera figée, l’illustration apporte un point de vue, un regard, une atmosphère : elle raconte une histoire. Pour certaines marques qui veulent changer leur image, la rajeunir, on s’aperçoit que l’illustration apparaît comme une solution efficace. » - Keuj

Effectivement, l’exploitation de l’illustration dans les campagnes publicitaires amène une énergie nouvelle et le sujet peut être traité de manière plus imaginative. La campagne est de ce fait plus « mémorisable » par le public. Nous pouvons créer un monde qui viendra captiver les jeunes, un monde où l’imaginaire est sans limites. Les entreprises de marketing se doivent d’innover et d’amener la clientèle cible dans un monde ou tout est possible ! La création de personnages ludiques et de faits irréels surprennent et viennent chercher le côté aventurier des jeunes et leur quête de liberté !

« Moins de monotonie, plus de couleur et plus de fun! »1

Les jeunes sont en quête d’expérience, d’exotisme et surtout de nouveauté. La nouveauté est ce qui peut faire que la marque se dissocie de la concurrence. Apporter une fraîcheur et une proximité (Keuj) avec le public est sans aucun doute le défi des publicistes d’aujourd’hui et surtout auprès de la clientèle jeunesse et c’est ce que l’illustration dégage.

L’accès à l’image est facilité par l’arrivée de sites photographiques et/ou vectoriels où les designer on accès à une multitudes de photos, de textures et même d’illustrations à moindre coût. Ce qui provoque une multiplication des concepts à la « istock » ! Vous me direz l’accès aux artistes et le fait d’être amené à gérer avec le droit d’auteur et le cachet pourrait en refroidir plusieurs. Mais il reste évident qu’opter pour les services d’un artiste ayant une personnalité, une couleur et un talent unique dans une campagne apporte justement de l’originalité et surtout de l’exclusivité car l’artiste que vous choisirez sera unique.

VOUS serez unique!

http://www.thinkitsocial.com/experts/lillustration-nouveau-moteur-de-visibilite-pour-les-marques/

http://www.la-veilleuse-graphique.fr/2011/08/19/lillustration-publicitaire-a-le-vent-en-poupe/

Une collaboration de :
Tessa Paradis
Directrice artistique…et artiste peintre
Virus1334

VIRUS1334 - Sautez! À quel risque? - octobre 26th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Sautez! À quel risque…

Le but de ce billet est de mettre en lumière le marketing sportif événementiel et déconstruire l’idée que cet outil marketing est réservé aux multinationales et applicable à la propagation de mauvaises habitudes de vie pour la jeunesse ou le fruit d’entreprises qui veulent corrompe nos jeunes avec abstraction de toute éthique.

Le 14 octobre dernier, des millions de yeux sont rivés sur leurs téléviseurs, leurs portables ou leurs ordinateurs. Je suis l’un deux, les yeux bien rivés sur mon téléviseur. Incapable de décrocher ceux-ci de l’écran. J’attends comme plus de 2 millions de téléspectateurs que l’exploit se produise. Les multiples caméras sont bien réglées sur le commanditaire de cet évènement sportif du haut de ces 30 000 mètres. La phrase : « Redbull vous donnes des ailes » prend alors un nouveau sens.

Pendant ce temps, Tweeter et Facebook sont bombardés de commentaires; mon téléphone vibre sans arrêt. Voilà, le saut! Impressionnant…mais à quel prix? Certains spécialistes estiment qu’une telle commandite doit osciller dans les alentour d’une dizaine de millions de dollars. Une valeur impressionnante monétairement, mais rien en comparaison avec le bénéfice gagné en capital de marque face à son auditoire. Un exploit sportif extrême, qui sera marqué par une vague médiatique bien calculée et positionnée pour atteindre le public cible visé. De plus, ils auront marqué l’histoire, le personnage qui a sauté du haut du ciel, mais aussi la marque du géant de boisson énergisante que nous associerons à travers le temps et qui sera maintenant incrustée dans la mémoire de l’exploit.

Le marketing sportif événementiel a su évoluer à travers les années. La philosophie des entreprises le maîtrisant a compris l’efficacité de ce marketing et de son rôle sur l’augmentation de la notoriété de leur marque. Il ne sera pas surprenant de voir que « selon le rapport 2009 de l’Event Marketing Institute, pour 53% des 300 directeurs seniors des ventes et marketing interrogés, le marketing événementiel a représenté la meilleure stratégie pour se rapprocher et développer une relation avec leur clientèle cible. Par ailleurs, 29% d’entre eux parlent de se diriger vers un marketing expérientiel qui amène le consommateur à s’engager dans une expérience immersive et interactive avec la marque et l’entreprise. D’ailleurs, plus de 33% des répondants privilégiaient déjà cette approche. » http://www.eventmarketing.com

Si les marques savent comment orchestrer un buzz média autour d’un événement afin d’augmenter leur notoriété, elles savent aussi qu’allier sensations fortes et émotions à un produit contribuent à maximiser la perception et les intentions d’achats du public cible visé.

Deux questions viennent rapidement en tête… Premièrement, comment notre jeunesse réagit-elle face à cette propagation médiatique? De plus, est-ce qu’il y a moyen de transmettre une vision éthique à travers le marketing événementiel sportif?

Nous le savons tous, les jeunes recherchent des sensations fortes et des expériences uniques. Avec l’ampleur de propagation continue des médias dans notre vie, les jeunes sont bombardés d’informations. Par contre, ils semblent sélectifs face à leur choix de médias, beaucoup plus que l’on pourrait le croire… Ils sont sur les réseaux sociaux et réagissent rapidement sur les sujets qui les interpellent. Face à leur groupe de pairs, ils ont envie d’être comme les autres. De ce fait, lorsqu’un évènement est partout sur les médias sociaux, ils se le partagent et en discutent. Le résultat est parfois frappant lorsque l’on se rend compte qu’en quelques heures, un événement sportif bien « sponsorisé » fait le tour de la planète créant à son commanditaire une visibilité notable et un retour de capital rapide sur son produit.

Les exemples de commandites sportives qui mettent en valeur des entreprises représentant des produits reconnus pour leurs propriétés nutritionnelles ou qualifiées de «santé» n’occupent certainement pas la pole position des investissements publicitaires en marketing sportif.

Quelques rares exemples peuvent être cités, notamment au Québec où le Lait, les Fromages d’ici, la Crème, le Lait au chocolat et le Beurre ont multiplié les actions. Les experts en nutrition fantasment à l’idée qu’un jour qu’une entreprise de légumes frais commandite de grands rassemblements sportifs, mais malheureusement, bien souvent les budgets publicitaires ne sont simplement pas au rendez-vous. Les événements internationaux se targuant de proposer des commandites de produits «santés» se sont pour la plupart retournés vers des entreprises issues du milieu pharmaceutique et de l’univers des produits naturels. Certains observateurs se questionneront sur les propriétés santé de ces entreprises. Nous sommes vraiment bien loin d’une commandite majeure d’un producteur local de produits biologiques…

Les jeux olympiques de Londres représentent un exemple éloquent de cette réalité. Les organisateurs des jeux ont tentés bien que mal de présenter des jeux où les commanditaires feraient la promotion de produits liés à la santé. Ils ont rapidement compris qu’ils ne pouvaient se passer des millions de Coca-cola et de McDonald’s pour combler le financement de leurs activités. Ces multinationales ont tout de même profité de l’occasion pour présenter des produits plus santé…mais l’offre alimentaire sur le site de cet événement sportif d’envergure a fait sourciller plusieurs puristes et nutritionnistes. Le débat est relancé…ces organisations peuvent t’elles vraiment se passer du financement des multinationales de l’industrie de la malbouffe?

Conclusion

Une constatation troublante, mais à la fois rassurante, sachant qu’il est possible de construire sur ces bases marketing efficaces. Ce cocktail d’émotions et d’exploits héroïques semble fonctionner, mais le produit est souvent en contradiction formelle avec l’événement sportif qui s’y rattache. Le danger ici, est au niveau de la perception de la marque de faire croire la relation directe entre le produit et la performance héroïque de l’athlète et de biaiser et mêler le jeune face aux choix de consommation qu’il devra faire. Des grandes corporations internationales telles RedBull s’associent au monde du sport et orchestre des stratégies marketing événementielles de haut calibre, rejoignant leur public efficacement. Rassurante, par le fait que si nous sommes capables de construire des campagnes aussi percutantes autour d’une marque, il suffit simplement de créer de telles campagnes pour des produits ou services qui rendent à notre jeunesse un vrai lien entre marque et bénéfice réel pour leur développement. Même si Félix Baumgartner « rentre à la maison » avec une compagnie qui a su promouvoir avec brio un évènement sportif extrême, je reste perplexe à idée que le « sponsoring » sur les athlètes est en partie financé par des industries de malbouffe. Utiliser des athlètes de haut niveau, créer des exploits rejoignant notre jeunesse friande de nouveaux défis et intégrer des commanditaires qui véhiculent une éthique santé serait rafraîchissant! À mes yeux, cette approche débloquera les artères du marketing événementiel rendant à notre jeunesse une éthique et des pratiques saines. Toutefois, nous sommes bien loin d’un Redberry Crashed ice….

Une collaboration de :
Mathieu Tétreault
Directeur de la Création…et sportif de compétition
Virus1334

Le marketing sensoriel et les jeunes - octobre 3rd, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

La pertinence du marketing sensoriel dans les campagnes jeunesses

Quoi de mieux qu’une bonne odeur de pain chaud pour vous rappeler celui de votre maman et vous réconforter? Quoi de plus agréable que d’être dans une boutique ou la musique vous envoûte et vous rappelle votre premier amour? Tous ces souvenirs refont surface lorsque notre inconscient est sollicité à travers nos cinq sens. Nous revivons ces émotions. Le réconfort, le bien être et même le dégoût ou la tristesse. Cette réalité crée le phénomène grandissant qui se nomme le marketing sensoriel. On peut définir ce type de marketing par tout ce qui est créé lors d’une campagne qui sollicite les cinq sens (goût, odorat, audition, vision et toucher). Il s’agit de tout mettre en œuvre pour créer une expérience complète afin de faire valoir les services et produits d’une entreprise auprès de la clientèle cible. Le but est de générer une émotion positive et intuitive.

« Il existe un lien intime entre les émotions, les souvenirs et les odeurs. » (1)

Ce qui nous amène à se poser la question suivante : Est-ce que le marketing sensoriel est une avenue intéressante en ce qui concerne les campagnes s’adressant aux jeunes?

La sur-stimulation des jeunes d’aujourd’hui fait en sorte que la cible jeunesse devient de plus en plus pointue et difficile à rejoindre. Ils sont jeunes, critiques et ils ont impérativement besoin d’être divertis, surpris et impressionnés. Ils recherchent le plaisir et la diversité. Pour que leur attention soit captée, le marketing doit être parfaitement adapté et doit leur faire vivre une expérience hors du commun. C’est pourquoi l’utilisation du marketing des sens est pertinente. Elle met de l’avant l’inconscient du jeune.

Les jeunes sont sensibles aux marques populaires des grandes compagnies, sur ce fait, nous nous entendons bien. Par contre, les marques se multiplient de jours en jours rendant l’acheteur de plus en plus critique face à celles-ci.

Même si l’utilisation du marketing sensoriel tend à se diriger vers la norme et s’intégrer dans un processus marketing normal, la vraie question à se poser est s’il peut vraiment répondre efficacement à son public cible visé.

Notamment, il a été reconnu que l’utilisation d’une musique forte et rythmée, génère d’abondantes réactions chez les jeunes adultes. C’est pour cette raison que certaines grandes bannières de vêtement au détail, tel que Abercrombie & Fitch ont utilisé ce principe du marketing sensoriel afin de mousser leurs ventes. Résultat, l’ouïe des plus vieux titillait pendant que celle des jeunes adultes se laissait bercer par le chant des sirènes. Voici une belle manière d’attirer le public cible voulu en utilisant la stratégie du marketing sensoriel.

Vous trouverez ci-dessous quelques bons exemples de marketing sensoriel qui place le consommateur au cœur d’une expérience et non seulement laissé à sa propre interprétation du produit (ou service).

La compagnie McCain, au Royaume Uni, a créé des installations interactives qui amenaient les utilisateurs à presser un bouton situé sur l’affiche, qui dès lors, activait un élément chauffant caché au centre d’une sculpture de pomme de terre intégrée à même le panneau publicitaire de l’abribus, créant instantanément, chaleur et odeur dans cet environnement quasi fermé. Cette dernière devenait chauffante et libérait l’arôme de pommes de terre cuites au four. Le dispositif offrait également des coupons de réduction pour faire découvrir le produit aux utilisateurs. McCain a travaillé pendant plus de trois mois avec un spécialiste en fabrication de parfums dans un laboratoire afin d’obtenir exactement l’odeur de «patate au four» de leur nouveau produit vedette « Ready Baked Jackets », de quoi faire saliver quiconque se trouvait à proximité de ces nouveaux havres de chaleur et d’odeurs enveloppantes.

Pour promouvoir la consommation de lait aux Etats-Unis, «Got Milk» a surpris en mettant en place 5 abris bus dégageant une odeur de biscuits dans les rues de San Francisco.

L’étude des effets sur la clientèle cible est donc essentielle dans la mise en forme d’une campagne percutante pour découvrir ce qui les ferait apprécier la marque. Ainsi, la connaissance approfondie des goûts, des endroits de fréquentions et des émotions recherchées, est de loin le défi et la mission d’une campagne marketing réussi.

CONCLUSION

Les jeunes sont le reflet de notre société et sont les candidats idéaux pour vivre des émotions et des expériences à travers tout…

Le marketing sensoriel est une arme redoutable pour tous les clients, créatifs et planificateurs médias qui veulent intégrer de la créativité média dans leur plan de communication.

Nous ne le rappellerons jamais assez, les jeunes consommateurs veulent établir une relation authentique et divertissante avec la marque. Ils veulent être surpris agréablement et partageront très certainement une utilisation judicieuse de marketing sensoriel à leurs cercles d’influence.

Une collaboration de :
Mathieu Tétreault et Tessa Paradis
Virus1334

Quelques sources intéressantes :

(1) http://www.mdeie.gouv.qc.ca/fr/bibliotheques/outils/gestion-dune-entreprise/gestion-du-marketing/marketing-sensoriel/

http://fr.slideshare.net/AfterStart/le-marketing-sensoriel-confrence-du-15-dcembre-2011

VIRUS1334 - La génération «PERFORMANCE» - septembre 14th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

La génération «PERFORMANCE»

La devise olympique « citius, altius, fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) du père Didon pourrait devenir la devise des nouvelles générations.
En effet, je surprendrai peut-être certains de nos lecteurs qui alimentent à tort le mythe que les nouvelles générations sont paresseuses et peu performantes.

Plusieurs facteurs sociaux économiques influencent l’homogénéité d’un groupe, mais attention une majorité de jeunes d’aujourd’hui carburent à la performance ! Comment ajustez-vous vos communications, votre recrutement et le développement de vos produits pour répondre rapidement à cette nouvelle cohorte ?

Ce besoin de performance se fait sentir dans nos institutions scolaires, dans les outils de communications, dans le monde sportif, dans nos milieux de travail et plusieurs autres sphères qui façonnent notre société.

Près de la moitié de la population mondiale est maintenant âgé de moins de 25 ans. Nous pouvons ainsi imaginer qu’une proportion grandissante des dépenses annuelles que ces derniers contrôlent ou influencent qui représente plus de 200 milliards de dollars combleront des besoins de performance de plusieurs jeunes. Ces jeunes plus branchés et engagés avec leurs pairs, la société et le monde que tout autre groupe démographique dans l’histoire, vous ne pouvez les ignorer !

Les jeunes recherchent le meilleur des deux mondes et sont déchirés entre leurs besoins technologiques grandissants et rapides et un style de vie leur permettant de vivre pleinement en faisant place à la famille aux amis et aux loisirs. Il n’est pas étonnant que le quotidien de ces jeunes soit en pleine mutation. L’Internet s’est invité dans le quotidien des jeunes, ils clavardent en écoutant la télévision, les employeurs se questionnent au quotidien des impacts des réseaux sociaux et de l’Internet au travail et le téléphone est devenu aussi important que la serviette en vacances sur la plage. Nous entrons dans une ère technologique où la mobilité est de moins en moins sur les périphériques et de plus en plus dans les nuages…

Avoir tout maintenant
Pour la génération Y, nous pouvons faire tout en moins d’une minute, c’est la “Génération micro-ondes”: Cliquer et imprimer une photo, trouver un livre et de le télécharger sur une tablette électronique, préparer un repas, etc. Cette réalité nous a conduit à s’attendre à tout immédiatement. Attention, Cette réalité n’est pas uniquement le propre de la génération Y. Nous souhaitons tous régler les problèmes de la société de façon instantanée. Nos nouvelles sont aujourd’hui 24h, sept jours par semaines et nous voulons être les premiers à partager l’information !

Un impact sur la consommation
Des achats sur Internet pour cette jeune clientèle est aujourd’hui «monnaie courante» et une façon économique d’obtenir des produits parfois différenciés et rapidement. Les marques les plus avisées reconnaissent ce changement, s’adaptent à cette réalité et au contexte mondial. Les jeunes consommateurs privilégieront les entreprises qui établiront un flux continu entre leur mode de vie en ligne et hors ligne. Les comportements d’achats sont de plus en plus influencés par ces nouvelles technologies.

Selon l’Étude annuelle 2011 de Euromonitor International:
• 36% des répondants affirment avoir acheté un objet physique en ligne au moins une fois par mois ;
• 45% des répondants affirment consulter les critiques de produits ou services en ligne au moins une fois par mois ;
• 16% des personnes interrogées au niveau mondial affirment faire leur épicerie en ligne au moins une fois par mois et 8% le feraient au moins une fois par semaine.

Voici quelques exemples qui démontrent la mutation qui s’opère présentement dans le monde du commerce à travers le monde. Les pourcentages varient d’un pays à l’autre, mais le Québec et le Canada ne font pas exception à la règle.

Bien que de plus en plus d’adeptes voient en l’épicerie en ligne une révolution, les épiceries doivent également tenir compte des autres consommateurs qui veulent vivre une expérience sensorielle et détendue. À noter que dans notre rythme de vie effréné, une épicerie finlandaise K-Citymarket a tout de même installé une caisse «lente» pour les infirmes et tous ceux qui veulent une expérience de magasinage plus détendue.

Au delà de la simplicité du processus d’achat, une marque comme TOMS Shoes est un bon exemple de compagnie qui maîtrise la façon de parler à la génération Y, elle offre de bons produits, elle appuie une cause pour chaque vente et elle utilise les réseaux sociaux avec le bon dosage et un contenu pertinent. C’est une tendance qui est là pour rester. L’engagement des jeunes face à l’environnement se traduit par des actions et comportements qui peuvent influencer leur milieu de vie.

Éducation
De nos jours, plusieurs jeunes ne jugent pas satisfaisant d’obtenir des diplômes collégiaux ou de premier cycle, ils cherchent à parfaire leurs connaissances, d’obtenir des diplômes supérieurs et aspirent aux meilleurs emplois. Certains parents et étudiants sont mêmes prêts à payer beaucoup d’argent pour des formations supplémentaires (Je ne commenterai pas les revendications étudiantes dans ce texte). Avoir un diplôme de base n’est pas suffisant pour obtenir un emploi décent selon plusieurs.

Du côté de la technologie, les jeunes participent, utilisent la technologie et la perçoive comme un outil d’apprentissage brouillant, pour certains enseignants, la ligne entre l’éducation et le divertissement. La Mise à jour du contenu contribue à motiver les jeunes d’âge scolaire à jouer, apprendre et interagir avec des amis. Les activités parascolaires et les ligues sportives pourraient d’ailleurs profiter plus massivement de ces moyens technologiques. Pour ces jeunes, le monde extérieur est aujourd’hui comme une salle de classe incluant la création, la construction et l’apprentissage avec des moyens réels.

Sport
Vous avez peut-être aussi remarqué le retour en force du jogging et de la course à pieds. Peut-être côtoyez vous de jeunes professionnels ou des étudiants qui s’adonnent à cette activité physique. Ne vous surprenez pas si cette personne issue de la génération de performance s’inscrit à un marathon ou un duathlon pour mesurer l’impact de leur entraînement et affichent leurs résultats d’entrainement de façon automatisée sur les réseaux sociaux.

À l’image de ce phénomène, au cours des derniers mois, de nouvelles applications ont vu le jour avec pour objectif d’encourager la génération Y à manger sainement et à travailler plus. Des Applications telles que Nexercise et Fitocracy vont même plus loin en proposant des rabais à mesure que vous vous entraînez. Il ya même un bracelet qui vous indique si vous faites un bon travail.

Technologie et communication
Presque tous les jeunes cool sont maintenant propriétaire d’un smartphone, non seulement pour rester en contact avec leurs amis, mais aussi pour refléter sa personnalité…et son état d’esprit, garder un agenda bien garni, télécharger de la musique et beaucoup, beaucoup plus. Le texto, quel est l’intérêt se diront les générations précédentes ? Pourquoi ne pas téléphoner ? De nouveaux types de messageries tel que Siri qui reconnaît votre voix et Happy Tell qui envoie des messages vidéos quand ils n’ont pas envie de parler ont vu le jour pour s’assurer de répondre à leurs contacts et amis et augmenter leur productivité diront certains…

Le téléphone intelligent ne sera plus seulement un périphérique, mais leur meilleur ami. Il deviendra l’extension de leur corps. La version préliminaire du téléphone Nokia flexible de forme humaine peut d’ailleurs reconnaître vos émotions lorsque vous appelez quelqu’un ou envoyez des SMS.

Ils protestent…pas juste au Québec ;)
Les jeunes se rebellent face aux décisions et actions des générations précédentes. Ils ne veulent pas que leurs vies soient déterminées par les problèmes des personnes âgées auxquels ils sont confrontés aujourd’hui. La Génération Y se perçoit comme la génération future, recherche le changement et veulent être les créateurs de leur propre vie.

Ils ne renient pas le passé et sont étrangement nostalgiques des bons vieux jours. Notamment, les jeux de société et les vieux jeux d’arcades reviennent au goût du jour notamment grâce aux applications Jumbo et iPawn. Vanity Fair, en Janvier 2012 citait que ironiquement, la nouvelle technologie a renforcé le regard nostalgique culturel. Ils prétendent que maintenant que nous avons un accès instantané et universel à tout le contenu, il serait tendance de ressortir les produits et supports culturels du passé.

Vous pourriez peut-être offrir le livre “The Book of Awesome” à vos adolescents qui présente de petits plaisirs simples et une redécouverte du passé pour une génération plus jeune.

L’industrie des discothèques et de la musique se métamorphose
De plus en plus d’artistes offrent une diffusion «live» de leur concert pour les fans en ligne. Même si un visionnement sur Internet ne remplace pas un vrai concert, les jeunes se sentent liés en quelque sorte avec le groupe ou l’artiste.
Aujourd’hui, on dit que les relations en ligne remplacent plusieurs contacts en personne, vous êtes maintenant en mesure de «sortir» dans un club…sur Internet ! «Turntable.fm» et «Shaker» l’application Facebook permettent de se faire des amis ou de rencontrer des gens dans une ambiance de club dans le confort de sa chambre.

Les jeunes sont créatifs !
Tout le monde peut exprimer son propre talent par des pièces ingénieuses grâce à la technologie. Les jeunes apprennent maintenant à jouer un instrument de musique sur leur ordinateur et deviennent parfois de véritables artistes avec l’application iPad Mixel. Nous sommes aussi aujourd’hui très loin des caméras super8 et des tables de montages, les jeunes créateurs peuvent même s’adonner au stop motion et produire des films facilement avec l’application Loopcam sur leur téléphone intelligent.

L’ouverture des marchés internationaux et particulièrement de l’Asie
Les influences asiatiques se font de plus en plus sentir en Amérique et en Europe, la mode est en un excellent exemple. Surveillez notamment le K-Pop, une sous-culture populaire du genre musical qui devrait s’imposer en 2012. La nourriture et les boissons ne font pas exception. Le thé gazéifié, le thé avec du lait, des jus différents prennent de plus en plus de place sur nos tablettes.

Conclusion
Que vous le vouliez ou non, nous devrons tous cohabiter avec la technologie. Ce phénomène ne changera pas de sitôt. Si vous souhaitez collaborer avec la génération Y, vous devez comprendre le rôle que joue la technologie dans leur vie. Quand nous avons peur de la technologie, nous avons tendance à s’éloigner d’un nombre significatif de nos consommateurs. La technologie ne tue pas les magazines, les journaux ou l’industrie de la musique. Ce qui fait mal, c’est quand ces médias cessent d’innover. Le contenu est roi, et le sera toujours. Créer une expérience basée sur le contenu, quelle que soit la plate-forme, et les consommateurs s’engageront.

Il est difficile de capter l’attention aujourd’hui. Nous vérifions nos messages textes dans les cinémas, nous tweetons durant une conférence importante, nous identifions une boutique et prenons des photos de ce que nous achetons dans les magasins. La liste pourrait s’allonger à l’infini. Ce qui signifie que les commerçants ont une petite fenêtre de temps à travers laquelle ils peuvent atteindre les consommateurs.

Comme adulte, nous devons s’intéresser à ce phénomène et essayer de mieux comprendre nos enfants, adolescents et jeunes adultes. Ces outils technologiques peuvent permettre aux jeunes générations à être financièrement responsable et à épargner. Les outils technologiques leur permettent d’immortaliser les moments importants pour eux. Pour eux, la technologie est intégrée à leur vie, leur permet d’être plus efficace et productif, les informe, les divertit et le plus important, les mets en relations. Comme leurs habitudes sociales et la technologie continueront d’évoluer, les jeunes façonneront le monde qui les entoure et changeront les règles pour le reste d’entre nous.

Pour les employeurs qui lisent ce billet, je conviens avec vous des défis auxquels nous sommes confrontés afin d’établir une éthique de travail et une atteinte de résultats qui tient compte des réalités de chaque génération. Vous devez trouver la façon de motiver ces jeunes avec des projets où ils pourront faire la différence, établir des objectifs qu’ils voudront surpasser, profiter de leur maîtrise des technologies afin de tirer profits des qualités de cette génération PERFORMANTE !

Lecture intéressante pour comprendre les jeunes : «How Cool Brands Stay Hot». Quelques passages de ce billet sont inspirés de ce livre.

Pathologie d’une bonne campagne virale… - août 16th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Pathologie d’une bonne campagne virale…

Tupperware, ça vous dit sûrement quelque chose ? Peut-être avez-vous même acheté un tombeau à céleri lors d’une soirée Tupperware entre amis. Leur mode de publicité rejoint beaucoup les principes du marketing viral. En effet, ce sont les amis eux-mêmes qui font la promotion des produits à leurs propres amis…s’ils le sont toujours après la facture salée de votre soirée ;) !

La notion de «viral» est très galvaudée surtout au niveau publicitaire. Derrière toute campagne virale, les stratèges se doivent d’établir une stratégie, un budget et une unité de mesure des résultats.

Tout d’abord, qu’est-ce que le marketing viral ?

Le marketing viral en publicité est une technique qui vise à promouvoir une entreprise ou ses produits et services à travers un message persuasif qui se diffuse d’une personne à une autre. On parle de marketing viral puisque l’offre se déploie comme un virus.

Depuis le développement d’Internet, l’arrivée de la «haute vitesse» et l’engouement pour les plates-formes vidéo et des réseaux sociaux, nous avons pu assister à un intérêt exponentiel des publicitaires et clients qui veulent profiter de ce phénomène.

Les vidéos humoristiques, les gaffes de nos politiciens et les vidéos personnels qui mettent en vedette notre chat ou notre bébé ont toujours eu la cote, le phénomène n’est pas nouveau. America’s funiest home video en est à sa 23e saison ! Elle est d’ailleurs la plus ancienne émission en heure de grande écoute toujours en ondes sur ABC. Mais aujourd’hui, les internautes ont beaucoup plus à gagner que le potentiel 100 000$ de l’émission!

Plus à gagner ? Vraiment ?

Le partage de vidéos virales fait aujourd’hui parti des habitudes des plus grands utilisateurs de réseaux sociaux. C’est un phénomène culturel et identitaire pour l’internaute. En effet, l’internaute se fait un devoir et une valorisation d’être le plus drôle et le premier à avoir partagé le meilleur contenu humoristique. Ce n’est plus juste répondre à ses propres besoins, mais un devoir de trouver des trucs amusants pour tes amis et ton entourage.

Dans le cas de America’s funiest home video, les concurrents se démarquaient par la qualité humoristique de leurs vidéos qu’ils avaient eux-mêmes produites mettant en vedette leur famille, amis ou leurs animaux de compagnie. Aujourd’hui, peu de gens prennent la peine de concevoir eux-mêmes leurs vidéos et de faire sourire leurs amis avec un concept personnel ou une vidéo de leur quotidien. Aujourd’hui, certains internautes peuvent être perçus plus drôles dans leurs cercles d’«amis» que l’auteur même de la vidéo simplement en la relayant.

Ce phénomène est similaire au phénomène de retweet sur twitter. Nous nous faisons un devoir de partager un article, une information à notre cercle d’influence. Que ce soit pour des vidéos légères ou du contenu plus politique, l’Internaute endosse la création ou la pensée de l’auteur à moins qu’il la commente. Dominic Arpin dans son blogue du 30 mai 2012 écrit : «Partager une information sur les médias sociaux vient avec une responsabilité. C’est une forme d’endossement. Une appropriation du message. En d’autres mots, « je retweet donc je suis ».» Je vous retweet sa pensée que j’endosse ;) ! Pour Virus1334, la force du viral prend toute sa force quand les internautes commentent la vidéo, la partage dans d’autres réseaux et parfois même en détourne le contexte. Les commentaires sur les réseaux sociaux greffés à une campagne virale contribuent de façon exponentielle à sa diffusion qu’ils soient positifs ou négatifs…

De nos jours, le marketing viral utilise les réseaux sociaux en incitant les clients à donner leurs avis sur les entreprises, leur communication, leurs produits et à partager ces informations avec leurs amis, collègues ou membres de leur famille. La spécificité de ce type de marketing repose sur le principe que les consommateurs deviennent les principaux vecteurs de la communication de la marque.

«Pourquoi je paye un spécialiste du marketing alors que les consommateurs s’amusent avec ma marque ?»

Nous reconnaissons qu’il est très insécurisant pour certaines marques de s’aventurer dans des stratégies virales en dépit des avantages maintes fois démontrés du viral. Bien que très abordable, le marketing viral ne doit pas remplacer toutes vos stratégies marketing et se doit d’être méticuleusement planifié. Bien entendu, il est très difficile de mesurer la portée et l’impact exact qu’aura votre initiative.

Voici quelques précautions et règles de bases à considérer pour vos campagnes de marketing viral :

• Identifier une personne au sein de votre entreprise qui aura l’expérience pour gérer la campagne, mesurer la portée ou réagir efficacement en cas de dérapages ;
• S’adjoindre les services d’une agence de publicité qui maîtrise bien la vidéo, mais aussi la technique, les systèmes de veille et les stratégies entourant ce genre d’initiatives ;
• Le marketing viral n’est pas seulement un vidéo déposé sur Youtube ;
• Voici un échantillon de quelques formes de marketing viral :
o Le courriel qui est encore pour plusieurs entreprises la technique la plus fréquemment utilisée. Un e-mail est envoyé à un groupe. Le but est de persuader ce groupe de faire suivre cet e-mail à leurs contacts. Il s’agit de méthodes de recommandation, de transmission et même de parrainage. L’efficacité de certains de ces courriels vient aussi avec le désagrément pour certains consommateurs de recevoir un courriel non-désiré. À proscrire : le spam !
o les jeux et concours ;
o les campagnes vidéo virales ;
o la création de sites parodiques, d’humour ou d’autodérision ;
o les coupons de réduction ;
o les cartes postales virtuelles ;
o Mais saviez vous aussi que tous vos supports papiers, vos brochures, vos cartes d’affaires peuvent être viraux ?

Tel que mentionné précédemment, le terme «Viral» est malmené, pour plusieurs, il signifie quelque chose dont tout le monde parle sur le web, drôle ou populaire.

Le contenu se partage quand il touche les gens émotionnellement. Pour les entreprises, l’humour est un outil redoutable quand il est conçu par des professionnels, pas nécessairement votre collègue qui anime les discussions de bureau avec ses blagues. C’est un couteau à double tranchant. Les gens ont peu de temps à passer sur le web et des films de 2 à 5 minutes peuvent les divertir et deviennent facilement transférable. Ce qui est vraiment viral est quelque chose d’inspirant ou divertissant que tu as envie de partager avec tes amis. Ce n’est pas tellement la vidéo elle-même qui est virale, mais souvent ce que les gens pensent de la vidéo.

Les vidéos virales ont été extraordinaires pour dérider la population. Autant les experts essaient de prédire ce qui sera un gros succès sur Internet, souvent ils ne le savent jamais vraiment. Il est difficile pour une agence de garantir des résultats, mais nous formulons régulièrement des conseils à nos clients qui contribuent de façon éprouvée au succès de vos initiatives virales sur le web. Voici quelques petits ingrédients de base qui vous permettront de mettre la table sur vos prochaines campagnes virales. Les images parlent plus que les mots, il est important qu’en 10 secondes tout le monde soit au courant du pourquoi c’est drôle et où ça s’en va. Finalement, il est démontré que c’est surtout l’exécution d’un concept qui nous touche culturellement.

Dans le passé, les marques se sont tournées vers des créateurs «abordables» de Youtube qui avaient du succès, mais ils se sont finalement dits qu’ils pouvaient faire ces clips seuls basés sur leurs objectifs d’affaires et leur produit et obtenir de la publicité gratuite pour remplacer leur publicité télé. Certaines vidéos, bien que très léchées et divertissantes n’ont pas connu le succès escompté d’un point de vue viral car elle ressemblait davantage à une publicité télé au budget de production important. Toutes les initiatives virales ne sont pas couronnées de succès. Mais, quelques campagnes à succès méritent notre attention, Les bébés d’Évian ont été le premier gros succès commercial viral sur Internet qui a obtenu un milliard de visionnement sur youtube. Les annonceurs se sont rendus compte avec le temps que ces clips leur coûtaient de l’argent, ils ont donc investi davantage en qualité et en diffusion. Old Spice a fait des centaines de vidéos qui étaient drôles et ont permis à la campagne de perdurer et de remettre au goût du jour la marque Old Spice.

Il est également Intéressant de voir comment des «startups» ou entreprises en démarrage se servent de ces vidéos comme leur seule publicité. Le web regorge de belles initiatives. L’une de nos préférées, la campagne irrévérencieuse de Dollar Shave Club: www.dollarshaveclub.com. Malheureusement, nous avons peu de détails sur l’impact sur le chiffre d’affaires.

Les marques doivent créer du contenu que les gens veulent voir. Il ne faut pas créer une vidéo pour qu’elle soit virale. Il faut simplement faire la meilleure vidéo possible avec deux ou trois minutes qui raconte une histoire. Les résultats seront peut-être davantage au rendez-vous.

Il y a 10 ans, ça prenait 6 mois pour rendre une vidéo virale, il y a 8 ans, 2 ou 3 mois, ensuite 1 mois. Maintenant, rejoindre son potentiel viral peut se faire en 1 ou 2 journées. C’est un peu une «game» le viral. La vidéo virale est en plein essor sur le web. Avec plus de 3 milliards d’heures de vidéo visionnées chaque mois sur YouTube, tout le monde parle de la dernière sensation sur YouTube ou du «hit» viral.

Nous pensons à viral comme du divertissement, mais nous réalisons aussi comment des événements dramatiques se propagent aussi très rapidement.

Il est incontournable de parler des réseaux sociaux dans un article sur le viral…

Les médias sociaux ont été LE sujet chaud depuis les dernières années et ce n’est pas près de s’estomper. Les entreprises, grandes et petites réalisent que les médias sociaux ne sont pas une lubie et qu’ils ne vont pas disparaître.

Toutefois, cela ne veut pas dire qu’une présence dans les médias sociaux sera la solution à tous vos besoins de communication de votre entreprise.
Voici quelques précieux conseils issus d’une adaptation d’un article de Tris Hussey, un auteur à succès, professeur, premier blogueur professionnel canadien. Le titre de son article est : 5 choses que votre agence de médias sociaux ne vous diront pas. Notre agence endosse ces propos et vous les partage.

1. Rien ne se passe du jour au lendemain. Il ya eu de nombreuses réussites étonnantes pour des entreprises sur Facebook ou à travers leur compte Twitter et tout à coup tout le monde parle à leur sujet. Les produits s’envolent des tablettes, la télé en parle, les retombées marketing peuvent être énormes. Ce n’est malheureusement pas ce qui se passe dans 99% des cas. Il est prêt à parier que plusieurs de ces «succès instantanés» d’entreprise reposaient autrefois sur une planification de plusieurs années de dure labeur dans les médias «traditionnels».
Il est important que votre stratégie et votre plan marketing sur les réseaux sociaux se planifient de 3 à 18 mois.

2. Si votre culture d’entreprise est fermée, les médias sociaux ne sont peut-être pas la solution idéale pour votre entreprise. Si chaque pièce de communication interne et externe doit passer le test d’une série d’approbations avant qu’ils ne soient mis en ligne, vous connaîtrez des embuches dans cet univers ouvert, honnête et rapide des médias sociaux. Bien entendu, les entreprises peuvent changer, mais il est important de comprendre dès le départ que les gens qui ont le mandat de gérer votre présence dans les médias sociaux nécessiteront une marge de manœuvre et la liberté de répondre aux questions même sans avoir nécessairement l’aval des différents départements ou gestionnaires.

3. Vous n’avez pas besoin d’être partout! Oui, Facebook et Twitter sont des joueurs dominants dans les médias sociaux. Il en va de même pour LinkedIn (pour le réseautage d’affaires). Une attention aux nouveaux sites de réseautages sociaux comme Pinterest, Youtube, etc s’impose. Les blogs demeurent toujours des sources de partage et d’informations importantes. La liste peut continuer encore et encore, mais le fait est que vous n’avez pas besoin d’être partout à la fois. Peut-être commencer par Twitter et Facebook. Peut-être juste Facebook. La vérité est que vous devez à la fois comprendre où est votre public cible et ce que vous ayez le temps de faire le bien. Il n’y a rien de mal à commencer petit et d’explorer de nouvelles avenues sur les réseaux sociaux suite à vos premières expériences.

4. Les réseaux sociaux ne remplacent pas le marketing traditionnel. Les médias sociaux pourraient être très profitables pour vous, malgré ce succès, il est important de ne pas mettre votre marketing traditionnel de côté. Si vous avez un grand succès avec des publicités imprimées, des listes d’envois, avec la publicité en ligne, il est important de les maintenir même si vous connaissez un succès instantané sur les médias sociaux.

5. Le site de réseautage social n’est pas une baguette magique pour résoudre tous les problèmes. En dépit des énormes succès partagés par plusieurs entreprises, les exemples de compagnies performantes basées uniquement sur les réseaux sociaux ne courent pas les rues. Les médias sociaux ne peuvent pas résoudre les problèmes de la chaîne d’approvisionnement. Ils ne peuvent pas corriger une mauvaise communication interne. Les clients ne sortiront pas du bois par magie. Il faut davantage envisager d’intégrer les médias sociaux comme une facette de plus à votre stratégie marketing ou à vos stratégies de communication. Les médias sociaux ne suffiront pas à tout, mais ils peuvent certainement aider.

Ce ne sont là que quelques-unes des choses importantes à considérer et à discuter avec vos spécialistes des médias sociaux. En bout de ligne, si vous décidez de vous y aventurer, il faut s’y aventurer pour vrai et de la bonne façon. Être une entreprise active et efficace sur les réseaux sociaux demande du temps, de l’énergie, du talent et des ressources. L’univers des réseaux sociaux est bien ancré dans les habitudes sur le web de vos clients. Bien exécutée, sur les bonnes plateformes, une campagne sur les réseaux sociaux sera très profitable pour votre entreprise peu importe la nature et vous surprendrez certainement quelques administrateurs sceptiques par le retour sur l’investissement. Êtes-vous prêt?

Pour les gens intéressés par le sujet, nous vous invitons à visionner cet excellent clip de PBS intitulé Off Book qui explore le monde de la vidéo virale. Très intéressant !
http://www.youtube.com/watch?v=eWTx-NDCwSk&feature=player_embedded

Facebook pour enfants? - juin 14th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
Blogue sur le marketing jeunesse : marketingjeunesse.com

Facebook pour enfants?

La nouvelle est sortie la semaine dernière, Facebook projette de lancer une version de son réseau social destinée aux moins de 13 ans ! Pour l’instant, le réseau est interdit aux enfants sur papier. Effectivement, il est bien connu de tous, Facebook inclus, qu’il y a énormément de jeunes de moins de 13 ans qui ont des comptes actifs mais il est très difficile d’en faire le contrôle. Selon Consumer Reports, il y aurait 7.5 millions d’usagers qui mentent au sujet de leur date de naissance pour accéder au réseau. De ces usagers, 5 millions auraient moins de 10 ans. En projetant de lancer cette nouvelle plateforme, Facebook prétend vouloir protéger les enfants en leur donnant accès à un service sur mesure qui serait supervisé par leurs parents.

Dans cette nouvelle version, le compte de ces jeunes serait relié à celui de ses parents. Ainsi, ce serait alors les parents qui accepteraient les nouveaux amis et auraient aussi droit de regard sur toutes les activités et applications installées sur la page de leur enfant.

Pour l’instant, le Children’s Online Privacy Protection Act (COPPA) empêche encore Facebook de procéder car il interdit de collecte, quelconque information que ce soit sur un enfant de moins de 13 ans. On entend par contre, de plus en plus d’intervenants suggérer que cette législation est maintenant désuète car créée avant la naissance de Facebook et la prolifération des téléphones intelligents. Il semble donc s’entrouvrir pour le créateur de la plate forme Mark Zuckerberg.

Facebook prétend qu’il n’y aurait pas de publicités sur ce réseau, mais il n’y en avait pas non-plus sur le Facebook régulier au départ… De plus, Facebook a toujours et encore de la difficulté à gérer sa politique de confidentialité qui est constamment décriée et contestée…

Reste que, d’un point de vue marketing, ce serait une opportunité phénoménale pour Facebook et ses partenaires de fidéliser une clientèle. Effectivement, si nous permettions aux enfants d’ouvrir une page avant l’âge de 13 ans, nous faciliterions énormément la transition vers le site principal. Celui-ci est, comme tous le savent, bien investi par les annonceurs.

Est-ce qu’un tel réseau empêcherait les jeunes utilisateurs à continuer à mentir pour avoir accès au réseau des « grands »? Est-ce que Facebook est sur le point de lancer un service pour se donner bonne conscience afin de continuer ses activités sans être dérangé par les organismes règlementaires?

Il existe présentement plusieurs réseaux sociaux consacrés aux jeunes, en voici deux exemples.

Club Penguin

Club Penguin, une création de Disney, est autant une plateforme de jeu qu’une communauté sociale. Fort de ses 150 millions d’inscrits dans le monde, il permet à l’enfant de créer son pingouin et tout son petit monde autour. Il peut discuter avec ses amis, débloquer des jeux notamment en allant sur Youtube pour pouvoir obtenir des astuces. Une application iPhone a même été créée pour que les enfants puissent rester connectés ailleurs qu’à la maison !

Moshi Monsters

Moshi Monsters se veut un monde parallèle à portée des enfants. Le principe : adopter un petit monstre, discuter avec ses amis et jouer aux jeux ! Les personnalités attachantes des monstres ont déjà séduit 60 millions d’utilisateurs.

Au Québec, il sera intéressant de voir comment le dossier serait géré par l’Office de protection du consommateur qui interdit toute forme de publicité ou de ciblage direct des enfants de moins de 13 ans avec des produits commerciaux. Peut-on autoriser une plateforme pour enfant qui aurait pour but de conditionner ceux-ci à devenir des usagers fidèles de la plate forme commerciale principale?

Une collaboration de : Daniel Massé Virus1334

Le marketing jeunesse, une question d’images ! - mai 25th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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Le marketing jeunesse, une question d’images !

La photo ainsi que l’image sont de plus en plus présentes sur le web. Entre Instagram, Pinterest ou encore la nouvelle timeline de Facebook, l’image est toujours plus utilisée.

Pourquoi l’image ?

Pour la rapidité bien sûr ! Il est beaucoup plus facile de faire passer un message rapidement avec une image qui parle d’elle-même plutôt qu’un long texte explicatif. Les jeunes internautes ont toujours un peu plus de contenu à lire, notamment à cause des réseaux sociaux. En leur proposant des images au lieu de tous les textes qu’ils lisent, on leur facilite l’accès à l’information ainsi que sa compréhension.

De nombreuses applications et sites Internet sont nés récemment, tous axés sur la photo. Je parle bien évidemment de Instagram, application mobile qui permet de modifier et partager des photos, ou encore de Pinterest, réseau social proposant essentiellement du contenu visuel. Pour plus d’informations sur Pinterest, je vous invite à lire notre article détaillé sur ce réseau social : http://www.marketingjeunesse.com/?p=1211. Facebook a dernièrement modifié la page de profil de ses utilisateurs avec une nouvelle mise en page : la « timeline » (ou le « journal » en Français). Ce dernier met justement d’avantage l’accent sur le contenu visuel posté par l’utilisateur, avec des images et vidéos plus grandes. Une étude Simply Measured montre d’ailleurs que l’engagement des utilisateurs est plus important lorsque le statut ou « post » est une photo ou une vidéo. Retrouvez cette étude ici : http://simplymeasured.com/blog/2012/03/the-impact-of-facebook-timeline-for-brands-study/.

Vous avez aussi sûrement déjà vu ce que l’on appelle des infographies. Ce sont des informations (souvent des statistiques et regroupements d’informations) mises en images à l’aide de nombreux schémas et icônes afin de la rendre plus « lisible ». Là aussi il s’agit de simplifier la compréhension de l’information par le lecteur.

Il est donc normal que l’on retrouve des entreprises utiliser de plus en plus l’image pour promouvoir leurs produit. On peut donner l’exemple de Levis ou encore de Starbucks qui utilisent Instagram. L’utilisation du service n’a pas seulement pour objectif de montrer le produit, mais aussi de montrer le mode de vie et les valeurs de l’entreprise. On est donc bien ici dans une démarche de communication qui vise à améliorer l’image de la compagnie, et pas seulement à vendre le produit.

La vidéo

Les institutions se servent aussi de plus en plus de la vidéo. Que ce soit avec des vidéos virales ou des vidéos intéractives, les entreprises se servent des nouvelles technologies pour atteindre leurs cibles. Nike a par exemple mis en ligne une vidéo intéractive qui propose des jeux et des animations à l’intérieur même d’une vidéo : http://www.youtube.com/user/NikeFootball?feature=watch. Tippex aussi utilise ce type de média. Ils ont cette année récidivé en lançant une nouvelle vidéo : http://www.youtube.com/tippexperience2.

La vidéo est un média qui parle bien aux jeunes. Pour information : 4 milliards de vidéos sont regardés sur Youtube chaque jour et 60 minutes de vidéos y sont mises en ligne chaque seconde. On comprend donc mieux pourquoi les entreprises se concentrent aussi sur les vidéos.

Conclusion

On assiste bel et bien à une utilisation toujours plus importante de l’image, pour un accès à l’information toujours plus rapide. En quelques années, l’utilisation de l’image et de la vidéo s’est beaucoup développée et démocratisée, sûrement grâce aux connexions internet toujours plus rapides. L’utilisation du visuel prend une place toujours plus importante sur la toile. Pour les entreprises, il s’agit d’utiliser au mieux ces médias, pour s’adapter à la cible et donc l’atteindre plus rapidement. Donc assurer d’investir dans des images léchées et de mettre une grande importance dans la qualité de production de vos vidéos si vous désirez sortir du lot et vous démarquer auprès de la génération technologique.

Une collaboration de :
Daniel Massé et Nicolas Legendre
Virus1334

VIRUS1334 - «Tasse-toi mononcle !» - mai 10th, 2012

«KOI de 9 CHEZ LES JEUNES?» - Par VIRUS1334.com
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«Tasse-toi mononcle !»

Une récente étude conduite par la firme Gartner auprès des jeunes montre que parmi les 31 marques préférées des jeunes, aucune marque de voiture n’est présente dans le top 10, celles-ci étant devancées par les Google, Nike et autres.

Les jeunes se désintéressent donc de l’automobile? On parle ici plus précisément de la génération Y, soit les personnes nées entre 1989 et 1999.

Mais pourquoi ce désintérêt ?

Avoir sa première voiture était il y a quelques années très symbolique. En effet, une auto était signe d’indépendance et de liberté. Les jeunes pouvaient enfin aller où ils voulaient, quand ils voulaient, et pouvaient rejoindre leurs amis rapidement.

On en vient donc à se demander pourquoi un tel changement de comportement? Le prix des carburants y est en partie pour quelque chose. Ces derniers n’arrêtent pas d’augmenter et les jeunes n’ont pas forcément les moyens de se payer les trajets. Les gens ont d’ailleurs tendance à parcourir moins de distance avec leurs autos qu’il y a quelques années. Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle : désormais il est possible d’interagir socialement avec des amis et connaissances, sans même devoir se déplacer.

Quelles sont les stratégies des marques pour atteindre de nouveau la cible ?

Toyota a créé une marque spécialement pour le public jeune : Scion. Les voitures produites par cette marque sont particulièrement excentriques, comme par exemple la xB très anguleuse, qui ressemble à une boite. Une autre spécificité de Scion est la personnalisation des voitures, puisque de très nombreuses options sont disponibles.

Les marques de voitures se rendent aussi là où sont les jeunes : sur les réseaux sociaux. Des campagnes promotionnelles sont ainsi spécifiquement développées pour les réseaux sociaux. Smart Argentine a par exemple créé un compte Twitter spécial, qui permet de voir une animation en faisant défiler les Tweets rapidement avec la touche du clavier « j » (https://twitter.com/#!/smartArg). Un peu sur le même principe, Volkswagen a créé une animation grâce aux photos Facebook. Il suffit de les faires défiler rapidement avec la flèche droite du clavier : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=384207481624060&set=a.384207458290729.88642.187320347979442&type=3&theater

L’entreprise General Motors nous amène plus loin, en engageant l’entreprise Scratch, firme appartenant à Viacom (qui possède par exemple MTV), pour arriver à séduire les jeunes. Sa stratégie, étalée sur 5 ans et construite autour de Chevrolet, ne concerne en revanche pas seulement la publicité, mais aussi l’organisation des bureaux, ou encore la façon de vendre les voitures. La réorganisation se fait ici en profondeur.

Que veulent les jeunes ?

Les mœurs ont donc bien changé. Les préférences des jeunes en matière automobile ne sont plus les mêmes. Un sondage réalisé par Deloitte montre par exemple que la génération Y préfère investir dans des voitures hybrides. Une autre source d’intérêt pour les jeunes : la technologie. L’étude montre qu’ils sont plus intéressés par les technologies intégrées dans la voiture (écran tactile, interactions voiture/téléphone, etc.).

Conclusion

Le marché de l’automobile subit donc lui aussi les changements rapides des envies des jeunes. Le présent article se voulait un portrait de l’achat de voitures neuves. Nous cohabiterons encore avec la vieille voiture familiale donnée en cadeau à notre enfant, nous sillonnerons encore entre les voitures modifiées à l’orange Julep, jusqu’à ce que les voitures électriques soient suffisamment abordables pour répondre au budget des jeunes générations. Entretemps, des services de covoiturages et transports partagés ont assumé un leadership intéressant en intégrant les véhicules électriques à leur parc automobile.

Quant aux manufacturiers, la situation est d’autant plus compliqué car il faut en moyenne trois ans pour créer une voiture, de la conception à la production. Et en trois ans, on sait qu’il peut y en avoir des changements d’intérêts chez les jeunes…

Une collaboration de :
Nicolas Legendre
Virus1334

Un mariage entre la «ville reine» et Burger king? - avril 20th, 2012

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Un mariage entre la «ville reine» du Canada et Burger king?

Lors d’un séjour d’affaires à Toronto le 4 avril dernier, je suis tombé sur un article discret du Toronto Sun qui faisait état que la commission scolaire Toronto District School Board tâtait le terrain pour la deuxième fois en 2 ans pour ouvrir la porte à la publicité dans leurs écoles.

Le Toronto District School Board est le plus grand conseil scolaire au Canada et le quatrième en Amérique du Nord avec près de 600 écoles et 250 000 étudiants chaque année.

Le Toronto District School Board a en effet envoyé un questionnaire aux étudiants, aux parents et professeurs afin de mesurer l’intérêt d’ouvrir la porte à la publicité dans les écoles. 
Le questionnaire a pour objectif de mesurer le niveau de confort de la communauté face à la publicité de tous genres dans les écoles. Quelle taille serait acceptable? À quel endroit devraient-elles être diffusées ? Les lecteurs de marketingjeunesse.com qui s’intéressent à l’actualité de nos voisins ontariens se souviendront peut-être qu’une motion similaire avait été rejetée en 2011.

Plusieurs éléments sont fascinants dans cette nouvelle. Tout d’abord, j’ai été très surpris du peu de réactions négatives de la population et de l’absence de débats publics suite à cette annonce. Les groupes de pressions se font très discrets et plusieurs commentaires sur les blogues appuient cette mesure pour financer le système scolaire. Finalement, la rapidité du conseil de remettre sur la table un projet rejeté il y a quelques mois…

Une telle politique aurait assurément soulevé un tollé assez généralisé au Québec et alimenté les lignes ouvertes. Alors comment expliquer cette situation ?

Il est important de savoir que la Toronto District School Board cumule les dettes. La commission a d’ailleurs récemment voté pour éliminer 200 postes d’enseignants du secondaire, 134 employés de bureau et 17 directeurs adjoints d’école élémentaire.

Les coupes visent à soulager le conseil d’un déficit prévu de 109 millions de dollars dans son budget de près de 2,7 milliards de dollars.
L’appétit des annonceurs viendrait sûrement soulager un petit creux dans ce budget.

Voici un aperçu d’un projet-test qui a été réalisé au cours des dernières années dans la capitale économique du Canada. Les étudiants du Harbord Collegiate, Central Technical School, Central Commerce Collegiate et Heydon Park Secondary ont eu la chance ou la malchance de servir de cobaye à un projet d’expansion qui a avorté en 2011.

Dans les quatre écoles du centre-ville impliquées dans le projet pilote, les chaines telles que CP24, CITY-TV et MuchMusic furent diffusés dans les couloirs des écoles. La proposition comprenait: vidéos, nouvelles scolaires intercalées d’un 30% de temps d’écran de publicités commerciales. L’idée visant à installer davantage de téléviseurs dans les couloirs des écoles secondaires a été abandonnée l’an dernier.

Selon plusieurs sources, l’entreprise Onestop Media Group offrait le contenu, les écrans et 1300$ aux écoles participantes en échange de la permission d’installer leurs écrans.

Plusieurs estiment que l’école demeure un lieu exempt de publicité qui permet aux jeunes de développer un esprit critique. Bien que les écoles aient multiplié les actions pour abolir toutes formes de publicités, il demeure toutefois que plusieurs annonceurs ont démontré beaucoup d’ingéniosité pour contourner le système à l’insu du personnel enseignant en dépit des nombreuses actions entreprises par nos écoles et nos gouvernements.

D’autre part, les albums de finissants, les commandites sportives des équipes étudiantes, les téléphones intelligents, les iPods, ipad, l’Internet sont autant d’espaces moins subtils qui confrontent vos jeunes à la publicité, à l’école ou aux abords de l’école.

Chez Virus1334, bien que notre travail quotidien soit de développer des outils et stratégies efficaces pour permettre de rejoindre la clientèle des 35 ans et moins efficacement, nous avons toujours appliqué la législation québécoise face à la publicité destinée aux jeunes de moins de 13 ans et ce, même à travers nos campagnes hors Québec où cette politique n’est pas adoptée. Nous constatons à travers nos groupes de discussions que les jeunes de 13 ans et moins ne disposent pas toujours du discernement et de l’expérience pour départager ce qui est issu du monde de la publicité de ce qui ne l’est pas.

Nous représentons de nombreux organismes et programmes de sensibilisation dans les écoles et un réseau publicitaire absent de tout produit commercial ou lobby commercial visant à augmenter la consommation de certains produits pourrait se révéler un support efficace pour sensibiliser les jeunes. Nous estimons que la ligne est très mince entre ce qui peut se révéler commercial et non commercial. Il faudrait établir une vigie très serrée des différents établissements, des spécialistes du média et une analyse exhaustive de chacun des annonceurs. De plus, les écrans devraient être interactifs, réellement ludiques et favoriser du contenu étudiant pour animer la vie étudiante de l’école.

Les finances du milieu scolaire au Québec sont fragiles à l’image des autres provinces. Toutefois, le Québec est reconnu pour sa créativité à l’échelle mondiale au niveau artistique, des agences de publicités et certains s’amuseront à dire en comptabilité créative. Je demeure convaincu qu’en tant que société, nous nous donnerons les moyens de contribuer au mieux être de nos étudiants sans tomber dans des solutions faciles de financement. Ce projet mérite d’être évalué, mais certainement pas dans sa forme actuelle. Un projet efficace s’il ne contribue qu’à promouvoir nos dévoués organismes qui améliorent les saines habitudes de vie et la sensibilisation de nos jeunes.

Pour consulter le questionnaire de la Toronto District School Board :
http://www.tdsb.on.ca/wwwdocuments/about_us/advertising_policy_review/docs/AdvertisingPolicyReview.pdf

Hunger Games : véritable démonstration virale - mars 30th, 2012

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Hunger Games : véritable démonstration de marketing viral

Hunger Games est le phénomène cinéma du moment. Avec plus de 155 millions de dollars de recettes dès sa première semaine de diffusion aux État-Unis (plus de 180 millions à ce jour), le film tiré de la trilogie du best-seller de Suzanne Collins a connu le 3ème meilleur démarrage de l’histoire. La raison de ce succès ? Une campagne pub des plus efficaces !

Pour rappel, le film raconte l’histoire de la jeune Katniss qui participe, avec 23 autres jeunes, à des jeux mortels : les Hunger Games. Ces derniers sont organisés par les dirigeants de Panem, pays imaginaire où se déroule l’action, afin de contrôler le peuple par la terreur. Le but de ces jeux ? Un affrontement à mort, retransmis en direct à la télévision, dans une immense arène.

On pourrait penser qu’un budget faramineux a suffi à promouvoir le film. Et pourtant … La promotion du film n’a été assuré que par 21 personnes avec un budget de 45 millions de dollars (au lieu des 100 millions habituels pour ce genre de film). Comment a donc procédé Liongates, le studio Canadien, lors de sa campagne ?

Une grande préparation
Il y a d’abord eu un important travail de préparation du plan média, puisque l’équipe a commencé a travaillé dès 2009. Leur objectif premier était d’éviter que le film ne se résume à « des enfants tuant d’autres enfants ». C’est pourquoi aucun combat n’est montré dans les différentes bandes annonces, et que l’image, plus positive, mise en avant, est qu’il y a un survivant.

Pour travailler cette image justement, un énorme travail a été effectué sur le web. C’est donc pas moins de quatorze pages Facebook, un compte Twitter, un Tumblr, un jeu iPhone et une chaine Youtube qui ont été créées. Une avant-première a aussi été diffusée en streaming live sur Yahoo. Tous ces supports ont servi à délivrer, au compte-goutte, des informations sur le film tout au long de l’année.

Une campagne web millimétrée
La campagne web a ainsi commencé en Mars 2011 avec différentes informations de tournages, de casting ou encore de commentaires d’acteurs. Au mois d’Août, un site internet reprenant l’univers de Hunger Games a été créé : www.thecapitol.pn. Ce dernier permettait de se créer sa propre carte d’identité de Panem (pays imaginaire où se déroule l’action du film) pour ensuite être assigné à un district. Chaque inscrit se voyait ensuite invité à rejoindre la page Facebook de son district. A partir du mois d’Octobre, des élections ont permis d’élire un maire par district. Cet élu avait ensuite le privilège de devoir transmettre des informations, provenant du Capitol (la capitale de Panem), aux membres de son district. Toutes ces informations ont aussi été relayés avec Twitter afin de toucher un maximum de personnes.

En décembre, 100 jours avant la sortie du film, l’équipe marketing a lancé une grande chasse au trésor, en découpant un poster du film en 100 pièces de puzzle, toutes éparpillées sur différents sites internet. Durant la campagne, l’équipe a aussi alimenté plusieurs blogs de fans.

Tout a donc été fait pour que l’internaute participe au maximum à la campagne. Cinq fans ont par exemple eut la chance de pouvoir aller sur le plateau de tournage en Caroline du Nord, alors qu’aucun journaliste n’a jamais été convié.

Le web … mais pas que le web!
Lionsgate a aussi utilisé les médias traditionnels. Ce n’est pas moins de 80 000 posters imprimés, 50 couvertures de magazines et environ 3 000 panneaux et abribus qui ont été utilisé pour promouvoir le film. A cela s’ajoute aussi les diverses promos effectuées par les acteurs sur les chaines de télévision, radio et magazines.

Et après ?
Lionsgate a donc beaucoup travaillé la campagne de promotion de son film. Celle-ci aura aussi permis de relancer les ventes des livres ; 12 millions d’articles vendus depuis l’été aux États-Unis.

Avec les suites à venir et la sortie des DVD, on peut être sûr que le studio Canadien nous réserve encore quelques surprises, et qu’il saura nous tenir en haleine d’ici là.

La campagne peut en tout cas être considérée comme un cas d’école, tant par son organisation que par sa réussite.

Une collaboration de :
Daniel Massé et Nicolas Legendre
Virus1334

Pinterest: Pour vrai? Un autre réseau social? - mars 2nd, 2012

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Pinterest: Pour vrai? Un autre réseau social?

Eh oui! Mais celui-ci mérite probablement de s’y attarder un peu. Vous ne pouvez pas être partout en même temps et le web évolue et crée sans cesse donc il est important de savoir ce qui mérite votre précieux temps. Pinterest a été le site le plus rapide à dépasser la barre des 12 millions de visiteurs uniques. Le nombre d’usagers a bondit de 145% en 2012 pour atteindre 17 millions d’internautes par semaine. Tout cela pour un site lancé à l’automne 2011!

Mais qu’est-ce que c’est?

Pinterest est un tableau de liège virtuel, un « Pinboard » pour diffuser et partager de façon visuelle nos intérêts, nos inspirations, ce qui nous fait rire ou pleurer. C’est un mélange entre l’ouverture sociale de Twitter et le contenu partageable de Facebook dans une interface épurée et visuellement attrayante. Pinterest vous permet de créer et d’organiser vos tableaux par thèmes et de suivre des usagers qui ont des intérêts similaires aux vôtres. Lorsque vous tombez sur une image qui vous touche, il suffit de la « pinner » dans un de vos tableaux pour l’ajouter et la partager avec la planète web. Que ce soit pour l’organisation d’un mariage, la décoration intérieure, vos recettes préférées ou quelconque de vos intérêts; sur Pinterest vous sauvegardez et partagez vos inspirations. Pinterest c’est vous!

Et pour mon entreprise?

Pinterest peut devenir un merveilleux outil commercial. Effectivement, 80% des « pins » sont des « re-pins » donc le potentiel viral de diffusion est énorme. Voici 6 utilisations que vous pouvez en faire :

1. Générer du trafic et des ventes

Avec sa grande facilité d’utilisation et la beauté de son interface, Pinterest est rapidement devenue la nouvelle façon de faire du lèche vitrine. Ceci explique peut-être pourquoi 70% des usagers et 97% des fans Facebook de Pinterest sont des femmes. Toutes les photos qui sont « pinnées » à partir de votre site gardent le lien d’origine en mémoire et un clic sur celles-ci amène l’usager directement sur votre site web.

2. Faire la promotion d’un style de vie, de vos valeurs.

Il permettra à une entreprise de « pinner » ses produits mais aussi et surtout ses inspirations, ses valeurs. Les images de qualité, pertinentes à vos valeurs seront partagées par votre communauté pour augmenter votre rayonnement.

3. S’en servir comme « focus group »

Prenez note des gens qui partagent vos contenus et suivez les! Prenez le temps de regarder ce qu’ils « pinnent » et « re-pinnent ». Eux aussi se servent de Pinterest pour transmettre leurs inspirations et leurs valeurs. En les suivant, vous pourrez mieux comprendre ce qui les motive et les font réagir. Utilisez cette information pour ajuster les contenus que vous diffusez mais surtout pour améliorer les produits et services que vous offrez.

4. Faites appel à la communauté pour faire du « Crowdsourcing »

Le contenu généré par les utilisateurs n’est pas toujours de qualité et de pertinence optimale mais il est facile d’imaginer de demander à votre communauté de collaborer à vos tableaux en « pinnant » :

• des images d’eux-mêmes avec vos produits
• des listes de souhaits
• des concours de photos
• des trouvailles à partager
• …

5. Organisez des concours

Offrez des concours à vos fans. Demandez-leur de « pinner » du contenu selon un thème et tirez le gagnant parmi les participants. Assurez-vous par contre de demeurer pertinent. Comme dans tout concours que vous faites; le thème, la formule de participation et le prix à gagner doit être en lien direct avec le produit, les services et les valeurs que vous déployez. Ne faites pas tirer des vélos si vous vendez des patins à roulettes …

6. Dynamisez vos communications internes

Quand on pense aux utilisations d’affaires, on se limite souvent aux usages commerciaux de ces outils mais Pinterest peut être un outil formidable pour la gestion des communications internes de votre entreprise. On se pose beaucoup de questions sur la génération Y ces temps-ci. Comment les interpeller et leur transmettre nos valeurs sans les repousser en se faisant targuer d’être moralisateurs et paternalistes? En parlant leur langage bien-sûr! Ils communiquent entre eux en échangeant les images qui les représentent; faites la même chose. Différents tableaux peuvent être créés pour diffuser, vos valeurs, vos objectifs et votre code vestimentaire. Vous pouvez aussi ouvrir des tableaux collaboratifs pour les suggestions ou pour faire une liste d’épicerie d’objets qui seraient utiles ou désirables pour le bureau.

On commence où?

Allez-y, essayez! Le web social est basé sur l’apprentissage via l’utilisation. Commencez par vous ouvrir une page personnelle et expérimentez avec la plateforme. En y passant du temps, vous développerez des réflexes et trouverez des tonnes d’idées que vous pourrez ensuite appliquer sur votre page corporative.

Sources : RJMetric, American Express Open et Shareaholic

Une collaboration de :
Daniel Massé
Directeur général et Chef de la contamination média
Virus1334